Crise à Konsiga: Soumi rattrapé par son sectarisme primaire

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Précipitation ou sectarisme primaire, le chef de file de l’Opposition, Soumi champion, est mis au pilori par un Malien de l’extérieur qui lui reproche sa sortie imprudente et impudique pour un homme de sa trempe, sur la crise socio-politique dans la commune de Konsiga. Tellement blasé par la faillite de l’URD, dans une large mesure, à sa mission d’œuvrer pour la cohésion sociale à Yelimané et de protection des populations, qu’il s’interroge sur le genre de président auquel les Maliens devraient faire face en cas de victoire de Soumi à la présidentielle. Nous vous livrons in extenso le contenu de la lettre ouverte. Montréal au Canada le 27 avril 2018 Lettre ouverte au Chef de file de l’opposition officielle en république du Mali, Honorable Soumaila Cissé, Président de l’Urd, député à l’Assemblée nationale. Objet : Crise politico-sociale dans la commune de Konsiga dans le cercle de Yelimané. Honorable, d’ordinaire et faute d’avoir voix aux chapitres, le simple citoyen malien que je suis me contente, et ce depuis bientôt deux décennies, de forums de discussions sur Internet, de petites sections de commentaires dans les bas d’articles de presse ou tout simplement de coins de tables avec des amis pour nous indigner face à des dérives dont font régulièrement preuve nos hommes politiques. Aujourd’hui, je me permets, puisque la situation l’exige, de m’adresser directement à vous via cet outil. En effet, votre récente sortie sur la crise qui secoue, en ce mois d’avril finissant, la commune rurale de Konsiga dans le cercle de Yelimané a surpris plus d’un ! En vos qualités de Représentant du peuple à l’Assemblée nationale du Mali, de chef de file de l’opposition officielle place de la République, de Grand chevalier de l’ordre national, d’ancien candidat à la magistrature suprême et de surcroit, prétendant à la candidature de la deuxième force politique du Mali à quelques encablures des échéances électorales qui pourraient vous voir accéder à la plus haute fonction du pays (j’en oublie volontiers !), cette crise était une occasion pour vous de montrer au peuple vos qualités d’homme politique rassembleur et protecteur en qui le peuple doit avoir confiance pour la reconstruction du tissu social o combien désagrégé çà et là au Mali. Hélas ! Encore et encore ! Ce mercredi 25 avril 2018, lors d’une conférence de presse, vous affirmiez, relativement à cette crise socio-politique, aujourd’hui décennale et aux causes profondes, qui secoue la commune rurale de Konsiga, que la maison du maire fut incendiée par des jeunes du village de Kersignané, que l’édile fait l’objet d’attaques régulières et qu’il vit en exil hors de sa commune. Il est aisé d’avancer que les propos tenus lors de votre conférence de presse tendaient à faire de cette crise un enjeu politique en ce début de campagne électorale qui ne dit pas son nom. Une simple vérification par téléphone à n’importe quel habitant du village vous aurait permis d’éviter cette glissade. Le but de cette succincte lettre n’est pas de démentir vos propos tenus lors de ladite conférence de presse, car cela a largement, promptement et brillamment été fait par d’illustres fils de Yelimané, notamment des leaders de l’association Dagakane via différents médiums de communication qui ont pignon sur rue aussi bien dans le cercle de Yelimané qu’ailleurs au Mali. Honorable Cissé, vous êtes, comme moi, ingénieur de formation ; donc, recourez certainement souvent à l’extrapolation pour généraliser, à partir d’éléments fragmentaires, une loi à un ensemble dont les caractéristiques sont comparables ou identiques. Comprenez que l’ensemble en question est le cercle de Yelimané dont votre parti, l’Urd, a « l’exclusivité » du mandat de député depuis plus d’une vingtaine d’années. Çà et là dans cette circonscription, il y a des conflits politico-communautaires qui ne s’estompent pas depuis plusieurs années. Konsiga n’est malheureusement pas un cas isolé. Ce à quoi les braves populations de Yelimané aspirent, c’est la paix, des aménagements agro-sylvo-pastoraux, des emplois, la fin de l’émigration forcée (car imposée par des politiques désastreuses de l’État malien en matière de développement) qui conduit des jeunes gens à laisser leur vie dans le désert et dans les océans, j’en passe. Honorable, vous et l’Urd avez failli, dans une large mesure, à votre mission d’œuvrer pour la cohésion sociale à Yelimané et de protection des populations. La population de Konsiga, en particulier, et de Yelimané, en général, est blessée et se sent trahie par vous. L’honnêteté intellectuelle veut que vous vous ravisiez en retirant les propos non fondés que vous avez tenus à l’encontre de la jeunesse de Kersignané. Vous nous devez des excuses ! Prenez note que la population de Yelimané est décidée à prendre son destin en main et ne compte plus laisser les hommes politiques véreux, incapables de semer les germes d’un développement socio-économique dont elle est en droit d’attendre. À quel genre de président de la république devrons-nous nous attendre si vous veniez à remporter les élections présidentielles de juillet/août 2018 ? Gangara Ndiaye, ing., PMP Yelimane-nke établi au Canada. 2018-04-27 Source : aBamako aBamako

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