Situation inadmissible en Libye : Le Mouvement pour la liberté prépare un autre ‘’vendredi noir’’ au Mali

Choquées par la vente aux enchères et la traite des migrants Africains en Libye, des associations de la société civile malienne, les activistes, les leaders d’opinion et les hommes politiques ont exprimé leur mécontentement à travers un sit-in devant l’ambassade de la Lybie à Bamako. Munis des banderoles sur lesquels on peut lire : « Non à l’esclavage en Libye », « Non à l’esclavage en Libye, nous ne sommes pas des esclaves », « Non à l’esclavage, l’homme noir n’est pas une valeur marchande » ; les manifestants dénoncent non seulement les pratiques inhumains contre les migrants noirs en Libye mais aussi l’irresponsabilité des dirigeants Africains face à cette situation. Parmi les manifestants, on peut remarquer la présence des ex migrants en Lybie, du Dr. Etienne Fakaba Sissoko ; des activistes Adama Ben Diarra, Ibrahima Kebe, Mamedy Dramé … des hommes politiques Tiebilé Dramé et beaucoup d’autres personnes venues pour circonstance. Selon Demba Keïta, un ex migrant, cette pratique existe en Libye il y’a très longtemps mais elle s’amplifie chaque jour. « Ce qui se passe en Libye ne nous étonne pas parce que depuis longtemps, ce phénomène existe mais ç’a pris de l’ampleur quand la France a signé des accords avec les rebelles pour mettre en place ce système », a-t-il déclaré. Il dénonce aussi la passivité de nos autorités face à cette situation odieuse. Comme solution, Demba Keita propose la fermeture des ambassades Libyennes partout en Afrique ; « Il faut fermer les ambassades de la Lybie partout en Afrique et envoyer des forces d’interventions spéciales pour protéger nos frères et sœurs transformées en esclaves »,a-t-il proposé. Quant à Adama Ben Diarra, il a d’abord laissé entendre que cette pratique est inhumaine et appartient à une autre ère. « L’homme Noir n’est pas un matériel ; Il n’est pas un sous-homme et ne mérite pas cette pratique. Nous sommes aussi valeureux que ceux qui nous vendent. Nous disons non à la vente et à l’esclavage de l’homme par l’homme », a-t-il déclaré. L’activiste Ben situe la responsabilité à nos dirigeants qui ne sont que des robots s’il s’agit de sauver leurs citoyens, « nous disons à nos chefs d’Etats que le robotisme ne marche pas dans cette affaire. Il faut qu’ils prennent leurs responsabilités en main pour non seulement sauver nos frères migrants en Libye mais aussi créer des conditions pour que les jeunes ne prennent plus ce chemin de souffrance », a-t-il proposé L’activiste et rappeur Master Soumy a montré tout son mécontentement en dénonçant avec la dernière énergie cette pratique d’un autre siècle. Cette pratique selon lui, doit être dénoncée non seulement au siège de l’ONU mais à celui de l’Union Africaine. « La Libye est aujourd’hui une terre de non droits où n’importe qui fait la loi depuis l’assassinat de Kadhafi sous le regard passif de tous les chefs d’Etats africains », indique-t-il. Master Soumy affirme que l’esclavage n’est pas qu’en Libye, il existe dans beaucoup d’autres pays. « L’esclavage continue en Mauritanie et même au Mali », a-t-il précisé. L’artiste Master Soumy laisse croire que le vrai responsable de cette pratique est celui qui reste indifférent à la souffrance de nos frères migrants en Libye. Comme les autres intervenants, Dr Etienne Fakaba Sissok avance que le principal responsable de cette situation est nos autorités qui ne sont pas parvenues à créer des emplois pour ces jeunes qui souffrent aujourd’hui en Libye. « Nous interpelons nos autorités afin qu’elles offrent à la population des conditions de vie paisible avec de l’emploi, de la croissance de l’économie et de la sécurité », a-t-il conclu. Après le sit-in devant l’Ambassade de la Libye, un groupe dénommé ‘’Mouvement pour la Liberté ‘’a été créé pour apporter un soutien total aux migrants Noirs en Libye et partout dans le monde. Ce mouvement organise un grand meeting devant le monument de l’indépendance le vendredi le 24 novembre à 14 heures appelé ‘’vendredi noir’’. Les participants seront tous en noir pour notifier leur soutien total à leurs frères Noirs en difficultés en Libye. Boureima Guindo Source : aBamako aBamako

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