12ème édition de la Commission de Gestion des Eaux : La Région de Mopti demande de transformer les casiers en périmètres pour permettre l’économie de l’eau

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La Commission Nationale de Gestion des eaux a tenu, le lundi 13 novembre 2017 à Mopti, sa 12ème rencontre ordinaire avec tous les acteurs de l’eau sur la Gestion des Eaux des barrages de Sélingué et de Markala. Le PCA-AGIRE(Programme Conjoint de Gestion des Ressources en Eau) a pour rôle de veiller à l’optimisation de la gestion de l’eau de retenue de Selingué et du barrage de Markala par la promotion de techniques d’économie d’eau des périmètres irrigués et s’assurer de la bonne tenue des ouvrages . C’est en collaboration avec ce programme que la Commission nationale de Gestion des Eaux avec l’appui des partenaires comme le Royaume de Pays-Bas, a organisé cette rencontre, dans la salle de conférence de la Croix Rouge, avec les services techniques de l’Etat, à savoir EDM-SA, l’Office Riz du Niger, l’Office Riz Ségou, l’Office Riz Mopti, l’Office de Développement Rural de Baguineda, l’Office Rural de Sélingué, etc. ainsi que les institutions de recherche ENI, IER, IRD, ARGRHYMET pour trouver une solution à la problématique de crise d’eau que vit présentement les populations liées au barrage de Sélingue et de Markala. Il a été indiqué que le déficit pluviométrique constaté çà et là cette année a considérablement joué sur les barrages de Markala et de Sélingué affectant du coup les populations des régions de Mopti et de Ségou. En plus de l’insécurité dans ces zones, la situation devient alarmante et inquiétante en termes de sécurité alimentaire: Les paysans n’ont pas récolté et font face au terrorisme et une famine affectant le tissu socio-économique. Ousmane Diakité, le président de la Commission de Gestion des Eaux des Barrages de Sélingué et de Markala, représentant le directeur de l’hydraulique a indiqué que les enjeux de la Gestion d’eau sont importants car ils se décrivent en termes de disponibilité et d’équité pour l’ensemble des usagers situés en aval des ouvrages de régulation. Il dira que l’objectif recherché par le gouvernement en créant cette Commission est de garantir un partage équitable des ressources en eau au profit de l’ensemble des acteurs et usagers situés en amont et à l’aval des barrages de Sélingué et de Markala. Il a rappelé que depuis sa création en 2002 à nos jours, la « Commission des Eaux » a eu à mener des activités afin de garantir un partage équitable des ressources en eau du barrage au profit de l’ensemble des acteurs situés en amont et à l’aval du barrage. Selon lui, la présente rencontre se situe donc dans ce cadre de sensibilisation et d’information de tous les acteurs sur les problématiques liées à la Gestion des Eaux. Pour Ousmane Diakité, l’objectif visé également est de partager avec l’ensemble des acteurs du secteur de l’Etat, la mise en œuvre des recommandations de la dernière réunion, le suivi de la Gestion des eaux des barrages de Sélingué et de Markala. Pour sa part, le conseiller technique des affaires économiques et financières du gouverneur de Mopti, M. Abdoulaye Garba Maiga a relevé les constats qui entrent dans le cadre de l’arbitrage annuel concernant l’allocation des Ressources en Eau entre les Usagers situés en aval des barrages de Sélingué et de Markala. Il s’agit entre autres des difficultés des besoins agricoles des Offices de développement rural des usagers consécutifs à la diminution des écoulements imputables aux effets des changements climatiques ; l’augmentation des superficies emblavées pour la lutte contre l’insécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté ; l’utilisation de plus en plus des cultures consommatrices d’eau comme le riz, la canne à sucre et d’autres dans les zones de productions agricole. Les experts ont fait des recommandations et des propositions nécessaires qu’il faut aujourd’hui mettre en œuvre. Il s’agit d’appliquer les données des régions et les prendre en compte au niveau national et de s’assurer des mesures prises dans le cadre de la sécurité alimentaire. Certains intervenants ont cherché à savoir l’impact du seuil de Taoussa sur la région de Mopti. Selon le conférencier M. Sidibé le seuil de Taoussa s’arrête à Koriomé, région de Tombouctou. De son avis, il faut la réalisation des ouvrages en cascades à l’image du seuil de Djenné pour améliorer les débits d’étiage. Aussi, les experts des services techniques ont fait savoir qu’au moment des aménagements des périmètres, le gouvernement doit manifester sa présence pour assurer la sécurité alimentaire et la sécurité des agents. Pour les services techniques dans la région de Mopti, il faut transformer les casiers en périmètres dans la région pour permettre l’économie de l’eau, chose qui s’inscrit dans cette approche. Fakara Faïnké, envoyé spécial Source : aBamako aBamako

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