20 octobre 2011- 20 octobre 2017 : Kadhafi assassiné mais la lutte continue

C’est avec consternation et profonde indignation que nous rappelons l’assassinat crapuleux du Guide la Révolution libyenne Mouammar Kadhafi. Ce 20 octobre 2011, les forces impénitentes du mal ont perpétré leur sale besogne : tout faire pour abattre l’homme qui se battait sans la moindre peur contre les ennemis des peuples d’Afrique et du monde entier. L’auteur du Livre Vert, celui qui se battait contre vents et marrées pour que les Etats- Unis d’Afrique soient une réalité est froidement abattu par les armes de ceux qui ont, hier comme aujourd’hui, taché leurs mains du sang des peuples d’Afriques et du reste du monde. Hier, par le biais de la traite négrière et de la colonisation, et aujourd’hui au nom d’une démocratie nauséabonde, les dirigeants occidentaux sangsues des peuples y compris des leurs, ne peuvent servir ni la paix ni la démocratie véritable. Ils s’inscrivent impitoyablement à la parade de l’honneur et de la dignité des peuples.

Depuis 1986, le gouvernement yankee des USA en voulaient à mort au colonel Kadhafi dont le seul crime était de défendre les intérêts de son peuple. Devant les Nations unies et toute l’Afrique, trente (30) bombardiers américains ont voulu cracher du feu sur le paisible peuple de Libye. Ce jour mémorable, avec l’aide de Dieu, vingt-huit (28) avions avaient été foudroyés dans le ciel libyen avant qu’ils soient en mesure de larguer leurs salves nocives sur un peuple dont le seul crime fut d’avoir à sa tête un Guide qui ne jurait que par et pour les intérêts de son peuple et de toute l’Afrique. Les deux (02) avions ennemis américains ont assassiné froidement à Benghazi la fille adoptive du Guide libyen. Cet échec cuisant d’assassiner le Guide lui-même  a laissé perplexe ceux qui se croyaient les plus puissants de la terre. Ils n’avaient pas compris qu’ils étaient guidés par une autre créature de Dieu à l’occurrence Satan appelé de l’autre côté la «vache du mal». Pouvaient-ils renoncer à leur hideux projet d’assassiner celui dont la vie et le combat pour l’unité africaine, autour d’une monnaie africaine commune et donc d’une politique commune de développement du continent africain dont ils constituent les seuls sangsues ? Visiblement  l’assassinat de Mouammar Kadhafi  était pour eux un gage. Cet homme avait démontré à la face du monde que la pauvreté de masses n’était pas une fatalité mais un fait des sangsues d’Occident capitaliste. Kadhafi a démontré que le vrai dirigeant n’est pas celui qui miroite aux yeux de son peuple un paradis terrestre. C’est bien plutôt celui qui garantit à ses citoyens une nourriture décente, des soins de santé décents, des logements décents. Ça, Kadhafi l’a fait. Ainsi, constituait-il une étincelle lumineuse révolutionnaire dans le ciel meurtri d’Afrique et du reste du monde pour qu’enfin les peuples disent en chœur: ‘’Nous avions raison d’espérer sur un avenir meilleur’’. Aussi, l’assassinat de Kadhafi le 20 octobre 2011 fut le levain pour les peuples d’Afrique de mesurer à sa juste valeur la nécessité de mener un combat résolu contre les forces du mal tapies derrière cette creuse beuveries que constitue la démocratie à l’occidental. Par leur haine et leur hargne vis-à-vis des peuples travailleurs et de leurs dirigeants patriotes, les impérialistes et leurs valets africains, les gouvernants occidentaux se sont transformés en peste pour s’étendre sur la terre par le truchement de ce mal qui répand la terreur en Afrique en l’occurrence la mondialisation. Nicolas Sarkozy et ses suppôts afro-américano-européens ont commis ce crime abominable: ils ont assassiné l’espoir de nos peuples en un avenir débarrassé du capitalisme inhumain et vraiment dégradant en assassinant Kadhafi. Par cette guerre crapuleuse contre le peuple laborieux de Libye et donc de l’Afrique, la France et ses suppôts euro-américains et ses valets africains ont crée les conditions inhumaines d’une guerre fratricide entre les peuples de la bande sahélo-saharienne. La France a largué (rappelons-le) quarante (40) tonnes d’armement dans le désert libyen pour préparer l’invasion du Mali, et du coup forger le djihadisme chez des populations qui vivaient durant des siècles ensemble dans la paix et dans la concorde. Mais ce que Sarkozy et sa France n’ont pas compris, c’est que cette furie meurtrière contre nous ne peut les épargner aucunement. C’est bien ce que le philosophe russe disait en son temps: «Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre». La France, entretenant la guerre dans notre pays a crée chez elle-même les conditions de guerre de son propre peuple contre le pouvoir. La Révolution française de 1789 devait servir de leçon aux dirigeants français. Hélas ! Mais Hegel avait coutume dire: «Chaque époque, chaque peuple se trouve dans des conditions particulières, forme une situation si particulière que c’est seulement en fonction de cette situation unique qu’il doit se décider. Dans le tumulte des événements du monde, une maxime générale est d’aussi peu de secours que de se souvenir des situations analogues qui ont pu se produire dans le passé.» La France tente a tout prix de transporter ses problèmes ici chez nous pour tenter de se maintenir par un chemin machiavélique de relations France-Afrique. Quelles illusions grossières au XXIème siècle en présence de contradictions en cours dans le monde ! Hier, elle nous a piétinés, aujourd’hui, nous relevons la tête pour la regarder, demain nous nous vengerons et il ne saurait en être autrement. L’Antillais Aimé Césaire disait avec profonde conviction mais aussi avec amertume: «L’histoire avait fait de nous des sociétés vidées d’elles- mêmes, des cultures piétinées, des religions assassinées, des magnificences  artistiques anéanties, d’extraordinaires possibilités supprimées.» Mais nous avons aujourd’hui la forte conviction que les jeunesses africaines et donc du reste du monde sont en train de se réveiller pour dire non au schéma machiavélique monté de toutes pièces par la France contre la Libye et donc contre tous nos peuples. Gorbatchev  n’a pas manqué d’avertir: «Il est plus que temps que les grandes puissances comprennent qu’elles ne peuvent plus remodeler le monde selon leurs propres schémas. Cette époque est  en train de s’éloigner dans le passé.» Kadhafi est mort pour tous les peuples. Depuis le 20 octobre 2011, ce sont les Libyens, les Africains qui continuent à payer les frais de l’ignominie française et de son président Sarkozy. Honte aux valets français qui sont allés soutenir le Conseil national de transition (CNT) contre la paix, la tranquillité et la gestion patriotique des ressources nationales. Aujourd’hui, ce sont les multinationales qui se font des coups de poignard par personnes interposées pour le partage du pétrole libyen. Dès lors, c’est le Mali, le Niger, le Burkina Faso qui font essentiellement les frais de cette fronde crapuleuse de la France contre les peuples libyen, malien et d’ailleurs de toute la bande sahélo-saharienne. Cela se comprend quand on sait que la paix des peuples est le malheur de la France. Kadhafi n’a pas vécu inutilement car son nom restera à jamais gravé dans les annales de la lutte des peuples pour leur dignité et leur indépendance véritable. Son combat se poursuivra bon an, mal an, jusqu’à la liberté totale de l’Afrique et le retour de son honneur et de sa dignité. Fodé KEITA  

Commentaires via Facebook :

Source : Maliweb Maliweb

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here