Dans l’émission débat politique de Radio Kledu: Soumaila Cissé défie ses détracteurs

Le jeudi 11 janvier 2018, Débat politique de la Radio Klédu recevait le chef de file de l’Opposition et président de l’Union pour la République et la Démocratie, URD, l’honorable Soumaila Cissé. Pendant plus de 3 heures, notre confrère Kassim Traoré a posé des questions sur la vie de son parti, la situation socio politique du pays, sur son parcours politique, sur l’opposition républicaine et sur sa gestion de la CMDT, de l’UEMOA en passant par l’ACI et le ministère des Finances. Sans langue de bois, il a répondu à toutes les questions du journaliste et des auditeurs. A-t-il convaincu? Selon le sage de Horokhoto, Fily Dabo Sissoko, le mensonge a beau parcourir une longue distance, la vérité finit toujours par le rattraper. Débat politique de la Radio Klédu du jeudi 11 janvier 2018 avait tout l’air d’un débat de clarification et de démenti cinglant aux allégations calomnieuses et diffamatoires dont Soumaila Cissé a été victime pendant des années. La première question du journaliste était relative à la vie de son parti surtout après la tenue de la conférence nationale. Pour Cissé, l’URD se porte bien parce qu’elle enregistre chaque fois des nouvelles adhésions et pas des moindres. La dernière en date est celle de Racine Thiam, précédemment membre de la Convention de la Majorité Présidentielle, CMP et Directeur de communication du Président de la République. Il a également cité les noms de IBA N’Diaye et de N’Diaye Ba, tous deux anciens ministres et figures emblématiques de la vie politique malienne. S’agissant de la situation sociopolitique du pays, il l’a commenté sans détours en dépeignant un tableau noir dans tous les domaines : La santé, l’éducation, la sécurité, l’emploi des jeunes, la diplomatie, la corruption, le népotisme, l’impunité. Bref, l’honorable Cissé pense que le Mali s’est effondré sous IBK et qu’il urge d’envisager d’autres alternatives. Il s’inscrit déjà dans la logique de l’alternance en 2018 pour atténuer la souffrance des Maliens. Et pour réaliser cette alternance, il souscrit à l’initiative de Tiébilé Dramé qui souhaite une candidature unique de l’Opposition pour battre le président sortant à l’élection présidentielle. Pour l’honorable Cissé, aucun sacrifice n’est de trop pour sortir le Mali de cette torpeur, et il se dit prêt au compromis pour réaliser l’alternance. A la question de savoir si le budget alloué au cabinet du chef de file de l’Opposition n’est pas la contrepartie de son silence, M. Cissé a rappelé que les différents budgets des institutions et ministères sont sans commune mesure avec celui de sa structure. Il dira que ce montant n’est ni une aumône, ni une faveur quelconque et poursuivra que le processus a commencé sous Alpha Oumar Konaré, ATT a joué sa partition, mais que c’est sous IBK que ça été opérationnel, au nom de la continuité de l’Etat. C’est l’argent du contribuable malien, tout comme celui octroyé aux partis politiques qui remplissent les critères, pour qu’ils puissent jouer leur rôle, a-t-il martelé. Pour sa gestion, Soumaila se dit victime d’une cabale et que de la CMDT, à l’UEMOA, en passant par l’ACI et le ministère des Finances, il défie quiconque de révéler la moindre trace de manquements à la loi, de détournement. Pour M. Cissé, il n’a jamais été interpellé sur sa gestion et pense avoir accompli avec brio les missions qui lui ont été confiées. A-t-il convaincu ? Nul ne saurait répondre à cette question. Mais à en juger par les interventions des auditeurs et aux réactions sur les réseaux sociaux, beaucoup ont été satisfaits du débat et certains lui ont même présenté leurs excuses pour avoir contribué à la campagne de dénigrement contre lui. Youssouf Sissoko Source : aBamako aBamako

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