30ème Assemblée générale d’ECOBANK : Le groupe renoue avec la croissance

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La 30ème Assemblée générale ordinaire de Ecobank transnational incorporated (ETI), la société mère du Groupe Ecobank s’est tenue, mardi dernier, au Centre panafricain Ecobank de Lomé au Togo, sous la présidence du président du Groupe, Emmanuel Ikazoboh. Les participants ont examiné le rapport d’activités et la performance financière de la banque au 31 décembre 2017 ainsi que les perspectives de la société. Dans son discours d’ouverture, Emmanuel Ikazoboh a souligné que les dirigeants d’Ecobank ont bâti une solide institution, véritablement panafricaine ayant des bureaux dans les 4 des principales places financières mondiales (Paris, Londres, Dubai et Pékin). La banque est devenue aussi un gros employeur avec 15 930 employés de 40 nationalités. Le rapport présenté à l’Assemblée générale indique qu’en termes de résultats financiers en 2017, ETI a réalisé un bénéfice de 182 millions de dollars US contre une perte de 39 millions de dollars US en 2016. Les états financiers consolidés, de leur côté, font ressortir un bénéfice net part du Groupe de 179 millions de dollars US et un résultat dilué par action de 0,01dollar par rapport à une perte attribuable de 250 millions de dollars US et une perte diluée par action de 0,01 dollar US en 2016. Le produit net bancaire, lui, s’est établi à 1,8 milliard de dollars US en baisse de 7% comparé à 2016. Par ailleurs, le ratio de créances douteuses s’est chiffré à 10,7%, un niveau élevé. En outre, les défaillances dans le contrôle interne des risques crédits du Groupe, conjuguées aux effets de la récession nigériane, ont eu un impact sur la qualité du porte-feuille de Ecobank. En dépit des difficultés, Ecobank a renoué avec la croissance en 2017 grâce à une réduction significative des provisions sur créances douteuses et à une plus grande rigueur dans la gestion des activités, souligne le document. En plus, au cours des deux dernières années, la compétitivité du Groupe a été renforcée et il s’est fixé comme objectif de créer des valeurs durables pour les actionnaires. Autre question préoccupante : Ecobank a décidé de ne pas verser de dividendes aux actionnaires en 2017. Il convient aussi de noter qu’un nouveau dispositif prudentiel d’adéquation du capital, Bâle II / III, a été adopté par la BCEAO. Ce dispositif applicable aux banques et établissements de crédit en Afrique de l’Ouest francophone est entré en vigueur le 1er janvier 2018. Donc, les 8 filiales des pays membres de l’UEMOA doivent se conformer à ces nouvelles règles tout comme ETI, désormais réglementée par la Commission bancaire sur une base consolidée à l’échelle du Groupe. Il s’agit ainsi de trouver un équilibre entre la nécessaire conformité du Groupe à ces changements règlementaires sans imposer aux activités en Afrique francophone des exigences de capital trop fortes. L’Assemblée générale a examiné et validé les résultats financiers de 2017. Les banques nigérianes ont présenté un déficit de plus de 200 millions de dollars US. L’Assemblée générale a également approuvé les comptes de la société au titre de l’exercice 2017. Les mandats de deux administrateurs, Alain F. Nkontchou et Bashir M. Ifo, ont été renouvelés pour 3 ans. Le mandat des commissaires aux comptes a été renouvelé pour un an et la cooptation d’administrateurs a été ratifiée. En 2018, Ecobank envisage de se concentrer sur le recouvrement des créances et une meilleure gestion du risque crédit. Le Groupe entend aussi faire progresser son programme numérique. Entre autres, les charges d’exploitation vont continuer à baisser et la banque va procéder à l’augmentation de ses activités en faveur de l’environnement durable. Ecobank reste fidèle aux principes du développement durable dans le secteur bancaire. Dans ce cadre, le prix du président du Groupe a été institué lors de cette 30ème Assemblée générale. Le 1er prix sera attribué à l’une des agences lors de la prochaine AG. L’Assemblée générale a été suivie d’une conférence de presse animée par le président du Groupe, Ade Ayeyemi. Les questions ont essentiellement porté sur la rentabilité, les dividendes, la restructuration et la numérisation des activités au niveau du Groupe. Emmanuel Ikazoboh a, en introduction, expliqué qu’Ecobank a renoué avec la rentabilité en 2017. Elle a amélioré le processus de gestion des risques et regrette de ne pouvoir payer de dividendes aux actionnaires en 2017. Par conséquent, le Groupe travaillera pour assurer une croissance durable en vue de surmonter ses difficultés. Concernant la rentabilité (avec le nombre élevé de créances douteuses), les conférenciers ont répondu que le travail sera basé sur la transparence au niveau de toutes les filiales. La restructuration, elle, a été entreprise afin de résoudre les problèmes parus en Afrique centrale, au Nigeria et en Afrique de l’Est. En effet, des agences ont été fermées et cela a occasionné des coûts. «Les mesures prises ont montré que notre stratégie, adoptée dans ces zones est bonne puisque les résultats du 1er trimestre 2018, sont en train de croitre en Afrique centrale, de l’Est et au Nigéria à cause des efforts de restructuration », a souligné le président du Groupe. Quant à la numérisation, ETI a une stratégie d’expansion dans ce domaine. Il s’agit de fermer les agences défaillantes et de les remplacer par le numérique. Pour les responsables de l’institution financière, Ecobank travaille dur pour avoir de meilleurs résultats qui ont chuté dans les pays anglophones par rapport aux pays francophones. Envoyée spéciale Fatoumata MAÏGA Source : aBamako aBamako

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