Pharmacie Populaire du Mali : Le jeune directeur Dr. Moussa Sanogo et ses dépenses de prestige

Entre le Président directeur général Dr. Moussa Sanogo et l’argent, c’est une longue histoire. De son passage au Centre universitaire Gabriel Touré en passant par l’hôpital du Point G, le jeune directeur est réputé avoir peu de considération pour ses subalternes. Nous sommes à l’hôpital Gabriel Touré où l’actuel directeur de la PPM est nommé directeur général adjoint. 2e personnalité du CHU, Dr. Moussa Sanogo n’a pas su apporter son expertise au directeur pour une solution définitive aux problèmes récurrents. Comme solution, il propose un système d’informatisation du centre. L’innovation a été un succès au début. Puisque des ressources volatilisées ont été récupérées selon la direction à la faveur d’une rencontre avec la presse. Mais le comble a été que les ressources récupérées n’ont pas été réinvesties dans le bon fonctionnement du centre. Ce qui a poussé les agents de ce centre hospitalier dans des mouvements de grève pour dénoncer l’absence, l’insuffisance et la dégradation croissante des outils de production et de prestation pour une meilleure prise en charge des patients ; le retard criard dans le paiement des ristournes et des primes de garde. À l’hôpital du Point G, avant d’être à la tête de la PPM, Dr. Moussa Sanogo était le DGA. Son histoire de double salaire continue de défrayer la chronique. Malgré les avantages à la PPM, Dr. Sanogo émargeait encore à l’hôpital du Point G. Comme on le dit, l’habitude est une seconde nature. Le PDG n’arrive pas à abandonner les mêmes pratiques. C’est pourquoi, malgré sa campagne de communication, le climat social reste particulièrement tendu. Les travailleurs de la PPM lui reprochent un détournement de fonds de plusieurs millions. Selon eux, par la mauvaise gouvernance des services, la Pharmacie populaire du Mali n’arrive pas à exécuter ses tâches. Pour le Dr. Souleymane Sangaré, la Pharmacie populaire du Mali traverse une crise sans précédent depuis l’arrivée de Dr. Moussa Sanogo à la tête de cette société. Il reproche entre autres au PDG Sanogo de nommer un nouveau directeur des finances et de la comptabilité. «Cette nomination est intervenue dans une période cruciale où le département en question devait finaliser le bilan de l’année 2017 au plus tard le 30 avril 2018. À cause de cette mauvaise gestion, la PPM manque de beaucoup de produit et la réception des produits d’une valeur de 149 millions de FCFA qui étaient en passe d’être périmés. Aussi, faudra-t-il ajouter, la nomination d’un garde du corps pour le PDG qui est payé à 250 000 FCFA tous frais confondus. Ce qui fait aujourd’hui que nous constatons le non-paiement des fournisseurs…» martèle Dr. Sangaré. Pour le secrétaire général du Comité syndical de la PPM, les inventaires de l’année 2017 ont révélé que la société dispose de plus d’un milliard de produits périmés. Et d’ajouter : «Une première depuis 3 ans à la Pharmacie populaire du Mali. Les récentes nominations ont été faites en violation flagrante des textes qui disent que le plus gradé du département doit être nommé au poste de responsabilité. Tel n’est pas le cas ici car un cadre B remplace un cadre A. Le lundi matin, il a envoyé un huissier pour faire la passation au niveau de la direction des finances et de la comptabilité en empêchant le titulaire du poste de rentrer dans son bureau…». À suivre… André Traoré

Commentaires via Facebook :

Source : Maliweb Maliweb

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here