Les agents de l’OZONE Mali montent au créneau : « Soulagez nos peines et Bamako sera assainie ! »

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Après la non satisfaction de leurs revendications, suite aux mouvements de grève du 05 au 08 et du 27 au 30 mars passés, les agents de Ozone Mali avec à leur tête le secrétaire général de leur bureau syndical, M Abdramane Sanogo sont montés au créneau le jeudi 26 avril, à travers un meeting populaire à la Bourse du Travail pour revendiquer leurs droits les plus élémentaires et décider la poursuite d’arrêt de travail jusqu’à la satisfaction de leurs doléances. Retard de payement de leur salaire, la relecture de la durée de leur contrat de travail, la sécurité dans leur lieu de travail… Les points de revendication prônés par les agents de la société ‘’Ozone-Mali’’ sont de plusieurs ordres, sans la satisfaction desquels la ville de Bamako croulera aussi longtemps sous les tas d’ordures. En tout cas, c’est ce qui ressort des déclarations faites lors de cette assemblée générale, à l’allure d’un meeting populaire des travailleurs d’Ozone-Mali. D’ailleurs la capitale malienne a durement ressenti les quelques jours d’arrêt de travail de ces gens en tenue orange. Partout le constat reste alarmant : les principaux boulevards du centre ville assiégés d’immondices, des poubelles remplies d’ordures dans les principales rues de la capitale, des tas de sable sur les grandes artères publiques, sans compter les déchets plastiques qui papillonnent partout. Sans connaitre à juste raison le calvaire de ces agents d’hygiène publique, certains estiment que la grève des travailleurs relève de l’insouciance. D’où des déclarations accusatrices portées à leur encontre. Cela comme si Ozone refuse de travailler. En réponse à cela M. Abdramane Sanogo, le responsable syndical des travailleurs d’Ozone-Mali a tenu lors de cette AG à rassurer la population de la capitale sur leur présence effective sur le terrain de la salubrité. « Nous sommes présents, Ozone est bel et bien présente mais nous sommes en négociation, nous attendons l’aboutissement de ces négociations à travers un cahier de doléances adressé à notre direction » a-t-il fait savoir, tout en affirmant qu’ils se sont rendus compte aujourd’hui que leurs emplois sont menacés parce que leur société traverserait un grave problème d’ordre financier. « La direction nous a fait savoir il y a à peine dix jours qu’elle n’a pratiquement plus d’argent, la mairie leur doit 15 milliards de franc CFA», à ce rythme poursuit-il, il ne serait pas étonnant de voir la société Ozone-Mali mettre la clé sous le paillasson. Par rapport aux rumeurs qui circulent sur le partenariat entre l’Ozone et la mairie de Ségou, le secrétaire général des syndicats d’Ozone Mali a rappelé qu’Ozone est une société prestataire de services, elle est partie à Ségou à la demande de la mairie de Ségou et est en train de signer un contrat avec la mairie de Ségou. Et d’ajouter que contrairement à ce qui se dit, cela n’a rien à voir avec la visite du Président de la République. « Si ces négociations aboutissent Ozone sera à Ségou et après cela elle sera à Sikasso ainsi qu’à Kayes » a-t-il révélé. A cet effet il affirma qu’après des discussions avec le directeur de l’Ozone, ce dernier lui a certifié que ce sont les agents de Ozone Bamako qui iront formés ceux de Ségou. A cet effet, son souhait le plus ardent est que cette grève prenne vite fin afin que chacun puisse continuer son travail. Selon M. Sanogo Ozone-Mali et les autorités doivent revoir la nature de leur contrat. « Si le Gouvernement paye ce qu’il doit à l’Ozone aujourd’hui, demain nos salaires seront augmentés » a-t-il fait savoir. C’est pourquoi il a lancé un appel aux autorités maliennes à s’exécuter. Cela, en payant ce qu’elles doivent à OZONE, seule gage pour la sauvegarde de l’emploi de 1382 travailleurs maliens qui travaillent à Ozone Mali. La colère et l’indignation se lisaient sur le visage de beaucoup d’agents d’Ozone présents à ce meeting. Le responsable syndical dira que grève prendra fin quand l’Etat payera ce qu’il doit à Ozone et quand nos salaires seront augmentés et régularisés. « Soulagez nos peines et Bamako sera assainie » a-t-il déclaré. Maïmouna Sidibé Source : aBamako aBamako

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