Trio Mara-CMD-Konimba : Le FOSC en renfort ?

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Le Forum des Organisations de la Société civile (FOSC) présidé par M. Bakary Doumbia semble choisir son camp. Lui, qui a été identifié dans le campp de An tè A Bana aux lors des mouvements de contestation de la nouvelle constitution, est désormais sous l’escarcelle de Cheick Modibo Diarra. À titre individuel ou au nom du FOSC ? Pour le moment, à la lumière du discours du candidat CMD, la démarcation n’est pas grande entre Bakary Doumbia militant et son mouvement de la société civile FOSC. « Aussi, je profite de ce communiqué pour dire merci au Forum des Organisations de la Société civile (FOSC) et à son Président, M. Bakary Doumbia. Ce rassemblement autour de ma personne est bien leur initiative, et je tiens sincèrement à leur exprimer toute ma gratitude pour cet honneur. Le leadership et la clairvoyance du FOSC sont vraiment à saluer », peut-on lire dans la déclaration du président du RpDM suite aux engagements et aux soutiens de Konimba Sidibé et de Moussa Mara à sa candidature pour l’élection présidentielle du 29 juillet 2018. Modibo Koné : les 9 axes d’un contrat social Le dimanche dernier, l’ancien DG de la CMDT, Modibo Koné, a déclaré officiellement sa candidature à l’élection présidentielle du 29 juillet, à Ségou. L’occasion était bonne pour lui d’expliquer aux Maliens son contrat social basé sur neuf principaux points, dont le développement de l’agriculture, l’investissement, la lutte contre la corruption, la promotion de l’emploi des jeunes… Modibo Koné qui ambitionne d’ouvrir une nouvelle page pour le pays affirme être celui qui est capable de donner un nouveau visage au Mali. Pour cela, il souhaite œuvrer pour la reconstruction d’une paix inclusive durable, assurer la défense et la sécurité des personnes et des biens ; la restauration de l’autorité de l’État et l’assainissement de la gouvernance ; la promotion d’une école performante et apaisée en adéquation avec l’emploi et nos valeurs sociétales ; bâtir une économie solidaire par la promotion des petites et moyennes entreprises ; assurer un développement durable et une sécurité alimentaire pour les Maliens ; promouvoir la coopération régionale, sous régional et internationale ; accélérer l’industrialisation du pays sur la base de nos matières premières locales ; assurer un développement local axé sur les valeurs d’équité, de solidarité et conforme à nos valeurs ; et promouvoir le développement de la jeunesse ainsi que les sports, les arts et la culture. Présidentielle de juillet : la mue d’un ex-putschiste ! Moussa Sinko Coulibaly a officialisé, le 9 juin dernier, sa candidature à l’élection présidentielle du 29 juillet. Ancienne figure de la junte qui a renversé ATT en 2012, ce général démissionnaire se montre aujourd’hui très critique à l’égard du président sortant IBK. Après avoir remis son uniforme au placard en décembre dernier, l’ancien général putschiste veut-il réparer le crime qu’il a porté contre notre démocratie en se portant candidat à l’élection du 29 juillet prochain ? Un crime pour lequel il a pourtant été gracié par une loi d’armistice votée par l’AN. Divergence Peut-il se porter candidat à la présidence de la République ? Ancien fidèle d’Amadou Haya Sanogo, il avait été un des auteurs du coup d’État contre Amadou Toumani Touré, en mars 2012. Devenu ministre de l’Administration territoriale sous la transition, un poste auquel il s’était fait connaître en organisant les élections présidentielles et législatives de 2013. Il avait ensuite été maintenu quelques mois à ce poste par Ibrahim Boubacar Keïta. Désormais opposant au président sortant, l’ex-général entend incarner une troisième voie entre la majorité et l’opposition. Papouni : le fruit de l’échec des hommes politiques ? Comme beaucoup d’autres opportunistes de la scène politique malienne, Moussa Sinko Coulibaly, le candidat du Mouvement ne manque pas de prétexte pour troquer le treillis contre la politique. Pour désespérément tenter de faire rallier à sa cause les Maliens, Moussa Sinko Coulibaly allias Papouni ne cherche pas loin les raisons de son virage : « Les politiques maliens ont échoué. Il nous faut des solutions de rechange. Nous pouvons instaurer une vraie démocratie au Mali et corriger les erreurs commises depuis 1991. L’échec des hommes politiques pousse les autres corps socio-professionnels à s’intéresser à cette activité », justifie-il dans une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique. Malgré les efforts abattus ces cinq dernières années pour la réforme de l’armée, l’ancien général toujours nostalgique du treillis soutient que c’est la corruption qui bloque toujours les initiatives : « La corruption s’est installée au sommet de l’État. L’armée sert aujourd’hui de vache à lait aux hommes politiques. Cela ne permet pas d’obtenir des résultats sur le terrain. Il faut lutter contre cette corruption, tant au niveau des militaires que des politiques qui commandent l’armée. Sans cela, il sera difficile d’entamer un vrai processus de restructuration ». Contre ce fléau, il se porte en rempart ! Zeidan Ag Sidalamine : les raisons d’un choix en faveur de Soumi Dans une déclaration solennelle en date du 18 juin, M. Zeidan Ag Sidalamine apporte son soutien en faveur du candidat Soumaila Cissé, à la faveur de la présidentielle de juillet 2018. « J’ai décidé en toute lucidité de soutenir le candidat Soumaïla Cissé, ancien secrétaire général de la présidence de la République du Mali avec qui j’ai eu à travailler dans le cadre de l’application du Pacte national en 1992 », indique-t-il. Ce choix, selon lui, est motivé par la compétence de l’homme, son expertise, son expérience du pouvoir d’État, son attachement à la paix et à la cohésion sociale d’un Mali pluriel, uni, stable, émergent et solidaire. « En soutenant le candidat Soumaila Cissé, j’ai choisi la réponse politique et pragmatique aux problèmes de mon pays. Soumaila Cissé n’est pas seulement un candidat de figuration, il est le meilleur candidat pour réconcilier la nation, refonder l’État, redresser l’économie, protéger la République et consolider notre démocratie en péril », précise-t-il dans sa déclaration. Source : aBamako aBamako

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