«Je me prépare à être le porte- étendard de l’Adema en 2018», dixit Dramane Dembélé

Du 25è anniversaire jusqu’à sa 15è Conférence en passant par la retraite de ses cadres le 22 juillet 2017, la polémique d’une candidature interne de la Ruche continue et n’atteint pas encore son épilogue. Cela, en dépit des dispositions statutaires ignorées par la tendance du PASJ acquises au soutien à IBK et sur lesquelles se cramponnent une frange conséquente d’Abeilles adeptes de l’affiliation identitaire. Et Dramane Dembélé, vIce- président de la Ruche et non moins ex-ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat fait partie de ceux-là qui sont dans une logique d’alternance en 2018. Il l’a officialisé respectivement les 20 et 21 janvier, à la faveur d’une conférence de presse et un meeting populaire au Palais de la Culture Amadou Hampaté Bah, dans le cadre notamment de la présentation du Nouveau Pacte Social Solidaire. Devant les journalistes, la famille Adema, des militants et sympathisants ainsi que des associations issues de la société civile et du milieu religieux, il a assuré que son parti aura bel et bien son candidat à la présidentielle de 2018 et martèle sa volonté d’en être le porte-étendard en vue de reconquérir le symbole perdu. S’il n’est pas la seule abeille à manifester la volonté de déloger l’actuel locataire de Koulouba, il est en revanche le seul aspirant aux primaires de l’Adema à avoir élaboré un projet de société pour partager sa vision du Mali. Articulé autour de chantiers comme l’éducation et l’emploie, la défense et de la sécurité, le document de 48 pages propose en outre un nouveau mode de gouvernance territoriale et de la diplomatie, entres autres. Une fierté pour son auteur, au motif de contribuer à l’élaboration du projet de société de son parti en vue de l’élection présidentielle. Son projet, qu’il juge ambitieux et cohérent, contient des propositions concrètes et adaptées aux besoins actuels des Maliens, a-t-il ajouté. Sans critiquer le bilan de son ex patron, Dramane Dembélé a laissé entendre qu’il n’a pas de regret mais plutôt un sentiment de fierté d’avoir servi son pays au sein du gouvernement IBK et au nom de l’Adema. A signaler qu’aucun membre influent de la Ruche n’a prêté attention au cri de cœur de Dramane Dembélé, une façon peut-être de lui dire comme en 2013 « qu’il peut croire en ses étoiles ». A moins d’un miracle qui existe rarement en politique, une chose est sûre : l’Adema évitera difficilement une divergence de position. A l’allure où vont les choses en son sein, o t peut s’entendre à l’émergence de trois pôles: une partie derrière Dramane Dembélé, une autre alignée à la cause de Kalifa Sanogo et enfin une derrière partisan à un soutien indéfectible au président IBK. Et le salut des deux premières serait dans l’union. On peut affirmer, au demeurant, que le putatif candidat pour la deuxième fois successive en a conscience, quand il déclare qu’il est plus facile de comprendre la religion que la réalité au sein de l’Adema. Allusion est ainsi faite à la complexifié de sa famille politique où l’actuelle divergence des positions et intérêts liée à la candidature du Pasj sera probablement poussée au point de déboucher sur un congrès extraordinaire pour départager les tendances. C’est dire que n’importe quel candidat à la montée de Koulouba fera face cette équation sine qua non : rassembler la grande famille Adema pour aller à la conquête du peuple malien. Amidou Keita candidature au PASJ : Pourquoi Dramane Dembelé va passer à côté de la plaque Vice-président du Pasj depuis le dernier congrès de ce parti, l’ex ministre Dramane Dembelé pointe à nouveau le nez pour porter la candidature des Abeilles en 2018. Las de se battre en vain pour engager le processus de désignation du porte-étendard de la Ruche à l’interne, ‘DRA’ s’est résolu à lever un grand coin du voile sur ses intentions qu’on subodorait plus ou moins. Il a notamment procédé au lancement d’une production livresque qui fait un large étalage de ses ambitions pour le Mali, déclinées en sept grands chantiers sous le chapeau de Nouveau Pacte Social Solidaire. Le NPSS, c’est de cela qu’il s’agit, a été officiellement lancé la semaine dernière mais sans que l’auteur en ait profité pour corriger les graves erreurs de conception de son œuvre. En effet, il apparaît dans le livre que le candidat putatif est totalement passé à côté quant à l’agencement et la hiérarchisation des chantiers. Le secteur de l’Education vient par exemple en première ligne des priorités au détriment de la «défense et sécurité» relégué en deuxième plan. Or il est de notoriété publique – et tous en conviennent – qu’aucun secteur dans le Mali d’aujourd’hui ne peut prospérer dans sécurité comme en atteste la fermeture des écoles partout où la Sécurité est menacée. Par ailleurs, l’ancien candidat, qui emboîte ainsi le pas à Kalifa Sanogo tout aussi pressé que lui – et a juste titre peut-être – d’engager le processus de désignation du candidat du Pasj, ne semble pas comprendre qu’il est logiquement disqualifié pour engager son parti dans une aventure incertaine. Et pour cause, non content d’avoir infligé un échec historique infligé à sa famille politique lors de la présidentielle de 2013, sa mauvaise étoile a encore déteint sur les Abeilles aux législatives de la même année bien qu’il ait choisi d’aligner, contre un novice de la politique à Ségou, une liste où figurait Me Mountaga Tall, un autre candidat malheureux à la même présidentielle. Qui plus est, l’occasion lui avait été donnée de se racheter aux communales de 2016 où il a perdu même à Pelengana, son fief politique. A Keita

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Source : Maliweb Maliweb

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