Le maire de Sikasso Kalfa Sanogo face à la presse “ma candidature à la présidentielle de 2018 est une affaire du Mali”

Le maire de Sikasso, Kalfa Sanogo, candidat aux élections présidentielles de 2018, était devant la presse le samedi 18 novembre 2017 à la Maison de la presse pour justifier les motivations de sa candidature. C’était en présence des responsables de la coalition des partis politiques, des associations et des clubs de soutien à sa candidature dénommée ” Kalfa 2018 “. Pour les responsables de la coalition “Kalfa 2018”, la candidature de Kalfa Sanogo (maire de Sikasso) est consécutive à la situation politique, économique, sociale et culturelle du Mali qui se dégrade. De l’analyse de cette situation dépeinte en noir par les membres de la Coalition dans une déclaration, il ressort que la sécurité des personnes et de leurs biens n’est plus assurée ; le système de santé ne fonctionne plus, l’école s’est détériorée ; le chômage des jeunes a atteint un niveau de plus en plus inquiétant ; le citoyen ne croit plus en son Administration ; l’existence du Mali en tant que Nation et en tant qu’Etat est menacée. “Les autorités du pays, sans réponse aux préoccupations des populations, se sont résignées devant la dégradation catastrophique constatée dans tous les secteurs de la vie publique. Ainsi, les membres de la Coalition de soutien pour l’élection du candidat Kalfa Sanogo ont pris leur responsabilité historique en se mobilisant pour porter à la magistrature suprême un digne fils du pays qui s’est distingué par son humilité, sa simplicité, son intégrité morale et intellectuelle, son ardeur au travail, sa participation à tous les combats pour la démocratie et la liberté, son sens du devoir et son attachement au Mali. Avec Kalfa Sanogo, président de la République, nous réaliserons le Mali nouveau, celui des grands changements : le citoyen et ses biens seront protégés, la sécurité sanitaire et environnementale sera assurée, l’instruction et l’éducation seront garanties, l’emploi des jeunes sera encouragé, l’agriculture, l’élevage et la pêche seront développés, la fraternité, la solidarité et la cohésion sociale seront renforcées et les engagements seront respectés” lit-on dans la déclaration. Ce n’est pas tout car cette coalition réaffirme haut et fort ses ambitions : “Nous citoyens responsables unis, créerons la prospérité dans notre pays pour tous ses fils. Nous, membres de la Coalition, lançons un vibrant appel à tous les patriotes pour une mobilisation totale en vue de l’élection du candidat Kalfa Sanogo à la magistrature suprême car il incarne les valeurs fondatrices de notre nation”, dit en substance la Déclaration de la Coalition de soutien pour l’élection du candidat Kalfa Sanogo à la magistrature suprême. Kalfa Sanogo : le Messie pour ses partisans Pour les membres de la Coalition, sur la scène politique malienne actuelle, Kalfa Sanogo est l’un des rares à incarner toutes les valeurs d’homme neuf au fait des réalités du pays. A leurs dires, Kalfa Sanogo est un vrai leader, un homme d’Etat capable de reprendre avec rigueur les rênes du pays pour le remettre au travail. Il est un homme à cheval sur des valeurs et sur des convictions comme la transparence, la probité et cultive à souhait l’excellence et le mérite. “Plébiscité maire de la capitale du Kénédougou en novembre 2016, Kalfa Sanogo a le profil du présidentiable. Il est le pont idéal entre la vieille garde de la classe politique malienne poussée vers la sortie et la nouvelle génération qui piaffe d’impatience de prendre la direction du pays. Et Kalfa est l’homme idéal pour une meilleure transition entre les deux générations. Réputé et reconnu intègre, compétent et gros travailleur, Kalfa Sanogo s’est toujours illustré comme un gestionnaire efficace à tous les postes de responsabilités qu’il a occupés pendant sa brillante carrière professionnelle au Mali, en Afrique et dans le monde. La preuve, il l’a donnée à la République entière en sortant la Compagnie malienne du développement des textiles (Cmdt) de la zone rouge. Toujours le triomphe modeste, Kalfa Sanogo ne recule jamais face à un défi, surtout s’il s’agit de se battre pour sa patrie. […] Oui Kalfa Sanogo veut servir la patrie, mais