Au Rebond : Une évolution positive

Il y a quelques jours, le nouveau ministre des Sports, Me Jean Claude Sidibé avait promis, lors de sa visite sur les terrains d’entraînement du Djoliba et du Stade malien de régler la crise du football dans trois mois, «si les supporters et les dirigeants acceptent de m’aider». Mais le ministre Sidibé peut-il réaliser la prouesse de réconcilier la famille du football, après quatre années de crise ? Il est sans doute tôt de répondre à cette question, mais après la mise en place sans accros du Comité de normalisation (CONOR) et, surtout la décision de l’un des deux candidats à l’élection du président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Mamoutou Touré «Bavieux» de retirer sa plainte devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) et de travailler, désormais, avec le CONOR jusqu’à l’élection d’un nouveau bureau de la fédération, on peut s’autoriser à dire que le nouveau ministre des Sports a marqué des points et fait un pas important dans la résolution de la crise. En tout cas, l’ancien président de la Fédération malienne de basket-ball ne pouvait espérer mieux commencer sa nouvelle fonction de ministre, moins de deux semaines après son arrivée à la tête du département des Sports. Et Me Jean Claude Sidibé a d’autant de raisons de croire en son étoile, qu’avant la mise en place du CONOR et la décision du camp de Bavieux Touré de retirer sa plainte au TAS, il avait, déjà, réussi, lors de sa visite à Hérémakono et Sotuba, à convaincre les supporters à calmer le jeu et cesser toute attitude «guerrière». Qui aurait imaginé, après tout ce qui s’est passé ces quatre dernières années, qu’il était possible de renouer le fil du dialogue entre les protagonistes de la crise du football, en si peu de temps ? Le ministre Sidibé était, peut-être le seul à y croire. Mais si la prouesse réalisée par Me Jean Claude Sidibé mérite d’être soulignée, force est d’admettre, aussi, que Mamoutou Touré «Bavieux» et ses colistiers ont, également envoyé un signal fort au monde du football, en acceptant de retirer leur plainte au TAS et de travailler avec le CONOR. D’aucuns diront que le camp de Bavieux n’avait pas le choix, après la décision de la FIFA de mettre en place un Comité de normalisation, mais rien n’indiquait que l’ancien vice-président de la FEMAFOOT et ses camarades allaient être déboutés par la juridiction de Lausanne et la commission Recours de la FIFA. Si Bavieux Touré et ses colistiers n’avaient pas accédé à la demande du ministre des Sports, il y a fort à parier que le feuilleton de la crise allait se prolonger et personne ne pouvait présager de l’issue du dossier. On ne peut donc que se réjouir de cette décision sage de Mamoutou Touré «Bavieux», tout en espérant qu’elle fera tâche d’huile. Source : aBamako aBamako

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