Mouvement fédéraliste panafricain : Bamako abrite la 2ème conférence régionale

21
Bamako abritera les 25 et 26 de ce mois la 2ème conférence régionale du mouvement fédéraliste panafricain qui regroupera 16 pays de l’Afrique au Mémorial Modibo Keïta. Avec comme thème : «Etats africains unis dans moins d’une génération, quelles actions de la jeunesse malienne ?» En prélude à l’événement, le président du comité national préparatoire du Mali, Mahamadou Wadidié, accompagné du parrain champion du mouvement fédéraliste panafricain, Adama Samassekou, l’artiste Tiken Jah Fakoly et le coordinateur adjoint du comité initiative international, Joomaay Fall, a donné un point de presse le jeudi 17 mai dans la salle de conférence de la Tour de l’Afrique. Cette conférence régionale regroupera toutes les associations panafricaines autour du thème «Etats africains unis dans moins d’une génération, quelles actions de la jeunesse malienne ?», avec comme objectif l’élaboration d’un plan d’action commun qui sera mis en œuvre par lesdites associations avec comme chef de file, le mouvement fédéraliste panafricain. L’objectif général visé par la rencontre de Bamako est de créer les conditions de la réussite du premier congrès fédéraliste panafricain à la date fixée par le comité d’initiative international provisoire. Le but principal est d’accélérer le processus de naissance des Etats africains unis par l’organisation dans chaque pays africain d’un référendum invitant les citoyens à voter pour ou contre l’adhésion à la fédération de leurs Etats. Dans le cadre de cette rencontre de Bamako, les organisateurs envisagent également de célébrer la journée de l’Afrique de manière toute particulière et inédite. Ainsi, en plus de la thématique qui sera traitée, il y aura des assises de la conférence sous-régionale, des visites des monuments de la Tour de l’Afrique et de Kwamé Kruma. Pour rappel, le premier Etat africain de l’histoire, l’empire antique pharaonique, a résulté de l’union de la haute et de la basse Egypte, le long de la vallée du Nil. C’est au cours des temps modernes que les grands empires africains (Ghana, Zimbabwe, Mali, Songhay, etc.) ont progressivement perdu leur souveraineté face aux attaques almoravides et portugaises combinées. Considérablement affaiblis par la très longue saignée esclavagiste des traites négrières tant transatlantique et transsaharienne qu’à travers l’Océan Indien, les peuples africains n’ont pas été en mesure de résister efficacement à la conquête et à l’occupation coloniale européenne au 19ème siècle. C’est ainsi que le consensus impérial issu de la conférence de Berlin en 1885 va initier le démembrement et le partage de notre continent qui perdure encore. Cependant, toute oppression entraînant résistance, la vaillante et patiente lutte des peuples africains contre les différentes formes de la domination étrangère (traite, esclavage, colonialisme, ségrégation raciale etc.) va se cristalliser à l’aube du 20ème siècle en un mouvement organisé et cohérent : le panafricanisme. Ainsi, en février 2015, les militants panafricanistes acquis à l’idée que l’Afrique peut et doit encore s’unir pour se développer dans la paix et dans la sécurité, ont créé le mouvement fédéraliste panafricain dont le seul objectif est de mener une campagne pour accélérer l’unification politique et économique des Etats africains. Il faut rappeler que le mouvement fédéraliste panafricain dont est membre le comité national préparatoire du Mali a pour vision : une Afrique nouvelle unifiée, pacifique, libre, démocratique et prospère, occupant sa juste place au sein de la communauté des peuples et du concert des Nations. Diango COULIBALY Source : aBamako aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here