Agriculture : Les producteurs burkinabè reçoivent cinq cent (500) tracteurs TOGUNA-TROPIC AGRO-CHEM de la part des autorités

Le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques du Burkina Faso vient de remettre cinq cents (500) tracteurs équipés, cent (100) motoculteurs, et sept cent cinquante (750) motopompes fournis par le groupement TOGUNA-TROPIC AGRO-CHEM aux producteurs burkinabè. La cérémonie de remise de ces machines agricoles s’est déroulée, le samedi 11 novembre 2017, à Logofourrousso, un village de la commune de Bobo-Dioulasso, en présence du président Roch Marc Christian Kaboré. C’était aussi en présence du ministre de l’Agriculture Jacob Ouédraogo et du premier responsable du groupement TOGUNA-TROPIC AGRO-CHEM, Al Hassane Siénou, fournisseur de ces machines agricoles. Le samedi 11 novembre dernier était un jour de fête pour les producteurs burkinabè à Logofourosso, village non loin de Bobo-Dioulasso, sur l’axe Bobo-Dioulasso-Orodara. Le président de la République du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré s’est, en effet, déplacé en personne pour présider la cérémonie de remise de l’importante quantité d’équipements agricoles à la disposition des producteurs agricoles. Ces équipements sont composés de 500 tracteurs, de 100 motoculteurs, et de 750 motopompes, tous équipés. Ils ont été non seulement exonérés des taxes de douane et de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), mais leur prix a aussi été fortement subventionné par l’Etat. Les tracteurs qui coutent entre 15 et 20 millions de F CFA sur le marché, ont été cédés aux producteurs entre 7 à 9 millions de F CFA. A l’image de Toné Armède, un producteur bénéficiaire de Legmoin dans la région du Sud-Ouest, les bénéficiaires ont remercié l’Etat pour ce soutien très important à leurs yeux. « N’eut été la subvention de l’Etat, il a reconnu que sur le marché, le tracteur de « 60 chevaux » que je viens d’acquérir à 9 276 000 F CFA pouvait coûter entre 16 à 17 millions de F CFA », a-t-il indiqué. Nécessité d’aller vers une agriculture modernisée Roch Marc Christian Kaboré, le président du Burkina Faso a, lors de son allocution, salué les producteurs agricoles « qui se battent tous les jours pour nous faire bénéficier d’un repas ». Le chef de l’Etat a exhorté les agriculteurs burkinabè à quitter la culture de subsistance pour aller vers une agriculture modernisée. Roch Marc Christian Kaboré a invité la jeunesse à s’intéresser à ce secteur, qui est, selon lui, un secteur encore ouvert, en termes d’employabilité. Jacob Ouédraogo, le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques a, quand à lui, insisté sur le rôle moteur de l’agriculture dans le développement économique et social de la population au Burkina Faso. Cette agriculture, dit-il, reste malheureusement caractérisée par une faible productivité. « Ces faibles rendements sont notamment liés à la faible utilisation des équipements. Seulement 4,4% des superficies bénéficient de labour motorisé, et 20% ne connaissent même pas le labour avant les semis », a expliqué le ministre. Tout en déplorant la faiblesse de l’esprit entrepreneurial dans le domaine agricole qui réduit les possibilités de valorisation, de diversification et de commercialisation des produits nationaux, Jacob Ouédraogo a promis que le gouvernement mettra les bouchées doubles pour inverser cette tendance. Pour sa part, Al Hassane Siénou, représentant du Groupement Toguna Agro CHEM, fournisseur de ces machines agricoles, a garanti que ces engins agricoles répondront au mieux, aux besoins des agriculteurs. Selon lui, la particularité de cette opération est « le service après-vente », qui, selon lui, consistera à la formation des acquéreurs et des tractoristes avant toute livraison, à la disponibilité des pièces de rechange et à l’assistance des acquéreurs par une équipe mobile de dépannage. Aujourd’hui le groupement Toguna - Tropic Agrochem est un leader de la sous-région dans son domaine. Le président du Burkina Faso a bien apprécié cette assurance donnée par le fournisseur : « Dans le temps, nous l’avons fait et malheureusement, aucun service après vente n’a été prévu. Et la plupart de ces tracteurs sont devenus des monuments dans des champs ». M.D Source : aBamako aBamako

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