Gros nuages sur Ozone – Mali : Bientôt des Collines d’ordures à Bamako plus de 1.200 Travailleurs dans la rue

Tout cela est très imminent. Annoncée à grands cris, l’arrivée dans notre pays de la société ” Ozone ” risque d’être simplement un mauvais souvenir. Ni l’Etat, ni la Mairie du District de Bamako, pourtant partenaire stratégique, n’arrivent à honorer leurs engagements. Parait – il que la société fait face aujourd’hui à plus de 15 milliards de F CFA de factures impayées. C’est avec les petits moyens de bord que la direction et les travailleurs s’évertuent à rendre Bamako, la capitale, propre, vivable. Mais, cela saurait – il perdurer ? Pourquoi l’Etat malien et la Mairie du District ne font – ils pas face à leurs engagements ? Seraient – ils à ce point non crédibles? En tout cas, à la société ” Ozone Mali, ” les travailleurs commencent à s’inquiéter. Ils s’interrogent sur le sort à réserver à leur joyau pas seulement à leur propre sort. Approché par nos soins, le Secrétaire Général du Comité syndical, Abdrahamane Sanogo, dira : ” Aujourd’hui, ça ne va pas. Des véhicules sont en pannes. Avec des matériels usés (pelles, balais, brouettes, caissons,…), il faut toujours procéder à des achats. Des équipements nouveaux sont nécessaires, indispensables. C’est l’argent qui manque dans les caisses. A la Direction, l’on nous dit qu’il n’y a pas d’argent. Nous croyons en cela car l’Etat et la Mairie du District ne payent pas leurs dettes. ” Avant d’ajouter : ” Les fournisseurs refusent de nous livrer leurs matériels et produits. A ce rythme, l’avenir des quelques 1.200 travailleurs s’assombrit. ” Parait – il que ce sont plus de 15 milliards de F CFA qui sont reprochés à l’Etat et à la Mairie. C’est dire que si rien n’était fait, Ozone Mali pourrait fermer ses portes dans six petits mois. Il urge donc à l’Etat malien et à la Mairie du District de payer leurs impayées. Le cas échéant, il n’est pas exclu que des collines d’ordures poussent çà et là à travers Bamako. Sans oublier les 1.200 travailleurs qui viendront grossir les rangs des ” rien-à-faire. ” C’est pourquoi les travailleurs en appellent à la sagacité des plus hautes autorités du pays avant qu’il ne soit tard. B. Koné Source : aBamako aBamako

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