Débats houleux à l’Assemblée Nationale : L’Honorable Bakary Woyo Doumbia, à court d’arguments pour défendre ses questions soulevées

Le Député démissionnaire des FARE qui a rejoint l’URD était parmi ceux qui ont animé véritablement les débats, hier à l’Assemblée Nationale. L’Honorable a apporté un dossier qu’il trouve scandaleux, mais il n’a donné aucune preuve tangible pour étayer ses allégations. Ses arguments n’ont pas convaincu. Il s’agit de la gouvernance de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FSEG) défendue par Mme Assétou Founé Samaké Migan, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de Recherche Scientifique. L’enseignement supérieur au Mali est exposé à d’innombrables problèmes parmi lesquels la mauvaise gouvernance à la Faculté de Sciences Economiques et de Gestion (FSEG). En effet, la gouvernance dans cette faculté laisse à désirer. Les textes ne sont pas souvent respectés au regard de la tenue de l’Assemblée de faculté, du fonctionnement des départements d’études et de recherches, de la répartition des cours et des heures supplémentaires et des examens payant (1000 francs CFA par matière). Pour le Député interpellateur, le Doyen le Professeur Ousmane Papa Kanté, a suspendu les cours pendant plus de quatre mois durant l’année scolaire 2015-2016. Toujours selon le Député, ce Doyen, pour punir les professeurs grévistes, a fait venir la police pour les empêcher de dispenser les cours, en vue de suspendre leurs salaires pour ensuite les rayer des Arrêtés des heures supplémentaires. Cette interpellation du Député de Bougouni, transmise en direct à la Télévision nationale, a laissé plus d’un sur sa faim. Visiblement, en manque de preuves pour étayer ses accusations sur la gestion de la faculté, sur les textes régissant l’Université, sur les examens payants et sur le laxisme du Ministre, notre fameux Député a fait un passage désastreux devant ses confrères. Dans un passé récent, cette Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FSEG) de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USGGB), était réputée être l’une des meilleures facultés de notre système d’enseignement supérieur. Mais, avec la politique de laisser depuis un certain temps, sa réputation a pris un coup. L’AEEM et les frasques du Doyen Ousmane Papa Kanté seraient la cause selon les syndicalistes. Leur dernier acte remonte le dimanche 6 mars 2016 où l’administration avait décidé ce jour, pour évaluer les Etudiants des 1re, 2e et 3e années, d’empêcher la tenue des cours. Dans la foulée, le Comité AEEM a décidé de saboter cette évaluation au motif que les Etudiants ne sont pas prêts. Pour ne pas compromettre le bon déroulement de l’année universitaire, l’Administration est restée sur sa position en maintenant cette date pour les évaluations. A la grande surprise de tous et comme pour montrer qu’ils sont maîtres des lieux et qu’ils n’ont peur de personne, le Comité AEEM a barricadé les différentes voies qui mènent au lieu des examens. Ce dernier, selon des informations que nous avons reçu, Ousmane papa Kanté aurait distribué de l’argent pour payer les heures supplémentaires du premier semestre de l’année 2016-2017 aux personnes de son choix. Il aurait ensuite permis de cultiver des activités mercantilistes à la FSEG en organisant des examens oraux payants; c’est-à-dire, faire payer les examens aux étudiants. Par exemple, les étudiants auraient paye 10000 francs chacun. Ce qui leur permettait de faire les examens dit oraux payants. Et tous ceux qui ont payé avaient été déclarés admis. Dans son interpellation, le Député annonce que cette année aussi les Etudiants ont adressé une doléance afin d’attirer la vigilance des responsables sur ces ventes officielles des notes. Mais jusqu’à la fin des débats, le Député n’a eu le courage d’apporter de preuves plus consistantes sur les motifs de cette interpellation. C’est-à-dire confirmant la tenue effective de ces examens payants, l’établissement des emplois de temps fictifs, le détournement de l’argent des heures supplémentaires ou la traçabilité de l’argent des examens payants. Mahamadou YATTARA : LE COMBAT Source : aBamako aBamako

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