Tiéman H. Coulibaly face à la presse : « Le processus électoral de notre pays ne saurait être soumis à aucune certification »

De retour de New York, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Hubert Coulibaly, a animé, hier, une conférence de presse sur le récent rapport du secrétaire général de l’ONU sur la situation au Mali. Il a été aussi question du processus électoral. Dans une déclaration liminaire, le conférencier a présenté l’Accord pour la paix et la réconciliation comme un «projet central» pour le gouvernement. Selon lui, cet accord est loin d’être caduc malgré le pessimisme de certains observateurs. Le chef de la diplomatie pense plutôt que de progrès notables ont été enregistrés même s’il reconnait quelques difficultés qui entravent la mise en œuvre de l’accord. Après avoir analysé le rapport du secrétaire général des Nations unies, Tiéman Hubert Coulibaly a indiqué qu’il est apparu nécessaire de fournir des efforts supplémentaires afin de faire avancer le processus. Le gouvernement, a-t-il déclaré, est à pied d’œuvre pour le renforcement des capacités de nos forces de défense et de sécurité en termes d’équipements et d’effectifs. L’objectif, a-t-il précisé, est de faire progresser leur niveau psychologique pour que notre outil de défense soit en mesure de lutter efficacement contre le terrorisme et le banditisme résiduel. Par ailleurs, le ministre a fait savoir que le respect des droits de l’homme est indispensable à la montée en puissance de nos forces armées. Il en outre souligné que les Casques bleus faisaient de plus en plus face à des attaques venant des terroristes qui essayent, vaille que vaille, d’entraver la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Le ministre Coulibaly est convaincu que la lutte efficace contre le terrorisme nécessite un mandat plus robuste de la MINUSMA. Il a annoncé que le Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de Kidal et de Tombouctou débutera ses opérations à partir du 30 avril. Il a aussi rappelé la tenue, au mois de décembre, de discussions entre le gouvernement et les mouvements signataires pour déterminer les quotas d’éléments à intégrer et à insérer. Enfin, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a affirmé que la Banque mondiale a débloqué un fonds pour le programme de réinsertion des anciens combattants. Concernant la demande de l’opposition de certifier les résultats des élections par les Nations unies, le ministre Coulibaly s’est voulu clair. «Le processus électoral de notre pays ne saurait être soumis à aucune certification», a-t-il répondu. Il faut rappeler que l’élection présidentielle aura lieu le 29 juillet prochain. Pour cela, le gouvernement et les autres acteurs du processus électoral sont en train de tout mettre en oeuvre pour que ce scrutin puisse se dérouler dans les conditions de transparence et dans un climat apaisé. Mamadou SY Source : aBamako aBamako

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