Report des présidentielles de 2018 : Attention à l’insurrection populaire

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A quelques mois des élections présidentielles, la situation politico sécuritaire convalescente du Mali commence à susciter des divergences d’idées quant à la tenue de ce scrutin. Elu le 4 septembre 2013, le 4 septembre 2018, le Président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, bouclera les cinq premières années de premier mandat à la tête du Mali. Même si le candidat gagnant du parti Rassemblement Pour le Mali (RPM) a droit à deux mandats, selon la Constitution en vigueur, il est aussi exigé selon les principes démocratiques, d’organiser des élections présidentielles pour légitimer son exercice de pouvoir. De ce fait, la bonne organisation du scrutin demande à tous les acteurs impliqués dans le processus de démocratisation de se mettre à l’œuvre tout de suite, pour pouvoir gagner du temps et mettre tout en place avant le jour J de ces élections. A cet effet, les structures chargées de l’organisation, les médias, les partis politiques et d’autres observateurs ont pris chemin, depuis un certain temps, pour donner de vie et de crédibilité au processus électoral. C’est pourquoi les opérations de recensement administratif à vocation électorale (RAVEC) ont commencé. Quant au mouvement des partis politiques et autres associations, le débat reste ouvert. En attendant que le collège électoral, qui sera bientôt convoqué par le Président de la République, la question reste une véritable source de divergence d’idées et de points de vue sur l’échiquier politique national. D’autres parlent de l’insécurité et tandis qu’il y en a qui sont favorables au scrutin. On se rappelle, lors de la récente révision constitutionnelle, avortée au finish, pour certains «si la situation sécuritaire du pays n’est pas favorable à la révision de la constitution, sachez qu’aux élections présidentielles de 2018, si le territoire national ne sera pas totalement recouvré, il n’y aura pas d’élections». C’est en guise de réponse à ceux qui faisaient allusion à l’article 118 de la Constitution du 25 février 1992. Aujourd’hui, on constate avec regret que nombreux sont des citoyens qui prennent le devant de la justice et des autres décideurs, pour demander un report des élections bien avant la convocation du collègue électoral. Ces comportements peu catholiques et anti constitutionnels peuvent entrainer des crises pré-électorales. S’il y aura un report, c’est à la Cour Constitutionnelle de statuer sur la question. Aucun individu à lui seul ne doit se permettre de proposer publiquement de ternir ou de reporter une élection présidentielle. Ces personnes favorables à un éventuel report proposent une transition. Mais de quel genre de transition s’agirait-il? Et avec quel Président ? Seule une réponse concrète à ces questions qui permettra à tous les observateurs de laisser le soin à l’autorité compétente de trancher cette histoire. Dramane Siaka Source : aBamako aBamako

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