Abdoul Nang : « L’opposition craint la défaite, et veut créer le chaos »

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La jeunesse ensemble pour le Mali était face à la presse le mardi pour dénoncer le caractère déstabilisateur de la manifestation du 2 juin de l’opposition Malienne. Elle l’a fait savoir à travers une conférence de presse à la maison de la presse en présence de Abdoul Niang, de Bouba Fane, de Yacouba Diakite et plusieurs associations et regroupements qui défendent le président Ibrahim Boubacar Keita. Mesdames et monsieur chers camardes, chers compatriotes, Le samedi 2 juin 2018, l’opposition malienne, certains candidats à l’élection présidentielle du 29 juillet prochain, des activistes ont organisées une marche bien qu’interdite par les autorités en raison de l’État d’urgence. La marche avait pour objectif d’exiger des élections libres et transparentes et de libérer l’ORTM. Ainsi, l’opposition manifeste sa plus mauvaise foi car elle a participé à tout le processus de préparation de l’élection à savoir : 1 – La Loi électorale L’opposition a participé à tous les travaux préparatifs et d’adoption de la loi électorale. Elle a proposé 12 amendements dont la majorité a été prise en compte. Sur Africable, le conseiller spécial de Soumaila Cissé, Malick Touré a lui-même reconnu que l’Etat a pris en compte nombre de leurs doléances. Parmi ses amendements, l’opposition a demandé et obtenu : - L’audit du fichier électoral, - La relecture de la loi électorale qu’elle a d’ailleurs votée, - La suppression des cartes NINA contre de nouvelle carte d’électeur biométrique qui seront disponible à partir du 08 juin prochain, - La prise en charge des représentants de l’opposition dans tous les bureaux de vote, 2- Le fichier électoral L’audit du fichier électoral était une requête de l’opposition pour renforcer la confiance des acteurs du processus électoral en général et du fichier électoral en particulier. Ainsi par la lettre n°236 PM-CAB du 21 février 2018, le Premier ministre a sollicité l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) pour faire l’audit du fichier électoral. L’OIF a ainsi dépêché un comité d’experts dans notre pays, appuyé à l’occasion par des experts nationaux, pour évaluer et analyser les opérations de révision des listes électorales, notamment la validation des électeurs potentiels, les opérations de radiation et de transfert, la création des centres et bureaux de vote, l’affectation des électeurs aux bureaux de vote en vue d’identifier les forces et les faiblesses du mécanisme de mise à jour du fichier électoral et définir les mesures correctives applicables. Conclusion finale du rapport remis au PM est claire : « sur la base des résultats des analyses et des investigations auxquels sont parvenus les experts, le Comité d’audit conclut que le fichier électoral du Mali, contenant 8000462 électeurs répartis dans 23 041 bureaux de vote, est suffisamment fiable pour permettre la tenue des élections générales de 2018. » (Déclaration du chef de la délégation de l’OIF) 2- Etat d’urgence Au sens la loi n°87-49/AN-RM du 10 août 1987 relative à l’état de siège et à l’état d’urgence l'interdiction de la marche à un fondement légal. Elle dispose en effet à son article 7 que : "La déclaration de l'état d'urgence donne pouvoir à l'autorité administrative compétente : 1- De réglementer ou interdire la circulation des personnes, des véhicules, ou des biens dans certains lieux et à certaines heures ; 2- D'instituer des zones de sécurité où le séjour des personnes est règlementé ou interdit ; 3- D'interdire le séjour dans tout ou partie d'une ou plusieurs circonscriptions visées à l'article 6, à toute personne cherchant à entraver de quelque manière que ce soit l'action des pouvoirs publics ; 4- D'interdire, à titre général ou particulier, tous cortèges, défilés, rassemblements et manifestations sur la voie publique" Sur l’aspect même politique, l’opposition n’a pas besoin d’organiser une marche pour anticiper la contestation des résultats d’une élection qui ne s’est même pas tenue encore. Cette opposition craint de perdre l’élection et joue de toute son imagination pour créer des conditions de chaos en vue d’empêcher l’élection. Les images montrées d’Igor Diarra prouvent que l’opposition cherche à communiquer pour accabler le gouvernement et les forces de sécurité. Un blessé ne fait pas de selfie avec sourire. Sur les vidéos, on voit bien que Tieblé Dramé a voulu forcer le cordon de sécurité et a même incité le jeune au tee-shirt blanc à tomber par terre pour faire croire qu’il a été agressé. Quant à Etienne Fakaba, c’est le comble ! Il dit être grièvement blessé par 30 agents mais retrouve ses forces aussitôt pour prendre photo et se mettre à poster des messages sur sa page. Ce type sens la haine. Chassé de la Présidence pour son comportement éhonté (avec une de ses élèves), il crie à la