il n’est pas avide de pouvoir. […] De nos jours, au Kénédougou, on ne jure que par Kalfa Sanogo, l’enfant béni du terroir. […] De nombreux observateurs sont unanimes à dire qu’il a réellement ses chances dans la succession au président IBK en 2018. Ne serait-ce que pour ses nombreuses années de dignes et loyaux services rendus à la Nation. Et aussi pour ses compétences et ses capacités avérées d’homme de rupture capable de combler les attentes du peuple malien comme il a réussi à redonner espoir aux producteurs de coton”. Tels sont les éloges du Dr. Mahamadou Taher Touré à l’endroit de Kalfa Sanogo. Dans son intervention, Kalfa Sanogo a rendu hommage aux pères de l’indépendance du Mali qui sont ses sources d’inspiration et à certains de ses camarades de l’Adéma, comme Abdrahamane Baba Touré. Il a réaffirmé son engagement d’être fidèle à la patrie, un engagement qui, à ses dires, demande rigueur, abnégation. Il a remercié les membres de la Coalition “Kalfa 2018” pour lui avoir fait confiance en lui proposant à la candidature aux présidentielles de 2018. Il dira qu’il n’est pas un corps étranger à l’Adéma dont il fait partie des membres fondateurs. Il s’est beaucoup appesanti sur l’historique de la création de ce parti. Il révélera qu’il est à la base du slogan de campagne d’IBK “Le Mali d’abord” parce qu’il ne cessait de parler de la “Patrie d’abord”. “Le Mali est mon point faible. Car j’ai fait tout le Mali durant ma carrière. J’ai appris à aimer le Mali pas par démagogie. La patrie est en danger. Je ne suis pas habitué à la politique politicienne. Je fais la politique réelle pour le développement de la patrie. Ma candidature est une affaire du Mali”, a-t-il indiqué. Auparavant, au nom de Kalfa Sanogo, Dr. Mahamadou Taher Touré avait répondu aux questions aux capacités et les stratégies de Kalfa Sanogo de relever les défis de développement du Mali ; sa candidature sans l’Adéma. Dans ses réponses, Dr. Touré dira que pour sa construction, le Mali a besoin de tous ses enfants avec leur faiblesse et surtout leur force pour se sortir de la crise. Parce que, a-t-il argumenté, le Mali est riche de ses ressources : sous-sol, eau, soleil. Le Mali a des potentialités comme le fleuve Niger que les Maliens devaient en profiter pour pouvoir manger à leur faim, précisera-t-il, avant de continuer que son Candidat est le candidat d’une Coalition de partis politiques, d’associations et de clubs et non de l’Adéma. Sur la candidature de Kalfa Sanogo, il réagira que cette candidature est une candidature sérieuse car Kalfa Sanogo a une vision pour le Mali et qu’il est un leader pour orienter les autres maliens. Kalfa Sanogo n’est-il pas allé trop vite en besogne en acceptant d’être porté candidat ? Comme réponse, Dr. Touré dira que Kalfa Sanogo peut faire Sikasso tout comme il peut faire les autres villes du Mali. “Avec son expérience et sa rigueur, Kalfa Sanogo peut faire le reste du Mali. Il a réussi aux Nations Unies, il peut réussir au Mali car il connaît bien le Mali et ses potentialités”, a-t-il réagi. Siaka DOUMBIA … Pr Dioncounda en campagne clandestine La candidature du Professeur Dioncounda Traoré à l’élection présidentielle de 2018 défraye aujourd’hui la chronique dans le milieu politique. Pour le moment, personne ne peut dire avec certitude s’il se présentera finalement à cette élection. Mais tout porte à croire que certains hommes politiques travaillent, en tout cas, à ce qu’il brigue la magistrature suprême, après son passage à Koulouba en 2012 comme président de la Transition. C’est le cas de certains députés, qui ont même sollicité sa candidature. De toutes les façons, Professeur Dioncounda Traoré a déjà commencé sa campagne qu’on peut qualifier de “clandestine” au Mali et même dans certains pays de la sous-région. En effet, selon de sources généralement bien informées, l’ancien chef de l’Etat sous la Transition était récemment à Dakar, au Sénégal, où il a été reçu par le Président Macky Sall. Pour ce faire, il était accompagné par sa fille, Aïssata Traoré dite Pitchou. Comme ce fut le cas pendant la Transition, il voyage couramment avec sa fille “chouchou”. A.B. HAÏDARA Source : aBamako aBamako

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