Dioro-Ouan : Les Djihadistes avancent sur Ségou

Les attaques des djihadistes s’approchent de plus en plus de la ville de Ségou, capitale de la 4è région administrative du Mali. Les postes de sécurité installés dans les localités de Dioro et Ouan ont tous les deux subi lundi dernier (23 octobre 2017) des attaques menées par des hommes armés considérés comme des djihadistes. Ces incursions terroristes au cœur de la région de Ségou posent l’épineux problème de la sécurisation des élections à venir. Des gendarmes, dont l’un a perdu la vie, ont été victimes d’une attaque djihadiste contre le poste de gendarmerie de Ouan. Ce poste de la gendarmerie nationale est situé dans le cercle de Tominian, une collectivité territoriale dans la région de Ségou. Selon des sources sécuritaires, cette attaque qui a fait un mort et deux blessés parmi les gendarmes est survenue après celle de Dioro. L’attaque a aggravé la panique des villages qui vivent sous la menace permanente des groupes djihadistes. La communication était interrompue, la liaison téléphonique ayant été coupée. Le village de Ouan est sur la route de Mopti non loin de Fangasso où un agent des eaux et forêts et son ami avaient été assassinés. Les assaillants ont procédé de la même manière à Ouan comme à Dioro, selon certaines sources. En s’en prenant à Dioro, c’est tout un symbole que les djihadistes visent. Chef lieu de la commune du même nom, Dioro est seulement à 60 km à l’Est de la ville de Ségou. Le bilan de l’attaque contre le cantonnement de sécurité n’est pas encore connu. Mais l’évènement pourrait avoir un impact sur l’agriculture qui constitue la principale source de revenu de la commune comptant 29 villages dont beaucoup produisent du riz. La poussée djihadiste dans les rizières de Dioro est d’autant plus inquiétante que la zone est située à l’entrée du Delta central du Niger où les fidèles de Amadou Koufa mènent la vie dure à la population locale. Les ressortissants de la localité de Macina ont déjà tiré la sonnette d’alerte sur l’isolement des villages de la zone ; une défaillance qui profite aux terroristes. Les autorités du pays sont interpellées par le progrès continu des terroristes au cœur de cette région. La question est surtout inquiétante à l’approche des élections régionale et communale. Des observateurs estiment que ces scrutins ne pourront pas se tenir dans les conditions sécuritaires actuelles sur plusieurs parties du territoire national. Soumaila T. Diarra Source : Africatime Africatime

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