Élection présidentielle : La majorité présidentielle joue à l’apaisement

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Hier, au cours d’une conférence de presse, le président de la Plateforme de la majorité présidentielle «Ensemble pour le Mali», Dr Bocary Tréta, a insisté sur le profond respect que le président de la République, le gouvernement et la majorité présidentielle ont pour la presse. A l’endroit des journalistes, il a exprimé ses regrets suite aux cas de désagréments que certains d’entre eux ont subis lors de la marche du 2 juin organisée par une partie de l’opposition malgré son interdiction par les autorités du District. Boucary Tréta a rappelé que la nouvelle Plateforme a été portée sur les fonts baptismaux le 26 mai dernier, à la place de la Convention de la majorité présidentielle (CMP). Forte de 68 partis politiques, a-t-il poursuivi, c’est cette Plateforme qui a sollicité la candidature du président IBK à l’élection présidentielle du 29 juillet. Levant un coin de voile sur la stratégie électorale de la nouvelle entité, Bocary Tréta a confié qu’à côté de ces partis politiques, il y a également près de 300 associations et organisations, un collège de leaders d’opinion, de notabilités, une centaine de députés de l’inter-groupe «Ensemble pour le Mali» qui vont se battre sur le terrain afin d’assurer la victoire au candidat Ibrahim Boubacar Keïta. Se prononçant sur l’organisation de la présidentielle de 2018, le premier responsable des forces politiques de la majorité a félicité le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga pour avoir déroulé son agenda électoral dès son installation. A l’en croire, le chef du gouvernement et son équipe se sont d’abord attelés à la mise en place du comité d’experts dont les travaux ont abouti à la relecture de la loi électorale à la demande de l’opposition. «La nouvelle loi électorale qui va organiser les élections est la loi de l’opposition malienne», a lancé Dr Tréta sans sourciller. Pour étayer ses propos, il a affirmé que l’opposition a obtenu en lieu et place de la carte NINA de nouvelles cartes d’électeur, malgré les contraintes de temps et le coût. Selon lui, l’opposition a également obtenu que l’organisation du bureau de vote soit revue, avec la désignation d’un assesseur par elle et d’un autre par la majorité. Un autre point important à l’actif du gouvernement, aux yeux de Bocary Tréta, porte sur l’audit du fichier électoral par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). «A partir de cet instant, il devient, pour nous, incompréhensible ce climat de suspicion que l’opposition veut entretenir. L’opposition veut jeter l’anathème sur la moralité des organisateurs des élections», a-t-il déploré. Avant d’ajouter qu’une élection n’est jamais gagnée d’avance. A ce propos, il assure que la majorité présidentielle y va avec humilité, responsabilité, respect pour l’autre, mais avec l’espoir de la gagner. Sur le cas de l’ORTM accusé à tort ou raison de censure, le patron de la mouvance présidentielle estime qu’en tant que candidat, Ibrahim Boubacar Keïta n’a pas et ne peut avoir plus de temps d’antenne qu’un autre candidat. Pour lui, cette question est prise en charge par le Comité de l’égal accès aux médias d’Etat qui statue devant les mandataires de tous les candidats. L’ORTM, en tant que média public, a relativisé M.Tréta, doit couvrir les activités du président de la République. Les préoccupations des journalistes ont porté sur le respect de la liberté d’opinion et de manifester, l’absence de la majorité au sein du comité de pilotage de la relecture de la loi électorale, sur la pertinence de faire remplacer la CMP par cette nouvelle coalition etc. Dr Bocary Tréta a donné des éclaircissements sur chacun de ces points évoqués, précisant que le gouvernement et la majorité sont très respectueux des droits de l’Homme. En revanche, il a invité les adversaires politiques à aligner leurs comportements, leurs discours sur les règles du jeu démocratique. «La démocratie a besoin de projets politiques et non d’invectives», a-t-il conclu. Interrogé sur la restitution de la loi électorale adoptée par l’Assemblée nationale, le député Moussa Timbiné, président des jeunes de la majorité présidentielle, a souligné que cet exercice qui se passe pendant l’inter-session, est un devoir pour tout député et pour tout parti politique. Cependant, a-t-il argumenté, il est difficile que les députés laissent le travail parlementaire pour aller faire la restitution, étant donné que le texte a été voté au cours de la session d’avril. Justifiant la mesure d’interdiction de la marche organisée par l’opposition, Mamadou Bakary Sangaré dit « Blaise » pense que l’Etat a exercé son devoir de maintien d’ordre pour éviter l’anarchie. «Le Mali a besoin de cette stabilité pour aller aux élections», a-t-il insisté. Massa SIDIBÉ Source : aBamako aBamako

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