BK-Soumi: les racines de la haine

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Mars 2012, Soumaïla Cissé tenait rang de grand favori pour la présidentielle. Sa carrière d’économiste distingué, d’ancien ministre des Finances et de président de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) faisait de lui le candidat idéal pour redresser un taux de croissance trop faible du pays. Mais voilà, l’annexion des deux tiers du pays mais surtout le putsch du capitaine de Kati vont changer fondamentalement la donne. Un an et demi de crise et de guerre plus tard, le constat est tout autre… Mais entre IBK et Soumi, le contentieux va au-delà de la crise. L’adversité politique entre les deux hommes en vue de cette présidentielle n’est que pointe émergée de l’iceberg d’une inimitié longtemps entretenue. Fierté et naïveté d’un grand frère, prétention et arrogance d’un petit frère qui veut prend sa revanche. La présidentielle de 2013 Pour la présidentielle de 2013, la communauté musulmane, à travers Sabati 2012, a fait confiance au guide spirituel de la Tidianya Hamalliste, autour de Chérif Mahamedoun Ould Cheick Hamahoullah dit M’bouillé, pour choisir un candidat. Rendez-vous a été pris le vendredi 19 juillet à la Zawiya du Chef spirituel, à Nioro du Sahel. Après les différents discours de bienvenue, l’honneur est revenu au Chérif de Nioro pour prendre la parole pour donner le nom du « candidat des musulmans » : «Ce que je cherchais, chez le candidat idéal pour le Mali, se retrouve chez le candidat Ibrahim Boubacar Kéita. Même si je n’ai pas de coloration politique, j’ai tout de même des convictions. Tout ce que je fais, c’est pour le Mali et seulement pour le Mali. Toute personne, respectueuse de nos us et coutumes, a mon adhésion. Maintenant, il nous faut un homme de qualité, de bonne conduite dans la gestion de l’Etat et respectueux envers son peuple ». Le Cherif de Nioro invite donc tous les Hamallistes, les militants de Sabati-2012 et tous les musulmans qui désirent se joindre à eux de voter pour le candidat IBK, le dimanche 28 juillet 2013. Pour faire élire ce candidat choisi par lui, à la demande de Sabati 2012, le Chérif de Nioro met la main à la poche et débloque la somme de 100 millions de F CFA. La messe est dite. Elle déchaine la colère dans le camp de Soumi. Le Saint homme, le vénérable Cheick est traité de tous les noms. Et les menaces pleuvent : Si Soumaila Cissé devient président, on chassera du Mali ce marabout… qui a pris fait et cause pour IBK ! Ils sont allés loin, trop loin ! Pour recadrer la dérive injurieuse envers un dignitaire respecté, dérive qui a particulièrement indigné l’ensemble de la Communauté musulmane, Soumaïla Cissé tente la pirouette, feint de se démarquer lors de sa visite le dimanche 11 août 2013, après avoir voté, au siège du Parena. Venu remercier Tiébilé Dramé pour le soutien courageux à sa candidature, se démarquant de ses fantassins, mis en mission pour insulter le Chérif de Nioro, ou changeant de position, le candidat Soumaïla Cissé chargera Tiébilé Dramé d’aller dire au chérif de Nioro qu’il est musulman comme lui et que s’il devient président de la République, personne ne sera chassée de ce pays. Mais la charge de l’homme, qui voit la victoire filer entre les doigts, est virale contre son « grand-frère » d’adversaire : « On dit que je ne suis pas musulman, que je suis un cafre, mais Dieu seul qui a gouté au Whisky et qui ne l’a pas fait. Pour certains, ce n’est pas le Mali d’abord, c’est moi d’abord. Ce n’est pas pour le bonheur des Maliens, c’est pour le malheur des Maliens. Les slogans ne font pas l’homme. Je demande à mon grand-frère IBK de savoir raison gardée. J’ai été ministre des Finances, je sais des choses. Qu’on ne me pousse pas