Focus : La démocratie au centre des préoccupations des Maliens

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IBK veut-il tordre le coude à la démocratie pour en faire une dictature ? En interdisant les marches de contestation contre le régime RPM, le président Ibrahim Boubacar Keïta veut instaurer une dictature au Mali. C’est pourquoi il qualifia le dictateur Moussa Traoré de «Républicain». La démocratie est évidemment, en cette fin d’année 2017, le principal sujet de préoccupation et de discussion dans la rue, au bureau, en famille, entre amis, entre collègues de travail, dans la presse, à la radio et à la télévision. Les personnalités et les hommes politiques en débattent à longueur de discours, d’interviews, d’éditoriaux et d’articles. Que faut-il penser de la démocratie pour l’Afrique ? Est-ce le système politique idéal ou le moins mauvais des régimes ? Est-ce un produit d’importation ou une pratique naturelle puisant ses racines dans la culture africaine traditionnelle ? Est-ce un bond en avant sur la voie du progrès ou un retour au tribalisme le plus rétrograde ? Peut-il y avoir démocratie lorsque règne la misère, le chômage, la faim, les maladies ? Qu’est-ce qui est le plus important: la démocratie ou le développement ? A quel rythme faut-il avancer ? Vers une «rwandisation» du Mali ? A défaut de respecter la loi, notre pays va vers une guerre civile. «Nul n’est et ne serait au-dessus de la loi», averti le candidat IBK l’élection présidentielle de 2013. Elu, ce fut tout le contraire. Du non-respect des décisions de justice en passant par la violation des textes fondamentaux, le Mali va vers une «rwandisation». Pour non-respect de la loi, il eut le génocide au Rwanda, en 1994: la population s’est rendue justice à travers le tribalisme (Hutu contre Tutsi). Chez nous ce sera une vengeance décentralisée. Koutiala, un des fils de la famille fondatrice et son parti ferment radio Kayira, malgré la décision de justice L’ancien député Oumar Ouattara, un des fils de la famille fondatrice de Koutiala, résidant à Bamako (Korofina-Sud) et son parti, le Rassemblement Pour le Mali (RPM) ont décidé de faire taire la radio Kayira II de Koutiala, malgré la décision de justice qui autorise le réseau de communication Kayira d’ouvrir sa radio. Si réellement l’enseignant et ancien député ADEMA (1992-1997) était puissant et populaire dans sa ville natale, il serait élu député à vie. On donnerait le nom de familles fondatrices au Mali à tous ceux qui ont transmis nos secrets aux colonisateurs. D’où le manque de respect envers ces gens-là. La Rédaction Source : aBamako aBamako

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