25ème session extraordinaire du comite interparlementaire de l’Uemoa développement durable et intégration sous-régionale à l’ordre du jour

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Le Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (CIP-UEMOA) qui se tient depuis lundi à l’hôtel Laïco de l’Amitié sa 25ème session extraordinaire, prend fin aujourd’hui. L’ouverture des travaux était présidée par le président du CIP-UEMOA, Jérémie N’Gouan, en présence du 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, du représentant résident de l’UEMOA, Moustapha Barro, du président de l’Assemblée nationale de la Guinée-Bissau, Cipriano Gassama, des membres du corps diplomatique et des représentants des organisations internationales et des communautés ouest-africaine au Mali. A l’ouverture des travaux, le président du CIP-UEMOA soulignera que cette session se tient à un moment où la sous-région ouest africaine traverse des moments difficiles sur le plan sécuritaire. Selon Jérémie N’Gouan, les attaques terroristes perpétrées dans certains des États membres de l’Union par des barbares sans foi, ni loi, interpellent tous. Face à cette recrudescence de la violence, il estime que les députés doivent œuvrer à freiner les ardeurs extrémistes qui guettent nos populations surtout les plus jeunes. «Aussi, devons-nous davantage fédérer nos forces pour lutter contre les velléités dans nos États, afin de garantir le bien-être de nos populations», a-t-il soutenu. Jérémie N’Gouan a, en outre, indiqué que pour cette première session extraordinaire de l’année 2018, le Comité interparlementaire a choisi trois thèmes dont l’intérêt n’est plus à démontrer : «L’accord de libre échange du continent africain», «Enjeux de l’agriculture en Afrique de l’Ouest: esquisse de solutions», «Les procédures administratives et financières au sein de l’UEMOA». Pour M. N’Gouan, il ne fait l’ombre d’aucun doute que les débats sur ces sujets permettront aux députés de mesurer les enjeux de notre agriculture et de percevoir les défis à relever pour poser les jalons d’un véritable développement durable, afin d’encourager les jeunes à travailler la terre et à renoncer à émigrer clandestinement vers d’autres horizons, ce qui n’est pas sans danger pour leur survie. «Pour ce qui est des procédures administratives et financières au sein de l’UEMOA, nous verrons avec le commissaire par rapport aux dernières décisions prises par la Commission, dans le cadre de la rationalisation des organes de l’Union et de la réduction des dépenses. Sur toutes ces thématiques, des recommandations pertinentes seront formulées à l’endroit de la Commission de l’UEMOA, des États membres et des acteurs concernés par ces sujets», a indiqué le président du CIP-UEMOA. Enfin, il a souhaité que l’élection présidentielle du 29 juillet prochain au Mali se déroule sur toute l’étendue du territoire dans la sérénité, la paix et la transparence, et que les résultats qui en sortiront, reflètent le choix du peuple malien souverain. Pour le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, la tenue régulière des sessions du CIP-UEMOA est la preuve du dynamisme de cet organe. Moussa Timbiné a indiqué que notre espace est confronté aujourd’hui à de multiples problèmes d’insécurité de tout genre. Il a fortement salué la pertinence des thèmes qui constituent l’ordre du jour de cette session. Il a aussi rappelé que notre pays abrite le parlement de l’UEMOA dont le siège est en chantier. «L’intégration ouest-africaine pour laquelle s’investissent les institutions de l’UEMOA nous impose le devoir de resserrer nos liens de collaboration et de coopération. C’est en unissant nos efforts que nous réaliserons les objectifs de l’Union», a soutenu Moussa Timbiné. Mamadou DOLO dolo@journalinfosept.com Source : aBamako aBamako

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