à dire certaines choses. Le président de l’URD est aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, je sais qu’il sait des choses. Quand je me rends compte que celui qui doit me donner des conseils en tant qu’ainé se retrouve dans les caniveaux, alors il faut soigner le mal ». Secrets d’alcove qui virent en pure délation ? Contentieux Adéma Soumaila Cissé se donnera le temps et les moyens, cinq années durant, de dénigrer, d’invectiver et trainer la boue un homme qu’il appelle publiquement grand frère et voue aux gémonies en privé. Avant le soutien affiché du Chérif, le contentieux était déjà épais entre les deux « frères », « fils de Boubacar Keïta et de Bocar Cissé », tous deux brillants cadres maliens issus de William-Ponty. A Paris, où ils ont fini leurs études, l’ingénieur Soumaila Cissé travaille pour les grandes entreprises (Pechiney, Thomson, Air-Inter) tandis que le spécialiste en relations internationales, IBK, après ses cours de bénévolat qu’il dispensait dans les foyers, s’engage pour un temps au Fonds européen de développement (FED) avant de rejoindre « Terre des Hommes France » pour sillonner les contrées lointaines de son Mali natal. Le parcours professionnel en France de Soumaïla Cissé (bureaux climatisés) le rend meilleure à IBK (travailleur d’ONG) ? A la Vérité, le président de l’URD, le fils de Bocar Cissé s’est toujours surestimé, considéré meilleur à celui de Boubacar Keïta, s’il ne le traite pas avec mépris… Témoin, l’interview qu’il a donné à l’agence chinoise Xinhua, le 10 août 2013 : « Croyez-moi, j’y crois et j’ai encore plus de raisons d’y croire. Parce que l’adversaire je l’ai déjà battu. Parce que l’adversaire j’ai travaillé avec lui. Cet adversaire, je le connais. Je connais les vraies capacités, je connais la vraie implantation. Vous savez, quand moi j’ai 33 députés, il en a 11. Il n’y a pas de génération spontanée de forces politiques. Ça se prépare pendant longtemps. Je suis de loin mieux implanté que lui sur l’ensemble du pays ». Si IBK a été militant de première heure du Parti Malien du Travail (PMT) et du Front démocratique national et populaire (FDNP), Soumaïla Cissé est signataire de la lettre ouverte du 7 aout 1990 demandant l’ouverture politique. Membres fondateurs de l’ADEMA-PASJ, tous les deux, IBK est élu dès le congrès constitutif dans le Comité Exécutif comme 1er Secrétaire aux relations internationales, président du parti en 1994, vice-président de l’Internationale socialiste, tandis que Soumaila Cissé devra attendra 2000 pour entrer dans le saint des saints. Entré le même jour (7 novembre 1993) dans le gouvernement de Abdoulaye Sékou Sow, IBK sera promu rapidement Premier ministre (4 février 1994) et devient dix ans le patron du tout-puissant ministre des finances Soumaïla Cissé, propriétaire de « bateaux de plaisance » dans un Mali où le panier de la ménagère est désespérément vide, surtout depuis la dévaluation survenue en 1994. Présidentielle de 2002 Pour renverser la tendance, et ne pas « subir Ibrahim encore 10 ans», Soumaïla Cissé s’oppose à l’idée de candidat naturel et organise un front anti-IBK dit, Front de la «Rénovation», qui réussit en octobre 2000 à chasser IBK de l’Adéma, se vantent ses partisans. Le destin des deux hommes se croisent à la présidentielle de 2002 où, contre toute attente, Soumaïla Cissé est préféré à IBK pour le second tour. Au lieu de faire comme ATT, en se déplacement à Sébénikoro pour solliciter le soutien de son grand frère, le candidat Soumaïla, déjà trahi par son parti, incapable de faire preuve d’humilité, lui envoie une lettre d’incorporation dont notre confrère Le Pouce publie des extrait en février dernier : « En ces moments cruciaux de choix pour la nation, pour nos familles, pour nos amis, pour