Mise en œuvre de l’Accord de paix : La CMA constitue un obstacle

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La 26e Session du Comité de Suivi de l’Accord de paix prévoyait l’évaluation de la mise en œuvre de la feuille de route relative aux questions prioritaires et l’examen approfondi du Rapport de l’Observateur indépendant notamment les recommandations. Mais c’est seulement le point relatif à un arrangement global entre les parties maliennes sur la répartition des postes de responsabilités au niveau des cercles qui a été examiné bloquant le bon déroulement de cette session. Après 25 sessions, cette 26e session du Comité de Suivi de l’Accord pour la paix était placée sous le signe de la consolidation des acquis. À 24 heures de l’ouverture des travaux, les questions de postes qui ont longtemps mis en retard l’application de cet Accord signé depuis 2015 ont refait surface. «Au niveau de la répartition, nous avons travaillé trois mois durant. Il y a consensus autour de tous les cercles sauf celui de Gourma Rarhous. À la veille de l’ouverture de la 26e session, au moment de valider le document, la CMA a envoyé un groupe pour qu’on discute à nouveau sur tout. Chose que nous n’avons pas acceptée», dit Fahad Almahmoud de la plateforme. La Coordination des mouvements de l’Azawad qui est accusé d’être à l’origine de ce blocage refuse de se prononcer sur les raisons qui l’ont motivé. La communauté internationale conformément à l’Article 18 de l’Accord a fait une proposition pour régler la situation. «Nous avons pensé hier que nous étions proches d’un accord global, il subsistait un point de divergence concernant le cercle de Rarhous. Ce matin la communauté internationale a proposé comme l’autorise l’Accord en son article 18 que ce cercle soit pourvu par le Gouvernement par une personnalité indépendante et neutre vis-à-vis de l’ensemble des parties. Cette proposition a été refusée. Comme vous le savez, la Communauté internationale ne peut pas imposer, mais juste proposer », a dit Ahmed Boutache, Président du Comité de Suivi de l’Accord, visiblement très en colère. Le refus de cette proposition par les groupes armés entraine un blocage dans la mise en œuvre de l’Accord à un mois de l’élection présidentielle. 72 Heures c’est le temps donné par le Comité de Suivi de l’Accord aux groupes armés pour trouver une solution à ce problème. Mohamed Sangoulé DAGNOKO Source : aBamako aBamako

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