Dépôts d’ordures de transit à Sangarébougou: l’évacuation de 10 000 mètre cube de déchets

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Dans quelques jours, la gigantesque montagne de dépôts d’ordures de transit de la commune rurale de Sangarébougou, cercle de Kati, sera un mauvais souvenir pour les populations. Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Kéïta Aïda M’Bo, a lancé, samedi, les travaux d’évacuation desdites ordures. La problématique des dépôts d’ordures de transit à Bamako a fait couler et continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. À plusieurs reprises, les riverains de ces gigantesques montagnes d’ordures ont élevé la voix pour demander leur évacuation, car ces ordures constituent un danger pour la santé. C’est pourquoi, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Kéïta Aïda M’Bo, qui a reçu mandat du président de la République et du Premier ministre, de faire de Bamako une ville coquette, a pris depuis longtemps le problème à bras-le-corps. Après l’évacuation de plusieurs centaines de mètres cubes de déchets anarchiques dans différentes communes du district et ses alentours, place était à celle du dépôt de transit de la commune de Sangarébougou, cercle de Kati. L’opération ayant été lancée par le ministre elle-même en compagnie de ses plus proches collaborateurs et en présence des autorités administratives, communales et coutumières. Elle va concerner environ 10 000 m3 de déchets qui seront évacués par l’entreprise SGS d’Abdin Yattara. Si le geste du ministre, de débarrasser la commune de son « Mont Kilimandjaro », a été salué à sa juste valeur par les populations riveraines, la palme revient toutefois à l’Association pour la promotion du développement de Sangarébougou et Bandiambougou (APRODESA) et le regroupement des femmes pour l’assainissement de la commune de Sangarébougou, dénommé « Wassa » qui sont les initiateurs de cette œuvre citoyenne. Voilà pourquoi le ministre Kéïta Aïda M’Bo, qui n’a pas manqué d’apprécier cette initiative heureuse, a tenu à mettre l’événement dans son cadre. Car, rentrant, a-t-il précisé, dans la continuité des actions d’urgences sociales du président de la République, inscrit dans la politique nationale d’assainissement de notre pays. Aussi, l’activité intervient-elle après l’évacuation de près de 1 298 592 m3 de déchets anarchiques au niveau de certains dépôts de transit du district notamment à Lafiabougou, Dianéguéla, Yirimadio, Niaréla, Sotuba, etc. Outre son aspect d’assainissement, l’opération se voit aussi attribuer une connotation environnementale et de santé par la cheftaine du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Ce, d’autant plus qu’elle a été initiée à Sangarébougou pour répondre à l’urgence de l’état de nuisances et de pollutions qu’engendrent ce dépôt anarchique sur l’environnement et la santé des populations. D’où, son appel sur la nécessité d’un changement de comportement en matière d’assainissement pour prévenir les risques de dégradations de notre cadre de vie. Un souhait qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, ce d’autant plus que les populations, avec à leurs têtes les autorités communales et les associations APRODESAB et Wassa des femmes de Sangarébougou, se sont inscrites dans la dynamique du département pour pérenniser les acquis et améliorer durablement le cadre de vie. La cérémonie a été marquée par la remise du prix d’assainissement aux femmes de la commune rurale de Sangarébougou. Par Mohamed D. DIAWARA Source : aBamako aBamako

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