Développement rural : Le Papam et le Fida pour accroitre la productivité agricole

La salle de conférence de la Direction des finances et du matériel du ministère de l’Agriculture a servi de cadre, le vendredi 19 janvier 2018, pour un point-presse sur les activités du Projet d’Accroissement de la Productivité Agricole au Mali (PAPAM). La cérémonie était organisée par le Bureau dudit Projet, en partenariat avec le Fond International du Développement Agricole, en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture. C’était sous la présidence du Représentant du Ministre de l’Agriculture, Mamadou Nadio, Point focal du Projet FIDA au Mali. Etaient présents Philippe Remy, Chargé de portefeuille du FIDA, et de Moussa Camara, coordinateur du PAPAM. L’Objectif du PAPAM est le développement du Projet et d’accroitre la productivité des petits producteurs et des producteurs en agrobusiness dans les systèmes et des zones de production cible du projet. Le Gouvernement du Mali a signé en décembre 2010 un accord avec des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, le FIDA, L’Union Européenne et le FEM pour mettre en place le Projet d’Accroissement de la Productivité Agricole au Mali (PAPAM). Les zones d’intervention actuelles comprennent cinq régions : Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti dont le financement total est de 168,100 millions de dollars. Les principaux résultats obtenus dans les domaines d’activités du FIDA sont dans la petite irrigation : une superficie aménagée de 2805 ha, soit un taux de réalisation de 112% et 1584,85 ha, soit un taux de 56% de mise en valeur, 2 tonnes de rendement du riz et 2628 personnes dont 2818 femmes bénéficiaires, et le prêt de la FIDA est au nombre de 140 sur une superficie de 144 ha et 107,49 ha exploités dont 6375 personnes dont 6248 femmes bénéficiaires. Pour Moussa Camara, coordinateur du PAPAM, on a souhaité qu’il y est ce point-presse pour informer le peuple malien sur ce que le FIDA fait au Mali et ce que fait le PAPAM et qu’il soit informé de ce que « nous avons pu réaliser sur le terrain et parlé du domaine maraîcher des bas-fonds aménagés, les bios digesteurs et l’irrigation à petite échelle ». Ce qui a été fait par le FIDA et la Banque mondiale, il est important que les Maliens le sachent, souligna-t-il. Selon Philippe Remy, chargé du Portefeuille du FIDA, le FIDA n’intervient pas directement, il prête de l’argent aux Etats et ce sont les gouvernements qui sont en charge des projets. Donc, toutes les réussites qui peuvent être enregistrées à l’acquis des gouvernements et des projets sont mis en œuvre dans ce sens. Le FIDA est une agence des Nations Unies. Il est basé à Rome et est un fonds international du développement agricole qui a été créé en 1978 pour éviter des catastrophes de sécheresse, pour lutter contre la pauvreté rurale et pour répondre aux problèmes de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il a commencé à travailler au Mali en 1982. Le Mali a toujours été une priorité pour le FIDA qui est resté au Mali même dans les périodes difficiles pour aider le pays. Il est aussi une institution financière qui prête de l’argent aux Etats et on monte des projets et il est spécialisé dans le secteur agricole. Le PAPAM était une expérience intéressante parce que c’était un projet en partenariat, c'est-à-dire quand on monte un nouveau projet, c’est important de ne pas y aller seul. Il y avait de nombreux intervenants qui ont vu ce projet d’une grande ampleur car le budget au départ était de 150 millions de dollars. C’était un gros projet avec une partie de la Banque mondiale de 70 millions et le deuxième bailleur c’était le FIDA de 40 millions de dollars qui ont été alloués à ce programme. Nous sommes à la fin, car le projet va s’achever en juillet 2018, nous sommes à l’étape des bilans ; nous revenons du terrain et on a tous été impressionné. Selon Remy, la FIDA s’est focalisé sur la petite irrigation, donc il y a des acquis qui ont été développés sur les bas-fonds il y a plus de 1000ha de bas-fonds qui ont été aménagés et l’objectif est autour de 2000, mais en réserves il y a 1500 ha qui sont en train d’être faits en terme d’espace maraîcher, il y a plus de 150ha de périmètres aménagés et un impacte important avec plusieurs femmes qui ont bénéficié de cet appui. Il dira qu’il a développé une composante sur le bio digesteur qui permet de recycler la matière organique, de récupérer le méthane dû à la fermentation de cette matière organique et ensuite utilisé par les femmes ; et cela évite d’utiliser le bois qui est une technologie très utile qui profite généralement aux femmes et aux hommes, car ils peuvent l’utiliser dans leurs champs et qui profite à l’environnement, car la pression sur les forêts va diminuer. Il a rappelé que c’est un outil très pertinent et le projet a réussi à installer 600 bio digesteurs en 4 ans et le taux est estimé à 90,5% et ont une vrai durabilité et à partir de là de voir comment la mettre à l’échelle pour que l’impact sur le bien-être soit augmenté. Pour le Représentant du ministre de l’Agriculture, Mamadou Nadio, Point Focal du Projet FIDA au Mali, Il y a eu beaucoup de réalisations sur le terrain et beaucoup ne savent pas ce que nous faisons, mais avec ces informations, « je crois que les gens seront situés sur la réalisation du PAPAM sur le terrain. La dimension de l’intervention du FIDA ne se limite pas seulement aux aspects agricoles. Ce sont des projets intégrés que le FIDA développe au Mali en rapport avec le gouvernement. Au niveau du PAPA, je suis sûr que les réalisations vont être fonctionnelles et qui ont été les anciens projets du FIDA », souligna t’il. Pour finir, il dira que le FIDA, sa zone de prédilection, c’est le nord du Mali ; tous ses premiers projets ont été vers le nord. C’est à cause des problèmes sécuritaires qu’il s’est replié progressivement, mais il a fait savoir dès que la sécurité y reviendra nous sommes prêts à nous redéployer dans cette zone. N’Golo Coulibaly Source : aBamako aBamako

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