tous ceux qui croient en nous et pour nous-mêmes, je m’autorise, en tant que jeune frère, à venir retrouver mon grand frère de toujours, Ibrahim Boubacar Kéita…. Cher frère, je viens t’écouter, recevoir tes conseils et ta bénédiction et te dire combien aujourd’hui plus que jamais la nation a besoin de toi. Je me rappelle cette pensée réconfortante que tu as eue à mon endroit à des moments difficiles de ma vie politique. Tu as dit ceci : « je suis sûr que les fils valeureux de ce pays se retrouveront ». Il l’apprendra à ses dépends. L’appel d’IBK à voter ATT creusera davantage, et à jamais, le fossé entre les deux hommes. Ce n’est donc pas étonnant que ce dimanche 11 août 2013, au siège du Parena, Soumaïla Cissé fasse passer son « grand frère » comme un buveur de Whisky… La politique, disait Jules Roumain, n’est-elle pas l’art d’arriver par n’importe quel moyen à une fin dont on ne se vante pas ? Depuis la Présidentielle de 2013 C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre son déplacement enfin, le lendemain, lundi 12 août 2013, nuitamment (11 ans après) à Sébénikoro pour voir son « grand frère ». Non pas cette fois-ci pour solliciter ses voix, mais le féliciter pour sa victoire nette au second tour de la présidentielle. Et le tirage injurieux qui suivra le lendemain 13 août lors de sa conférence de presse, comme si ce n’était pas le même homme ! Celui qui a accouru avant même la proclamation des résultats provisoires pour féliciter son «grand-frère » pour avoir remporté le second tour de « belle manière » ( « Ibrahim Boubacar Keita a gagné ces élections de belle manière, je me dois de le féliciter, contrairement à la tradition du coup du fil, j’ai préféré une tradition malienne de me présenter chez lui dans son domicile de lui souhaiter tous les succès qu’il mérite. Je suis un démocrate, un républicain, je suis pour l’avenir de la démocratie et pour l’avenir de mon pays. Je déclare solennellement accepter les résultats que le Gouvernement proclamera. Je n’introduirai aucune requête auprès de la cour constitutionnelle »), tient un autre langage ce mardi 13 août devant la presse troublée. Il affirme, lors de son point de presse : « les 1er et 2e tours ont été émaillés d’irrégularités qui ont entamé largement la sincérité et la crédibilité de cette élection. L’instrumentalisation de l’armée et l’utilisation de l’appareil du commandement à des fins partisanes ont atteint une proportion jamais égalée dans ce pays. La période électorale a malheureusement été l’occasion d’une campagne nauséabonde de stigmatisation recourant à l’ethnie, à la région et à la religion. Ceux qui sont descendus dans les bas fonds de l’ethnicisme, du racisme et de la division des Maliens ont rendu un trop mauvais service à notre pays qui se bat pour réaffirmer son unité et sa cohésion » Comme tout bon politicien, Soumaïla Cissé sait qu’un peu de sincérité est chose dangereuse ; beaucoup de sincérité est absolument fatal. Durant les cinq années qui vont suivre, le mauvais perdant de la présidentielle de 2013 va traduire la maxime dans les faits. Commençons au tout début. Lors de sa conférence de presse historique du mardi 13 août 2013, Soumaïla Cissé avait pris l’engagement : «Pour ce qui me concerne, je ne poserai aucun acte, ne tiendrai aucun propos susceptible d’affaiblir mon pays ou de porter atteinte à la cohésion de notre nation…C’est au regard de la fragilité du pays, que mes alliés et moi, ne souhaitent pas ouvrir une page de contestation et d’instabilité au Mali… J’ai dis à tous mes partisans que nous avons perdu les élections, que nous devons rester dignes et accepter la défaite. Ceci doit nous amener à un comportement vertueux par notre propre intégrité, par le rassemblement de nos forces, par