Hammadoun Amion Guindo, secrétaire général de la CSTM : « Le peuple malien, malade de l’insécurité, a faim et soif… »

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La Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) a célébré la fête du travail par un grand défilé à la promenade des Angevins le Mardi 01 Mai 2018. Le secrétaire général de la CSTM Hammadoun Amion Guindo a profité de l’occasion pour passer au crible les points des négociations entamées avec le gouvernement, des négociations qui semblent, de son avis, avoir du plomb dans les ailes. Il a aussi dénoncé les multiples failles du régime d’IBK. C’était devant les ministres de l’Education Nationale et de l’Industrie. Le secrétaire général de la CSTM Hammadoun Amion Guindo a entamé ses propos en faisant l’état des lieux de la grave crise dans laquelle est plongé le Mali depuis 6ans : « La tragique situation de crise et d’insécurité, à la dimension nationale et régionale entretenue et imposée à notre nation et à notre peuple depuis déjà quelques 6 ans, nous a profondément endeuillés et continue malheureusement chaque jour à nous endeuiller du plus profond de notre âme ». Le secrétaire général de la CSTM a répertorié le bilan funèbre de la crise qui a fait plus de 2000 personnes tuées sans oublier la fermeture des écoles privant des enfants d’éducation. Il a convié le régime du président IBK à changer de fusil d’épaule et de redresser la barre. Quant à la gestion du président IBK, le secrétaire général de la cstm a affirmé qu’un gouvernement qui n’est pas en mesure d’apporter à sa population les services auxquelles elle aspire, et cela au regard des contraintes financières et techniques, crée des frustrations. Ces frustrations de la population dues aux carences de l’Etat sont aujourd’hui ressenties dans tout le pays », poursuis-t-il. « Quand on ne convainc pas, de part nos actes quotidiens, nous fragilisons notre légitimité », a indiqué le secrétaire général. L’éducation, la santé, l’emploi sont devenus des marchandises hors de portée des citoyens, enchaine-t-il. Le secrétaire général de la CSTM Hammadoun Amion Guindo a souligné que le président de la République prend des actes qui violent les lois, malgré la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire consacrée par la constitution. « La corruption est à ciel ouvert et dans l’impunité totale aujourd’hui qu’hier », constate-t-il. Il a étalé certaines revendications du syndicat qui sont entre autres la lutte contre les licenciements massifs et abusifs dans les sociétés minières et de sécurité, de la régie du chemin de fer, de l’institut géographique du Mali etc. Selon Hammadoun Amion Guindo, la paix, la justice sociale, la stabilité et la cohésion nationale ne doivent pas être, dans un pays comme le nôtre qui vit les pires moments de son existence, des slogans et des messages de propagandes politiciennes pour tromper l’opinion nationale et jouir des privilèges de la communauté internationale. « Il est impératif de libérer notre pays et notre peuple du carcan de la politique politicienne et de la gestion calamiteuse des deniers publics… Le peuple malien malade de l’insécurité, a faim et soif et le remède à sa misère a pour nom sécurité et paix ». Concernant les prochaines élections présidentielles de juillet 2018, le secrétaire général de la CSTM a invité le nouveau président qui sera élu par les Maliens à avoir comme priorité la sécurisation effective de tout le territoire national, la sauvegarde de l’intégrité territoriale et l’amélioration des conditions de vie des populations. « Aucune tentative, aucune manœuvre ne nous détournera de notre mission qui est et reste pour nous la seule vérité à laquelle nous croyons. Notre centrale fidèle à la tradition s’investira davantage par des actes concrets chaque fois que les intérêts du peuple malien en général et des travailleurs en particuliers seront menacées, voire compromis », a-t-il lâché. Mohamed Ali Ag Ibrahim le ministre de l’industrie à fait savoir au secrétaire général de la CSTM que plusieurs efforts ont été consentis par le gouvernement malien afin de lui permettre de relever les défis auxquels le pays fait face. Moussa Samba Diallo Source : aBamako aBamako

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