Tontine moderne : Les avantages sous la loupe d’Abdoulaye Sissoko de l’Utmm

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Historiquement parlant, la loi N° 96-022AN/RM, régit la mutualité en République du Mali. Cette loi a été signée le 21 Septembre 1996 par Alpha Oumar Konaré, ancien président du Mali. Au départ, c’était une «tontine», dénommé Ba Aminata Diallo, qui est finalement tombée en faillite. Par la suite, le gouvernement institutionnalise cette «tontine» en la remplaçant par la mutualité. D’ailleurs, une caisse mutuelle mène toujours des actions dans l’intérêt des adhérents en matière de prévoyance, solidarité et entraide, qui en font du reste sa cheville ouvrière. En tout cas, une mutualité bien réussie participe, sans doute, à l’amélioration des conditions de vie de ses adhérents. Les avantages et les conditions d’adhésion à la mutuelle de la santé décortiqués par A. Sissoko de l’Union technique de la mutualité malienne portent à le croire. La plupart des avertis du mouvement mutualiste lui accordent un intérêt particulier du fait de l’amélioration des conditions de vie de ses membres, qui constituent son cheval de bataille. C’est là, tout le sens et toute la signification d’une vie en société, la quête du bonheur commun et la réussite pour une pleine et entière satisfaction des adhérents. A l’instar d’un Raoul Follereau, ce vagabond de la charité, la mutualité véhicule un sentiment de passion et de solidarité : «Nul n’a le droit d’être heureux seul». C’est dire qu’ne mutuelle doit être résolument engagée à la recherche de solutions. C’est l’un des principes qui préside à sa création en vue de défendre avec une certaine foi et conviction l’intérêt supérieur de ses adhérents, qui sont conscients qu’une vie sans risque ne saurait exister. Une raison qui vaut son pesant d’or. Et, l’une des meilleures dispositions consiste à adhérer à une mutuelle. Il faut savoir qu’au Mali, les caisses de mutualité existent depuis des années dans les secteurs de la santé, l’éducation, la retraite, la presse, etc. La santé prime Selon Abdoulaye Sissoko, assistant au développement à l’Union technique de la mutualité malienne (Utmm), «on a constaté quelque chose aujourd’hui. Que ce soit en Afrique en général ou au Mali en particulier, la seule chose qui puisse détruire l’économie, c’est la santé. Si la santé n’est pas acquise, rien n’est fait. Elle seule prime. Les maigres économies engagées dans la santé sont pourtant très importantes par les temps qui courent… Il n’y a qu’une seule alternative : l’adhésion à la mutuelle, conseille-t-il. Pour adhérer à une mutuelle de santé, poursuit-il, il faut au minimum être âgé de 18 ans et avoir une bonne moralité. Sans oublier les cotisations d’une somme de 2 500 Fcfa pour l’établissement de la carte de membre, qui porte le numéro d’identification du mutualiste. Ensuite, avec les frais de 2500 Fcfa, les épouses, quelle que soit leur âge, sont concernées ainsi que les enfants qui ont moins de 18 ans. Toute personne qui a dépassé 18 ans, devient un rajout, à moins que l’adhérent paie encore 2500 Fcfa pour ses enfants ou d’autres personnes, à sa charge, âgées de 18 ans ou plus. Alors, une fois que cela est fait, il faut commencer à payer les cotisations. La mutuelle est préférable à l’assurance maladie volontaire. Car, l’adhérent ne cotise que 6 900 Fcfa, soit 575 Fcfa par mois». Concernant la prise en charge d’un mutualiste, dans un premier temps, la mutuelle signe une convention avec les centres conventionnels. Pour ce faire, tout mutualiste mini de sa carte va se soigner dans un centre de sante conventionnel ou un membre de sa progéniture. Sibiry KONATE Source : aBamako aBamako

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