Protection des droits des aide-ménagères mineurs : Le GRADEM vulgarise les textes juridiques sur les droits des enfants travailleurs

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Dans le cadre de l’exécution de son programme « protection des droits et amélioration du statut des jeunes aide-ménagères mineurs de Bamako », le Groupe de Recherche d’Action pour les Droits de l’Enfant au Mali(GRADEM) a organisé un atelier sur le lancement du livre de diffusion des textes juridiques sur les droits des enfants travailleurs au Mali et sur les bonnes pratiques en matière de travail avec les jeunes filles aide-ménagères mineurs. C’était le mercredi 25 avril dernier à son siège sous la présidence du Directeur National de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Ayouba Gouanlé. Selon le directeur exécutif du GRADEM, Antoine Akplogan, beaucoup de jeunes filles aide-ménagères travailleuses domestiques ne sont encore que des enfants car 82% d’entre elles ont moins de 18 ans et 35,4% ont moins de 15 ans selon des enquêtes menées par le Mouvement Malien des Travailleurs Croyants en 2014. D’après lui, en 2016, sa structure a accueilli 78 jeunes filles aide-ménagères mineurs en détresse dont 15 filles enceintes, 5 filles mères et 58 sans enfants. Mais aussi, elle a réalisé 234 écoutes psychologiques en faveur des 78 jeunes filles aide-ménagères dans le cadre de leur accompagnement psycho-social. Le directeur exécutif du GRADEM a fait savoir que ces écoutes ont permis d’identifier des cas d’abus, de maltraitance, d’exploitation par le travail des enfants de moins de 15 ans, de mariages forcés, de salaires impayés, de viols et de rupture familiale. C’est pourquoi, il a indiqué que les aide-ménagères doivent être protégées notamment contre les pires formes de travail dont les travaux dangereux. Pour sa part, le Directeur National de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille Ayouba Gouanlé a expliqué que le travail des enfants est une vieille réalité socio-économique, culturelle au Mali. Et il continue de s’accentuer au regard des contextes actuels du pays. Selon lui, ces enfants se déplacent pour diverses raisons, abandonnent leurs écoles pour venir chercher leurs trousseaux de mariage. « Nous les utilisons parfois comme aides familiales sans nous rendre compte qu’elles n’ont pas encore les pleines capacités de porter la charge », a-t-il dénoncé. Avant d’ajouter que ces enfants souffrent d’injustice, d’exploitation par le travail, de maltraitance, de violences physiques, sexuelles et psychologiques. Pour lui, cet atelier revêt une importance capitale car il permet de vulgariser les articles essentiels des textes de loi sur les droits des enfants travailleurs au Mali et d’informer et sensibiliser la population sur les bonnes pratiques en matière de protection des droits des jeunes filles aide-ménagères. « Nous devons adopter des approches et mesures du genre pour une meilleure protection de tous les enfants dans notre pays », a-t-il conclu. Source : aBamako aBamako

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