victime. L’acte filmé était délibéré ; les images ne montrent pas qu’on l’a forcé à embrasser la fille car il sourit même. Et même quand il a été chassé, il a voulu garder son passeport officiel. Lui qui prétend défendre la loi, a pourtant violé la loi qui dit que le passeport officiel cesse avec l’exercice de la fonction pour laquelle il a été délivré. Il crie à la cabale et à la victime quand la Minusma l’a licenciée. Il savait bel et bien que la collaboration avec l’ONU oblige à la neutralité et c’est bel et bien écrit dans son contrat qu’il a lui-même signé sans forcing. L’argument consistant à dire que l’ONU ne peut pas l’empêcher de militer est fallacieux. C’est lui qui ne doit pas accepter de travailler avec l’ONU dès lors qu’il préfère rester militant sinon dès lors qu’on s’engage, on respecte ses principes. Assez de manipulations de la part de cet arrogant qui croit être au-dessus de Socrate. 3- La demande de certification des élections C’est la nouvelle trouvaille de l’opposition. Chaque fois qu’une de ses demandes est satisfaite, elle invente un autre alibi pour accabler l’Etat. La certification des résultats ne fait pas partie du mandat de l’ONU. La résolution 2364 (2017) portant prolongation du mandat ne donne pas compétence à la Minusma de certifier les résultats du scrutin dès lors que la loi nationale n’est pas défaillante. Notre pays a des institutions basées sur la Constitution. Selon cette constitution, c’est à la Cour constitutionnelle qu’il revient de proclamer les résultats des élections présidentielles. Ne pas accepter ça revient à violer la Constitution. L’opposition a intérêt à cesser son jeu d’enfant gâté. Le cas de la Côte d’Ivoire n’a rien de comparable avec le Mali. En Côte d’Ivoire, il a fallu 10 ans pour que l’élection se tienne. Il a fallu un accord (Accord de Ouagadougou) pour que l’élection se tienne. Les parties ont de commun accord demandé à l’ONU (la MINUCI), de certifier les résultats car il y avait une guerre civile qui a pendant 10 ans empêché la tenue des élections. Ce n’est pas le cas au Mali. On n’a pas eu besoin d’accord pour tenir l’élection. Il y a déjà tous les indices pour la tenue du scrutin et l’opposition à tout intérêt à battre campagne qu’à marcher pour des raisons bidonne. Une opposition républicaine doit-t-elle appeler à la violence ? Quand Boubacar Karamoko Coulibaly appelle à la guerre civile, il montre véritablement l’agenda caché de l’opposition prête à faire couler le sang en cas de défaite. Ce type s’est accroché à son poste d’ambassadeur et a même dû être forcé de quitter. Il a manœuvré pour que son décret d’abrogation disparaisse et retarder son retour au pays afin de continuer à bénéficier des avantages du poste. Ils ont voulu avoir le SG de l’ONU de leur côté mais celui-là a compris leur jeu en évitant de se prononcer sur la demande de certification car il sait que ce n’est pas son rôle. Ils ont compté sur la France c’est pourquoi leurs visites régulières à Paris. Ils ont tous sauté sur l’occasion quand les médias français ont insulté le Mali. Leur attitude démontre que ce qui les intéresse n’est pas le Mali que des journalistes étrangers insultent mais le pouvoir. Ils ont compris que Macron n’est pas dans leur jeu. Ils se sont tournés vers ADO. La visite d’Etat d’IBK et le fabuleux accueil de celui-là par son homologue ivoirien les a refroidis. Leur dernière carte en désespoir de cause, c’est créer le chaos pour empêcher l’élection et espérer sur une transition pour être appelé dans un gouvernement. Bathily qui insulte aujourd’hui, a juré sans que personne ne lui demande, qu’il ne se présentera jamais contre IBK. Aussitôt viré du gouvernement où il a siégé pendant 4 ans et demi, il se fait l’opposant. Quelle indignité ! Soumaïla qui accuse IBK de népotisme. Qu’il nous dise quand est-ce que ses enfants ont fait un concours pour entrer dans les banques africaines ? N’est-ce pas le népotisme qu’il a utilisé pour placer ses enfants ? Où sont ses enfants quand il appelle aux enfants d’autrui pour marcher sous le soleil et les mettre en danger ? Ils ont ajouté la coupure de l’électricité et d’autres motifs comme raisons de la marche mais à vrai dire c’est pour camoufler leur objectif qui n’est autre que de semer le chaos en poussant la police à leur tirer dessus et accabler le régime. Chers camarades, Le malien peut être patient, mais pas d’une patience de sempiternelle lâcheté. Le Mali peut concéder tous les sacrifices mais ne se renie pas car il est un compendium de valeurs, alors à ceux qui veulent se jouer de nous, à ceux qui confondent patience et résignation, à ceux qui croient tirer les ficelles la nuit et prendre place sur notre natte le jour, à tous ceux-ci, je dis attention ! Le réveil du lion peut prendre du temps mais met toujours fin à la récréation. A bon entendeur salut Source : aBamako aBamako

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