Aliou Diallo et Olivier Couriol, ces hommes qui plombent le Mali…

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Conseiller financier proche du candidat Aliou Diallo, Olivier Couriol partage sa vie entre Bamako et Abu Dhabi où il est responsable des investissements du fonds émirati, Noor Capital. Cet homme se retrouve aujourd’hui impliqué dans plusieurs affaires de corruption en Afrique... Une affaire en or ? L’histoire de la mine de Kodiéran, pourrait être étudiée dans les écoles de commerce comme exemple de carambouille. Tous les ingrédients d’un scandale assuré sont présents : montages financiers opaques de plusieurs dizaines de millions d’euros avec des sociétés domiciliées aux Îles Vierges britanniques comme Martagon Investments Limited à Abu Dhabi ainsi que Matterhorn Fund et Sequoia Diversified Growth Fund (trois entités gérées par Olivier Couriol) ; collusion entre politiques et hommes d’affaires troubles, faible teneur en minerai dans la mine d’or. L’affaire commence en 2010 lorsqu’Aliou Diallo, entrepreneur malien, proche de tous les chefs d’Etats successifs de son pays et considéré comme l’homme le plus riche du Mali, transfère 25% des parts de sa société Wassoul’or vers une société allemande nommée Pearl Gold cotée sur le marché de Francfort. Olivier Couriol pilote la manœuvre mais ne reste pas dans l’ombre, puisqu’il s’installe dans un des fauteuils du conseil d’administration de Pearl Gold. Depuis huit années que dure cette affaire, ce spécialiste de la finance opaque se retrouve à tous les étages de cette fusée qui est sur le point d’exploser en plein vol. En effet, une instruction a été ouverte par le parquet de Paris contre Aliou Diallo et les noms d’Airbus et d’Olivier Couriol sont nommément cités dans l’enquête judiciaire. L’avionneur a du plomb dans l’aile Que vient faire le groupe aéronautique franco-allemand dans cette sombre affaire de mine d’or ? Pour comprendre, il faut suivre la piste d’Olivier Couriol car c’est lui qui en 2012 met en relation Pearl Gold et Airbus. En 2012, l’avionneur aurait investi 10 millions d’euros dans Kodiéran, selon le Spiegel. Bien que la diversification des activités soit un phénomène très à la mode chez les industriels, la présence de ce groupe dans la prospection aurifère en Afrique de l’Ouest paraît pour le moins surréaliste. Sauf si bien entendu, il ne s’agissait pas d’un véritable investissement mais d’un montage réalisé pour masquer le versement de commissions à divers intermédiaires afin d’obtenir des marchés militaires au Mali. Une affaire en or ? L’histoire de la mine de Kodiéran, pourrait être étudiée dans les écoles de commerce comme exemple de carambouille. Tous les ingrédients d’un scandale assuré sont présents : montages financiers opaques de plusieurs dizaines de millions d’euros avec des sociétés domiciliées aux Îles Vierges britanniques comme Martagon Investments Limited à Abu Dhabi ainsi que Matterhorn Fund et Sequoia Diversified Growth Fund (trois entités gérées par Olivier Couriol) ; collusion entre politiques et hommes d’affaires troubles, faible teneur en minerai dans la mine d’or. L’affaire commence en 2010 lorsqu’Aliou Diallo, entrepreneur malien, proche de tous les chefs d’Etats successifs de son pays et considéré comme l’homme le plus riche du Mali, transfère 25% des parts de sa société Wassoul’or vers une société allemande nommée Pearl Gold cotée sur le marché de Francfort. Olivier Couriol pilote la manœuvre mais ne reste pas dans l’ombre, puisqu’il s’installe dans un des fauteuils du conseil d’administration de Pearl Gold. Depuis huit années que dure cette affaire, ce spécialiste de la finance opaque se retrouve à tous les étages de cette fusée qui est sur le point d’exploser en plein vol. En effet, une instruction a été ouverte par le parquet de Paris contre Aliou Diallo et les noms d’Airbus et d’Olivier Couriol sont nommément cités dans l’enquête judiciaire. L’avionneur a du plomb dans l’aile Que vient faire le groupe aéronautique franco-allemand dans cette sombre affaire de mine d’or ? Pour comprendre, il faut suivre la piste d’Olivier Couriol car c’est lui qui en 2012 met en relation Pearl Gold et Airbus. En 2012, l’avionneur aurait investi 10 millions d’euros dans Kodiéran, selon le Spiegel. Bien que la diversification des activités soit un phénomène très à la mode chez les industriels, la présence de ce groupe dans la prospection aurifère en Afrique de l’Ouest paraît pour le moins surréaliste. Sauf si bien entendu, il ne s’agissait pas d’un véritable investissement mais d’un montage réalisé pour masquer le versement de commissions à divers intermédiaires afin d’obtenir des marchés militaires au Mali. Une fusée à plusieurs étages Cette question est d’autant plus pertinente que les activités de Kodiéran tournent au ralenti et chacun de se demander s’il y vraiment de l’or dans la mine. En 2016, les opérations d’extractions n’avaient toujours pas commencé ! Selon Mediapart, un des responsables de la mine a écrit dès 2012 : « Les teneurs en or du concentré issu de la mine sont « ultra basses. Nous ne pouvons pas le dire au monde extérieur car personne n’essaiera de récupérer de l’or. » Pourtant, malgré ces informations et une mine à l’arrêt, Pearl Gold a continué de lever des fonds sur les marchés. Certaines sources proches du dossier n’hésitent pas à évoquer une éventuelle escroquerie imaginée par Aliou Diallo et Olivier Couriol pour attirer des investisseurs naïfs ou désinformés. Ainsi, les deux compères ont réussi à faire d’une pierre deux coups : la mise en place d’un paravent pour masquer une possible opération de corruption tout en faisant une belle opération financière. Gagnants sur tous les tableaux, jusqu’à ce que la justice s’en mêle… Source : aBamako aBamako

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