l’étude de la situation, de manière à voir qu’est-ce qu’on peut faire pour le Mali demain. Dans ce cas nous devons faire en sorte qu’il y ait une vraie réconciliation des cœurs et de l’esprit. Nous allons contribuer au rassemblement, à la réconciliation, nous serons disponibles pour aider toutes les bonnes volontés de l’intérieur comme de l’extérieur pour que la paix se consolide dans notre pays ». La suite, tout le Mali peut en témoigner : En février 2014, Soumaïla Cissé, commence à dégainer. Dans une Interview à Jeune Afrique, il estime que les premiers mois du président IBK ont été « besogneux » et qui’il semble que ce dernier a « du mal à dégager des priorités ». Piaffant de prendre sa revanche sur son grand frère, dont le régime a été secoué au cours de cette première année par plusieurs crises (Kidal, affaires d’avion, d’équipement militaire…), Soumaïla Cissé saisit l’occasion espérant porter l’estocade. Lors d’un meeting tenu, le dimanche 7 septembre 2014, au Palais de la Culture Amadou Hampaté Bah, il charge son « grand frère » : -le jour de son investiture, IBK avait la confiance du monde entier. Mais aujourd’hui, cette confiance a disparu. IBK s’est ainsi montré incapable de débloquer les 2000 milliards promis au Mali à Bruxelles. -le pouvoir actuel ne pense, souligne Cissé, qu’à acheter des avions pour son confort et se soucie peu du panier de la ménagère. -le Mali a perdu Kidal sous le règne d’IBK, -IBK n’a fait aucun périple majeur dans les régions et cercles pour savoir les difficultés des Maliens : il ne fait que voyager à l’international, etc.. Soumaïla Cissé ajoute : « J’avais dit, lors de la campagne, que gouverner le Mali n’était facile car cela demandait de se lever tôt et de se coucher tard. De nos jours, mes propos prennent toute leur dimension. Le Vieux ne fait que la promotion de sa famille et de ses proches, notamment à travers la passation de marchés douteux. Il a oublié le bonheur et l’honneur des Maliens… Le FMI, la Banque Mondiale et l’Union Européenne sont unanimes à affirmer que le Vieux et sa compagnie ont fraudé et ont alors décidé de suspendre leur coopération avec le Mali. C’est une honte pour notre pays ! De nos jours, même ceux qui ont voté pour le Vieux ne lui font plus confiance à cause de ces affaires d’avion et de marchés d’armements. Le Vieux tente de faire passer l’opposition pour un groupe d’apatrides; or, nous aimons ce pays, nous n’accepterons pas qu’il soit détruit sous nos yeux… Tiékoroba dèsèra ! Le Vieux n’a plus la capacité de gérer le pays; le temps est orageux mais je souhaite que Dieu nous préserve de l’orage ». Trois ans après, l’inspiration prodigieuse du Rasta transformera « Tiékoroba» en « Boua ». Et depuis c’est la mode. Mais avant. Trois mois après cette jubilation du petit-frère (septembre 2014), le FMI reprenait sa coopération avec la Mali et les audits commandités sur les affaires fortement instrumentalisées par l’opposition à l’époque ont blanchi IBK et son régime. Le prix de l’avion était dans les normes ; et les équipements militaires entraient dans le cadre des prérogatives régaliennes d’un Etat souverain. En vue de la présidentielle de 2018 Soumaïla Cissé qui s’est offert, depuis le 11 août 2013, les services de Tiébilé Dramé ne rate plus une occasion pour vilipender IBK et son régime, pour verser dans la conjecture, la délation, et la subversion. Comme ce fut le cas le 19 septembre 2015 à la Maison des Aînés, où un procès à charge a été instruit contre le régime en guise de bilan. S’estimant plus « légitime que le Premier ministre car le Président peut changer le Premier ministre à tout moment, tandis que cela n’est pas possible avec le chef de fille » (conférence de presse du jeudi 30 juillet 2015), Soumaïla Cissé