Gal Christian Allavène face à la presse : «…Barkhane n’est pas barkhano-centrée…»

Afin d’informer les média nationaux et étrangers sur les actions menées par l’opération « Barkhane » au Mali, le Gal Christian Allavène, Commandant en Chef de la force française, a animé son tout premier point de presse, le mardi 21 novembre 2017 à la Maison de la Presse de Bamako. Le Commandant en Chef de la force française a souhaité que les informations désormais reçues, « les vraies d’après lui », soient relayées au public. Dans son exposé liminaire, Gal Allavène a longuement vanté les actions menées par l’opération « Barkhane » dans notre pays. Lesquelles sont, au-delà du militaire, d’ordre humanitaire (aides aux populations dans le cadre de la prise en charge des civiles en matière de consultation médicale, de radiologie et d’opération chirurgicale), civilo-militaire (rénovation d’écoles, aménagement de zones maraîchères, offres d’électricité dont la région de Kidal est essentiellement bénéficiaire avec la fourniture à 80% de sa population, pendant 20 heures/jour). Gal Allavène a rappelé que la mission confiée à la force « Barkhane » est d’appuyer les FAMA dans leur traque des terroristes et, la MINUSMA dans sa mission de stabilisation au Mali et au Sahel. C’est une mission de complémentarité. Car, selon lui, « …Barkhane n’est pas barkhano-centrée ». Elle travaille en fonction de ce que l’Etat malien lui demande de faire. Ce qui passe par des échanges d’informations sans limite, la formation des soldats dans le cadre de l’EUTM, ou encore des patrouilles mixtes (lors desquelles Barkhane et FAMA sont au même niveau) et la prise en charge des blessés issus des rangs des FAMA par la chaîne de santé de Barkhane. « Il n’y a pas de discrimination entre un soldat Barkhane et son homologue FAMA, lorsqu’ils sont pris en charge par la chaîne Barkhane », a-t-il soutenu. A la question, pourquoi la force Barkhane n’est pas déployée au centre du Mali où le terrorisme est devenu endémique et fait plus de ravages, le Gal a fait savoir que cela ne lui a pas été demandé. De même, il a répondu aux différentes questions sur la présumée bavure de ses soldats dans le nord du Mali, notamment dans la région de Kidal, lors de laquelle des dizaines de soldats maliens pris en otage, ont perdu la vie. « Cette affaire est derrière moi du moment où le Président IBK et le ministre français de la Défense ont convenu de la classer. Je ne saurais donc revenir sur une affaire qu’ils ont convenu de classer… », s’est-il contenté de dire pour ne pas développer le sujet. Gaoussou M.Traoré Source : aBamako aBamako

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