Protection des droits de l’enfant: Les journalistes renforcent leurs capacités sur la justice juvénile

Le Bureau Nationale Catholique de l’Enfant (BNCE) a organisé au sein de son siège, le jeudi 18 janvier 2018, un atelier de formation des professionnelles des médias sur la justice juvénile. Regroupant plus d’une dizaines de journalistes, cet atelier avait pour objectif d’une part de former les médias sur le concept de justice juvénile restauratrice, sur la procédure pénale applicable aux enfants en conflit avec la loi et d’autre part renforcer les professionnelles des médias sur leurs rôles dans la mise en œuvre de la justice juvénile restauratrice. Le phénomène de la délinquance juvénile au Mali prend de l’ampleur au regard de l’abondance et de la propagation de la drogue, l’alcool, des viols sexuelles ternissant l’image de la société et compromettant la réinsertion des enfants au sein de la société. C’est fort de ce constat qu’une dizaine de journalistes ont été formés autour de la thématique « Justice Juvénile ». Au cours de sa présentation portant sur le cadre juridique de la justice juvénile, le chargé de programme de la BNCE, Moussa Bagayogo dira qu’au niveau national des textes protègent l’enfant notamment le code de protection de l’enfant, le code des Personnes et de la Famille, le code pénale et la Loi portant sur la minorité pénale et institution de juridictions pour mineurs. Sur le plan international, les textes prévoyant la protection des enfants sont la Charte africaine pour les droits et le bien-être de l’enfant (CADB) et la Convention relative aux droits de l’Enfant (CDE). Malgré l’existence de ces textes, le brillant juriste et Médaillé du mérite National, Moussa Bagayogo avoue que le plus grand défi reste l’application de ces textes et leur harmonisation avec les autres engagements du Mali sur le plan international. A la suite de cette présentation, il s’est ensuite penché en premier lieu sur la justice restauratrice qui est un modèle de justice visant à restaurer l’équilibre dans les relations endommagées entre la victime, le criminel et la communauté. En second lieu, le juriste Bagayogo s’est appesanti sur la charte des professionnelles des médias pour le respect des droits de l’enfant au Mali. Cette charte traite de la dignité de l’enfant, sa vie privée, son image et de sa participation à l’information. Ladite charte dans son article 17 stipule que « Les professionnelles des médias s’engagent à respecter le contenu de cette charte qui constitue un mécanisme d’auto régulation». Pour le second présentateur, Karim Diarra, il était question pour lui de présenter aux journalistes les garanties procédurales applicable aux Enfants en Conflit avec la Loi (ECL). Il a tout d’abord fait savoir que le terme (ECL) fait référence à tout jeune de moins de 18 ans avant de décortiquer minutieusement le contenu de la procédure. Notons qu’à la fin des travaux, les participants ont salué la qualité des présentations et des débats tout en recommandant d’autres cadres d’échanges et de collaborations pour le bien-être des enfants. Sidiki Dembélé Source : aBamako aBamako

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