Le RDDH dénonce la recrudescence des attaques à mains armées

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Selon NGefa, le déni des abus et violations des droits de l’homme et l’impunité de ces actes ne servent qu’à exacerber la crise et à multiplier les menaces y compris les risques de radicalisation et de développement de l’extrémisme violent. A l’en croire, la lutte contre l’impunité des abus et violations des droits de l’homme aura un effet dissuasif pour la commission de ces actes. « Dans quel état le Mali se trouve aujourd’hui ? Ce n’est pas vraiment un Etat fragile, mais ce n’est pas un secret qu’une partie du territoire national du Mali échappe à l’autorité de l’Etat. Et que la situation actuelle démontre que les groupes extrémistes sont entrain de fermer les écoles, le nombre des autorités locales qui ont été chassé ou qui ont quitté du fait de l’insécurité, de la peur », a déclaré Guillaume NGefa. Quant au ministre Kassouma Tapo, il a promis d’user tous les moyens pour que les dossiers des détenues du centre de détention Bolé puissent être vidés afin que les innocentes soient misent en liberté. « Je me suis toujours battu pour la protection des droits de l’homme », a conclu le ministre. A la fin des travaux du symposium, une conférence de presse a été organisée et animée par les responsables du Réseau des défenseurs des droits Humains au Mali (RDDH). Le thème de conférence presse portait sur « la situation des droits de l’homme au Mali : les urgences ». Parmi les responsables du réseau, nous pouvons citer : la présidente du RDDH, Bintou Founè Samakè, le secrétaire à la presse et à l’information, Issa K Keïta, Saloum Traoré du Réseau et bien d’autres. Dans leur déclaration, le RDDH dénonce la recrudescence des attaques à mains armées, les viols systématiques des femmes sur les axes routiers, la fermeture des écoles, l’impunité des présumés auteurs des graves violations des droits de l’homme, les détentions illégales et les dénis de justice, les attaques contre les symboles de l’Etat, la prolifération des armes et leur détention illégale. « A ce jour, nous notons plus de 500 écoles fermées dans les régions de Gao, Kidal, Ménaka, Mopti, Ségou et Tombouctou. Cette situation est due principalement à l’insécurité », ont déploré les responsables du RDDH. Aguibou Sogodogo Source : aBamako aBamako

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