Forces Armées et de Sécurité du Mali : De l’ordre dans les grades !

71
Le Conseil des ministres du mercredi 15 novembre 2017 a adopté le projet de décret fixant les conditions, les critères et les procédures d’avancement des officiers des Forces Armées à travers un rapport du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tiénan Coulibaly. Dans le cadre de la reforme des armées. L’Ordonnance n° 2016-020 du 28 août 2016 portant statut général des militaires a été adoptée. Le Gouvernement du Mali s’est rendu compte que l’application de cette ordonnance nécessite l’adoption de plusieurs textes subséquents parmi lesquels le décret fixant les conditions, les critères et les procédures d’avancement des grades officiers des forces armées. Cette nouvelle a été accueillie avec un grand soulagement chez beaucoup d’officiers qui, depuis des années peinent à jouir des avantages de leur grade, alors qu’au sein des Forces Armées, l’attribution de grade est un levier important. Même si, comme indiqué dans le décret adopté, elle tient compte non seulement des ressources financières allouées mais aussi et surtout de la structure pyramidale de l’institution militaire. De même, elle contribue à l’adéquation grade-emploi-formation, indique le communiqué du Conseil des ministres. L’adoption de ce projet de décret permettra également de corriger des insuffisances qui ont été constatés dans les textes régissant les avancements des officiers notamment, la non prise en compte de certaines fonctions et de certains diplômes dans l’attribution des points. Elle permettra aussi d’apporter des innovations concernant entre autres : la composition du conseil d’avancement, l’encadrement des nominations à titre exceptionnel, la prise en compte des grades de général de brigade et de général de division dans la catégorie des grades faisant objet de travaux d’avancement. Sur un tout autre plan, après l’adoption de ce décret, il sied d’attirer l’attention des autorités militaires sur la situation des conditions d’avancement des officiers issus de rang. C’est-à-dire ceux n’ayant pas eu la chance d’avoir des diplômes d’école militaire interarmes ou d’école de guerre, pas par incapacité, mais en raison de limite d’âge d’admission, car aujourd’hui, force est de reconnaître que ceux-ci restent, bloqués à leurs grades d’officiers avant de se voir dépasser par les jeunes issus des écoles d’officiers. Maïmouna Sidibé Source : aBamako aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here