Lutte contre l’extrémisme violent: le CNJ-Mali sensibilise les jeunes de Bamako

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Causerie débat sur les questions relatives à l’extrémisme violent en milieu jeunesse, telle est la noble mission pour l’exécution de laquelle le Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ-Mali) et son partenaire de l’ONG Internationale Acord ont entamé des séances de sensibilisation en direction de la jeunesse malienne, dans le cadre de l’exécution du projet ‘’Jeunesse Alafia’’. Il y a une année, le projet « Jeunesse Alafia: Actions des Jeunes en faveur de la Consolidation de la Paix inclusive et de la Lutte contre l’extrémisme Violent » a été lancé à la Maison de la presse. Initié par le Conseil national de la jeunesse du Mali, en partenariat avec l’association Accord, le projet a pour but de contribuer à améliorer la participation des jeunes hommes et femmes à la construction de la paix au Mali, en leur donnant la possibilité de s’informer, de renforcer leurs connaissances et capacités pour se faire entendre, d’améliorer leurs conditions économiques et de s’engager dans le dialogue pacifique afin de diminuer les risques d’adhésion aux groupes extrémistes et favoriser la paix. Depuis son lancement, le CNJ-Mali est à pied d’œuvre pour jeter les bases de la réflexion sur la nécessité de préserver la paix. Par ces échanges avec la couche juvénile, il s’agit, selon les initiateurs, de mettre les jeunes au cœur des questions sur le terrorisme et l’extrémisme violent devenus des gangrènes sociales, dont les jeunes sont malheureusement les premiers concernés en tant qu’acteurs, mais aussi victimes dans l’évolution de ce fléau. Voilà pourquoi ces causeries débats, qui ont démarré, par la rive droite dans le District de Bamako, le dimanche 10 juin, à la Direction régionale de la jeunesse en commune V, se sont poursuivi à la rive gauche, à la Maison de la femme de Darsalam en commune III. Ces échanges ont été l’occasion entre les participants, constitués des organisations de jeunesse, des leaders d’opinion, des religieux, de mieux aborder le sujet. Les débats ont permis aussi aux participants de se convaincre que la recrudescence de la violence est fortement liée à la non-occupation des jeunes qui reste une raison conséquente pour eux de facilement tomber dans les sillages des vendeurs d’illusions que sont les terroristes. Ainsi, qu’ils ont convenu de la nécessité de mettre en place des mécanismes d’encadrement des jeunes afin de les épargner et de les mettre à l’abri de ce fléau notamment donner de l’emploi aux jeunes, les faire occuper des activités socio-éducatifs, culturelles et sportives… Les discussions ont aussi porté sur le lien entre l’extrémisme et l’immigration irrégulière qui a été abordé par les participants. Car il ressort des différents témoignages que plusieurs terroristes sont des candidats malheureux à l’immigration. D’où, un plaidoyer en faveur de l’emploi des jeunes. Car seul l’emploi, estiment-ils, peut les épargner de ces illusionnistes. En tout cas, des précisions données par les initiateurs, des débats similaires seront organisés, dans les jours à venir, par le CNJ en partenariat avec l’Ong internationale Acord à l’intérieur du pays. Il sied de préciser que le projet jeunesse Alafia est une initiative du Conseil national de la jeunesse exécutée en partenariat avec l’Ong Acord. Financé par le fonds Peace building fund (PBF) des Nations Unies, il a pour objectif de consolider la paix, à travers ses instruments que sont l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger et la résolution 2250 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Par Mohamed D. DIAWARA Source : aBamako aBamako

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