Présidentielle du 29 juillet 2018: Les délégués de la Cour constitutionnelle recrutés en catimini ?

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Au moment où certains jeunes diplômés préparaient leurs dossiers pour postuler au recrutement des délégués de la Cour constitutionnelle, ils ont été surpris de constater que les délégués ont déjà été choisis. Cette surprise suscite des interrogations sur la transparence du processus de recrutement. Tous les regards sont à présent tournés vers Manassa Dagnioko, la présidente de la Cour constitutionnelle.

Certaines sources proches de la Cour constitutionnelle sont elles-mêmes surprises de la méthode qui a prévalu lors du recrutement des délégués. La présidente de la Cour constitutionnelle est interpelée. Ceux qui ont procédé au recrutement des délégués de la Cour constitutionnelle n’aurait pas agi en toute transparence, selon certains. Les jeunes se rappellent qu’à chaque fois que les élections se passaient au Mali, un avis de recrutement des délégués de Cour Constitutionnelle était lancé pour inviter les postulants à déposer leurs dossiers. A la suite d’un tri, les candidats retenus étaient repartis entre le district de Bamako, les régions, les cercles, les arrondissements de différentes localités du pays.

Au moins plus de 1000 jeunes étaient recrutés par cette cour, travaillaient et surveillaient à son nom pour la crédibilité des élections. C’était un moment, une occasion pour nombreux jeunes diplômés sans emplois d’avoir un boulot temporaire et de se faire un peu de sous. L’engouement à chaque période électorale était tellement grand que ces jeunes filles et garçons envahissaient les mairies et les tribunaux à la recherche de documents pour compléter leurs dossiers.

Mais cette fois-ci, ce ne fut pas le cas. L’affaire est-elle devenue un business, quand on sait qu’obtenir un emploi est devenu la croix et la bannière dans ce pays ? En tout cas, la plupart des jeunes qui avaient déjà fait ce travail de délégué ont été surpris lorsqu’ils s’apprêtaient à fournir leurs dossiers au niveau de la Cour Constitutionnelle.

Nous tirons l’attention de la présidente de la Cour Constitutionnelle, sur ce recrutement sans au préalable un avis public ni un communiqué.

Fakara Faïnké

Source : aBamako

aBamako

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