Front social : Le syndicat des administrateurs menace de boycotter la présidentielle

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Fatiguée d’attendre des réponses satisfaisantes à leurs doléances, l’Administration malienne vient de déposer un préavis de grève allant du 21 au 23 mai. En cas d’échec de cet arrêt de travail, les administrateurs entendent reconduire pour 5 jours leur mouvement. Pour des observateurs, ce débrayage constitue une réelle menace sur la ténue de l’élection présidentielle de 2018 à la date indiquée. Selon les responsables du syndicat, « si les administrateurs civils partent en grève aujourd'hui après 17 ans, car la dernière remonte à 2001, cela s'explique par la mauvaise volonté du gouvernement ». Les administrateurs disent avoir voulu éviter cette situation, en entamant une démarche responsable pour rencontrer respectivement les 22,27 et 28 février 2018 les ministres de la Fonction publique et son homologue de l'Administration territoriale avant de rencontrer le Premier ministre. Non contents de l’attitude du gouvernement, les syndicalistes ont décidé de taper du point sur la table. « Donc comprenez que c'est une grève imposée par le Gouvernement », souligne une note sur le préavis de grève. Les négociations achoppent autour de plusieurs points dont les plus importants sont la mise en œuvre d’un accord qui octroie aux administrateurs une prime de logement. Les administrateurs demandent aussi une prime de technicité et l’adoption d’un statut autonome pour leur corps. Les causes de ce préavis de grève résident dans le blocage des négociations qui étaient en cours depuis trois semaines entre les syndicats des administrateurs civils et le gouvernement. Pour rappel, les administrateurs civils du Mali courent dernière la mise en application d'un procès verbal de conciliation signé depuis le 4 novembre 2001. A cette revendication s'est joint un cahier de doléance qui a été soumis au gouvernement. A en croire les administrateurs civils, la réponse du gouvernement à ses revendications reste évasive et dilatoire. Des points essentiels font systématiquement objet de renvoi par le gouvernement. « Cette attitude dénote d'un mépris à l'égard des administrateurs civils et d'une discrimination dans le dialogue social », indique Mohamed Kanouté, membre du syndicat. Soumaila T. Diarra Source : aBamako aBamako

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