14e assemblée générale de l’ANAVEM: le secteur de l’élevage au Mali se porte bien

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L’Association nationale des vétérinaires mandataires (ANAVEM) a organisé, le samedi 5 mai, au Conseil national du patronat, la 14e session de son assemblée générale ordinaire. La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du ministre de l’Élevage et de la pêche, le Dr Dramane DAO ; en présence du président de l’ANAVEM, Mady KEITA ; du chargé d’affaires de l’Ambassade de Tunisie et les membres de l’Association. À la faveur des assises de son 14e assemblée générale, l’ANAVEM a saisi l’occasion pour faire des séances de formation, de recyclage et d’information à l’intention de ses membres. Dans ses propos introductifs, le président de l’ANAVEM, Mady KEITA, a affirmé que l’Assemblée générale ordinaire de l’ANAVEM est un cadre d’échanges, de formation et d’information entre les professionnels vétérinaires du sous-secteur d’élevage et aussi une contribution à l’épanouissement du titulaire du mandat sanitaire. Il a rappelé que le sous-secteur de l’élevage occupe la 3e place dans l’économie du Mali après l’or et le coton. Un secteur qui constitue la principale source de subsistance pour plus de 30 % de la population malienne et contribue pour 11 % au PIB, 24 % à la production du secteur rural, 80 % environ aux revenus des populations rurales et près de 20 % aux recettes d’exportations. « Le cheptel national occupe le premier rang dans l’espace UEMOA et le second dans l’espace CEDEAO. Les effectifs sont estimés à 10 941 400 bovins, 15 900 500 ovins, 22 141 650 caprins, 1 028 700 camelins, 549 270 équins, 999 200 assins, 83 200 porcins et 38 587 450 volailles », a précisé le président de l’ANAVEM, tout en plaidant pour un suivi, à travers les vaccinations pour garder la place qu’occupe notre pays. En ce qui concerne le mandat sanitaire, il a informé que la campagne 2017-2018 a enregistré les réalisations suivantes : 8 234 689 têtes de bovins vaccinées contre la péripneumonie contagieuse bovine ; 2 459 793 têtes de bovins vaccinés contre le charbon symptomatique ; 2 940 875 têtes de bovins vaccinés contre la pasteurellose bovine ; 1 504 986 têtes vaccinées contre les pasteurelloses ovines caprines ; 2 608 111 petits ruminants vaccinés contre la peste des petits ruminants ; 9 396 953 volailles vaccinées contre la maladie de Newcastle. Mady KEITA a souligné que 70 à 75 % de ces vaccinations ont été effectuées par les titulaires du mandat sanitaire. Aussi, a-t-il indiqué que la mission future consistera à aller vers le contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine et l’éradication de la peste des petits ruminants, à travers la mise en œuvre de vaccination de masse. Malgré le taux de réalisation relativement important, le président a signalé que les titulaires du mandat sanitaire travaillent dans les conditions extrêmement difficiles. Selon lui, leurs préoccupations ont pour noms la vente, la détention et l’utilisation des vaccins inactifs du laboratoire central vétérinaire par les non-professionnels, à cause de son circuit de distribution, qui risque de mettre en péril le cheptel national ; les tracasseries administratives ; l’insuffisance de l’appui de l’État, surtout dans le domaine de la formation continue et de l’équipement. Le chargé d’affaires de l’Ambassade de Tunisie a rassuré que son pays renforcera sa coopération et son soutien en faveur du secteur de l’Élevage dans notre pays. Quant au directeur général des services vétérinaires, il a reconnu les efforts de l’ANAVEM dans le cadre de la promotion de l’élevage au Mali. À son tour, le représentant du ministre de l’Élevage et de la pêche, le Dr Dramane DAO, a rappelé qu’en 1986, l’État malien, dans le cadre des réformes de son économie, a libéralisé la médecine vétérinaire permettant ainsi l’exercice, à titre privé, de la profession vétérinaire dont le mandat sanitaire. Selon lui, cette libéralisation avait comme objectif de créer des emplois pour les jeunes ; de soulager les finances de l’État et d’améliorer la qualité des services rendus aux éleveurs. Il a informé que des dispositions sont en cours pour lutter contre la vente illicite des médicaments par des non-professionnels. Ce qui, affirme le Dr DAO, passera par la mise en œuvre du programme UEMOA de lutte contre les médicaments illicites et le projet de création d’un service du médicament au sein de la Direction nationale des services vétérinaires. Il a enfin appelé les vétérinaires titulaires du mandat sanitaire à plus de professionnalisme dans l’exercice de leurs activités, c’est-à-dire la prophylaxie de masse et les traitements des animaux malades. Cette année, les participants à l’assemblée générale de l’ANAVEM ont eu droit à un atelier de formation avec le laboratoire pharmaceutique vétérinaire tunisien, MEDIVET, et son partenaire distributeur du Mali, MALIVET. Les exposés et les débats ont porté sur l’usage raisonné des antibiotiques en aviculture et l’usage raisonné des antiparasitaires chez les ruminants. PAR MODIBO KONE Source : aBamako aBamako

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