Sécurité : Les “caisses à merde” du général Salif Traoré

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Installés pour renforcer la sécurité dans le district de Bamako, les pick-up dans les coins stratégiques de Bamako ne servent plus qu’à faire seulement peur aux malfrats. Ces véhicules constituent aussi des repaires à des agents de sécurité pour pouvoir réussir en toute quiétude leurs opérations de racket, loin des regards indiscrets. Quel déshonneur !

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Les opérations de racket se font, mais pas encore de manière flagrante avec l’avènement du numérique où tout est balancé à la minute sur le web. C’est certainement pour ne pas se voir dans une vidéo sur les réseaux sociaux que les hommes du général de brigade Salif Traoré, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, ont eu ce reflexe. Les pick-up installés pour renforcer la sécurité, sont utilisés pour des rackets en toute discrétion. Nous avons été témoins de certains cas.

Complicité absolue !

L’on se demande comment c’est possible ! Les policiers dans la circulation dans les ronds-points de Bamako n’ont pas les mêmes missions et ne relèvent pas certainement du même régiment. Ceux en charge de la régulation de la voie publique, tout le monde le sait, proviennent de la Compagnie à la circulation routière (CCR) et les autres sont d’une unité de maintien de la sécurité. Ces derniers ont sous leur responsabilité les pick-up qui servent de refuges pour les autres pour leurs opérations de racket.

Voyez-vous donc comment l’opération nécessite une complicité entre les deux unités. Et c’est ce que nous avons constaté à travers ce cas dont nous souhaitons taire le coin : pendant que l’homme armé faisant semblant de tout voir autour de lui depuis l’arrière du pick-up, dans la combine par devant, un autre agent de la CRR remettait à des automobilistes “leurs cahiers”, bien entendu en guise de quelques billets. Et cela sous le regard insensible de certains passagers qui n’ont que leurs yeux pour parler.

Des “caisses à merde”

Faut-il les appeler si leur seule utilité reste désormais à servir de refuge au policier dans la circulation pour mieux racketter. Ces véhicules placés dans la circulation dans le cadre de la sécurisation du sommet France-Afrique tenu en janvier 2017 à Bamako, semblent avoir très peu d’utilité. Pour cause des rackets, ces véhicule font désormais plus peur aux citoyens qu’aux malfrats qui ont opèrent pendant la journée. Pis, pendant que des pick-up servent de coins rackets à Bamako, des brigades et prisons manquent de moyen de locomotion à l’intérieur du pays. Et portant, l’avènement des picks up dans les zones stratégiques avaient perçu comme un ouf de soulagement pour la population riveraine qui en avait assez de cette insécurité en plein de cœur de Bamako.

Même si quelques opérations des policiers sur les carrefours ont été jugées salutaires par la population, force est de constater que des brebis galeuses commencent à pourrir l’atmosphère. Le Ministre Salif est il au courant de ces manœuvres ? Sont-ils en complicité avec le directeur de la CCR ? Celui là même qui est connu pour son sens élevé du travail. Pour le moment, ces interrogations planent mais une seule chose demeure, si cette mauvaise attitude des policiers persistent, il y’aura indéniablement une augmentation de taux de banditisme si ce n’est déjà pas fait. Les policiers doivent comprendre qu’ils sont les véritables représentants de l’ordre public. Ils ont pour rôle de faire respecter la loi et de protéger la population. Et ça, ils ne doivent l’oublier.

Djibi Samaké

Source : aBamako

aBamako

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