Élection présidentielle : Les partisans du candidat Ibrahim Boubacar Kéita, auraient pourtant tort de ne pas envisager sérieusement l’option d’un second tour

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Pour les partisans du président sortant, la victoire dès le premier tour est le seul objectif poursuivi. Pour leurs adversaires, un second tour sera nécessaire pour déterminer le vainqueur de ces élections présidentielles dont le premier tour est annoncé pour le 29 juillet prochain.

L’issue de l’élection présidentielle du 29 juillet 2018, demeure très incertaine à quelques jours du vote. Si, sur les 24 candidats, ils sont seulement trois (selon un récent sondage) à sortir du lot, on ne peut, cependant pas, dire, avec certitude, le nom du futur président du Mali. Ça se jouera serrer, dit-on, et chaque camp devra sortir le grand jeu pour pouvoir l’emporter.

Le président sortant, Ibrahim Boubacar Kéita, est pourtant donné favori de ces grandes élections. Il peut mettre en avant son bilan quinquennal pour séduire l’électorat. Un bilan jugé globalement positif eu égard aux nombreuses réalisations faites malgré le contexte. Sur le plan militaire, IBK a su amorcer le réarmement moral et matériel d’une armée qui était à terre. Des primes ont été octroyées aux militaires et leurs familles ; des formations sont données afin de relever le niveau du soldat malien ; du matériel a été acheté pour accroitre la capacité opérationnelle de l’armée etc. Le tout consigné dans une loi dite de programmation militaire. Sur le plan social, le pouvoir sortant a consenti d’énormes efforts pour satisfaire les multiples demandes sociales. On peut noter, à titre d’exemples, l’augmentation des salaires des fonctionnaires ; la revalorisation des indices sur traitement de salaire liés à l’INPS et autres taxes et impôts ; Sur le plan transport, le réseau routier a été élargi ; des barrages ont été construits ; Sur le plan infrastructures de développement, des usines sont sorties de terre offrant emplois et plus-value à l’économie nationale. Par ailleurs, des politiques plus réfléchies, ont été adoptées afin de permettre à notre pays d’amorcer un vrai développement. Il s’agit notamment de la politique agricole qui est venue booster les performances dans le secteur agricole. Sur le plan sécuritaire, on peut, là, aussi dire que le Mali revient de loin avec une certaine stabilité. Les attaques enregistrées çà et là, à mettre à l’actif des groupes armés hostiles à la paix, ne doivent pas nous faire oublier les grands efforts déployés par le gouvernement malien sous l’impulsion de son chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita, pour faire taire les armes entre groupes rebelles et armée malienne. Mieux, une feuille de route pour la paix, existe et pour laquelle tous les acteurs sont engagés. Bref ! L’analyse du bilan d’IBK durant ces cinq ans passés en tant que président de la République du Mali, permet de démentir le tableau sombre que l’opposition a essayé de dresser pour les besoins de sa campagne électorale.

Cependant, le foisonnement des candidatures à la veille des élections, est un facteur avec lequel il faut désormais compter. Un facteur à prendre en compte autant pour la Majorité que l’Opposition. Car, ce foisonnement amène inéluctablement celui de l’électorat. Donc, les chances pour un candidat de l’emporter dès le premier tour, s’amenuisent même cela reste dans le domaine du possible. Or, un second tour de d’élection, se gagne sur le jeu d’alliance. Il est donc important pour la Majorité de prendre de l’avance dans ce sens et ne pas attendre que l’imprévu (second tour) se présente pour entamer les négociations. On sait que l’opposition, mise tout pour un probable second tour. Si, elle arrive à mettre en marche son alliance « anti-IBK » constituée à la veille de la convocation du collège électoral, elle peut créer des soucis au camp d’en face. Pour déjouer les pronostics d’un second tour, Tréta, le Directeur de campagne d’IBK, doit anticiper en entamant les démarches dans le cadre des alliances. Ne pas le faire, c’est prendre le risque de minimiser le danger.

S’il y a, toutefois, un candidat capable de l’emporter dès le premier tour, c’est bien IBK. Pour cela, il faudra d’abord que le taux de participation soit aussi élevé. Et qu’ensuite les partisans du candidat arrivent à mobiliser l’électorat pour leur cause.

Sinaly

Source : aBamako

aBamako

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