Habib Sylla, président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur face à la presse : « L’association n’a pas de ressources pour faire face aux problèmes…»

Le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, M.Habib Sylla a animé le jeudi 5 avril dernier au nouveau siège social de l’association, une conférence de presse. L’objectif de cette conférence était de restituer les travaux de la session ordinaire annuelle du conseil d’administration tenue du 16 au 17 mars 2018. Dans un exposé préliminaire, le conférencier a tout d’abord expliqué les objectifs, les missions et le mode de fonctionnement du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur. A ses dires, le haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) est l’instance fédérative et représentative des organisations de la société civile malienne établie à l’extérieur. Il est l’interface de la diaspora malienne avec l’autorité publique ou organismes privés du Mali. Il a pour objectif de rassembler, représenter tous les ressortissants maliens résidant à l’étranger sans distinction d’origine régionale, ethnique, religieuse, sociale, de sexe, et de profession ou d’opinion ; apporter les secours nécessaires aux Maliens en situation difficile et s’il y a lieu de provoquer l’intervention de l’autorité publique et l’informer d’urgence des mesures prises. Selon lui, cette association demande beaucoup d’efforts notamment financiers pour aider les Maliens en difficultés. Il a ensuite expliqué que le haut conseil est composé de 66 bureaux à travers le monde. C’est une association qui n’a pas de ressources pour faire face aux problèmes. « Nous, on cotise chaque mois et personne n’est payée », dit-t-il. En ce qui concerne le mode de renouvellement, le président dira qu’il existe deux modèles notamment l’élection ou le consensus. Mais le consensus est prioritaire pour réconcilier les Maliens car, l’objectif est de rapprocher les Maliens. Comme toute autre élection, elle est démocratique. Tout membre du HCME a les devoirs de respecter les dispositions des statuts et du règlement intérieur, s’acquitter de ses obligations financières régulières, prendre part aux activités de son ressort, promouvoir l’unité et la franche collaboration, observer le principe de la redevabilité. Concernant les droits, les membres du HCME ont le droit : d’exprimer librement leur point de vue lors des débats ; de bénéficier en cas de nécessité de l’assistance que l’organisation est en mesure de procurer ; présenter préalablement sa version des faits ou sa défense avant toute sanction. En ce qui concerne les mots de remerciements qu’il a adressés à IBK, Habib a fait savoir qu’il n’a jamais pensé que ce soutien soit un slogan. Pour lui, tout homme doit être reconnaissant. « C’est juste une reconnaissance de ma part pour tout ce que IBK a fait pour le Haut Conseil. Orientons nos débats dans le sens de la réconciliation », a-t-il prêché. IBK, de son arrivée à nos jours, il nous a reçus cinq fois. Cela ne mérite-t-il pas une reconnaissance ? S’interroge-t-il. S’exprimant sur le cas de la nationalité, Habib a été clair. « Je n’ai renoncé à quoi que ce soit ». D. Keita Source : aBamako aBamako

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