qui a une haute idée de lui-même feint d’oublier que le Chef de file est aussi nommé par décret du Président de la République (décret N°0428) qui, parallélisme des formes oblige, peut rapporter n’importe quel des décrets signés par lui. Prenant alibi de la démolition des maisons à Souleymanebougou, Soumaïla Cissé se laisse aller lors de la conférence de presse du jeudi 30 juillet 2015 : « Après les affaires d’avion, les matériels d’armement et l’engrais frelaté, le régime d’IBK vient de prouver une fois ses faiblesses et sa corruption en octroyant des maisons des pauvres aux ministres … Aujourd’hui, la Nation est meurtrie, la République est fragilisée, la démocratie fracturée. Les Maliens se sentent humilier, indignement traités et trahis. Ils subissent un quotidien insoutenable. Ils deviennent de plus en plus nostalgiques du passé. On a l’impression que dans ce pays, un scandale chasse un autre chaque jour que Dieu fait. Les scandales sont devenus la règle. Pour ce régime, le peuple ne constitue plus une priorité » Arrive l’épisode de la révision constitutionnelle. Depuis le 4 septembre 2013, IBK n’a jamais été confronté à une telle fronde. Soumaïla Cissé et ses partisans, qui savent que le référendum constituerait un test électoral majeur pour leur adversaire, feront tout l’empêcher de tenir. Ils accusent IBK de tout et de rien. Comme cette tautologie concernant le Kankelentigi : « Ne pas respecter la parole donnée dans une société comme la nôtre, c’est inacceptable. Il a été élu en disant qu’il ramènerait la sécurité. Or les groupes armés signataires de l’accord de paix continuent de s’entre-tuer. Sans cessez-le-feu, il est impossible de parler de progrès dans le processus de paix. Il y a aussi des problèmes de gouvernance, avec du népotisme et des contrats surfacturés… La situation actuelle est la pire que le Mali ait jamais connue. » Pire que le temps de l’occupation ? Le journaliste de Jeune Afrique en ce mois d’août 2017 qui l’entretient n’est pas dupe. Aussi, se permet-il : « Vous avez aussi une revanche personnelle à prendre sur IBK… ». Piqué au vif, le Chef de file de l’opposition se recadre : « ce n’est pas une question de revanche… Nous ne travaillons pas contre quelqu’un, mais pour proposer une alternative ». Mais qu’a-t-il fait donc depuis 2000, si ce n’est faire tout vainement contre la volonté de Dieu ? Surfant avec dextérité sur la réalité et manipulant à souhait les faits, à l’occasion de la présentation de ses vœux à la presse en janvier dernier, l’honorable Soumaïla Cissé estime que, pour avoir demandé des comptes sur les fonds mis à sa disposition en tant que Chef de file de l’Opposition, IBK doit partir : l’avenir du Mali est en jeu et que le Président sortant n’est point à la hauteur de ces enjeux, a-t-il dit. Les Maliens ont été dupés en 2013, dira Soumaïla Cissé qui ajoutera que « pour en finir avec la crise, le Président sortant doit sortir ». Moment d’énervement où les propos dépassent la pensée ? Non ! Soumi est dans une logique constante. Il n’a jamais intégré, depuis 2000, IBK président du Mali. C’est pourquoi ce 29 juillet, lors d’une conférence de presse de l’Opposition, il confirme le fond de sa pensée. IBK ne doit pas se représenter. Il doit céder le pouvoir. « Si IBK refuse de céder le pouvoir, il ne nous restera plus qu’à le lui arracher, car, ce n’est pas sa propriété privée ! » Averties par les palinodies d’une opposition subversive, l’ONU et la Communauté internationale se refusent désormais de marcher dans la combine. C’est « non » à la certification demandée ; et prière de stopper la stratégie d’émeutes pour basculer le pays dans l’aventure. A suivre… La rédaction Source : aBamako aBamako

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