Élection présidentielle, Klafa Sanogo pour bâtir un Etat juste, impartial et solidaire au service du Mali

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C’est au mémorial Modibo Keita en présence de ses partisans et sympathisants que le candidat Kalfa Sanogo a dévoilé son projet de société qui s’articule autour de trois points essentiels : la réconciliation, la reconstruction et la refondation de la patrie. Pour le prétendant au fauteuil présidentiel, «le pays connaît des défis majeurs, notamment la mauvaise gouvernance, une insécurité généralisée, le problème d’emploi, le faible niveau de développement des ressources humaines, la persistance de l’insécurité alimentaire, le faible niveau de réalisation des infrastructures nécessaires au désenclavement interne et externe du pays, la faible couverture des besoins en énergie et en eau potable».
Kalfa Sanogo pense qu’il est le candidat le mieux placé pour faire face à ces défis. Pour cela, il entend œuvrer pour l’émergence d’une nouvelle génération d’hommes publics qui se dédiera à la résolution des problèmes de la société malienne et qui sera ainsi le vecteur d’un Mali nouveau réconcilié avec lui-même. Il s’agit, selon lui, de «redonner au pays sa dignité qui a été bafouée par ceux-là mêmes qui le dirigeaient ; de faire en sorte que le Mali redevienne un pays libre, maître de sa destinée et porteur d’espérances pour les peuples d’Afrique et du monde». Kalfa Sanogo veut bâtir une nouvelle société fondée sur le travail créateur de toute la nation, sur la justice sociale et le bien commun ; une nouvelle société où l’Etat ne sera plus un instrument d’enrichissement des dirigeants et un moyen d’oppression du peuple. L’actuel maire de la commune urbaine de Sikasso promet de construire un État juste, impartial et solidaire au service de tous. Il estime que la restauration de l’autorité de l’État passe inéluctablement par le triomphe de l’intérêt national et la fin de l’impunité. «L’incivisme est la fille naturelle de la mal-gouvernance, c’est l’une des expressions du rejet par le petit peuple des dirigeants corrompus qui pillent les deniers publics au lieu d’œuvrer à la résolution des problèmes de la Nation», soutient-il. Par ailleurs, Kalfa Sanogo entend aussi restaurer l’unité nationale, redresser notre système de défense et de sécurité, construire un nouveau système démocratique fondé sur l’équilibre et la séparation effective des pouvoirs, garantir l’indépendance de la justice et des médias. Il promet également de construire notre école, consolider notre système de santé et réorienter la base de notre économie.
«Nous accorderons une attention particulière à cinq principaux secteurs qui seront les vecteurs de la croissance et du développement économique, qui recèlent les plus grandes potentialités en termes de création d’emplois productifs», précise le candidat. A ce titre, il propose de développer l’agro-industrie à travers la transformation et l’exportation des produits agricoles, de mettre fin aux spoliations foncières, de rompre avec l’agriculture de subsistance pour donner naissance à une agriculture moderne, de créer une industrie nationale dans le secteur du BTP. Il s’agit aussi de développer le trinôme «Tourisme-Culture-Artisanat» qui donnera un rayonnement exceptionnel au Mali sur la scène internationale, de promouvoir l’utilisation systématique des Tics afin de propulser le Mali sur l’orbite de la mondialisation. «Grâce à la modernisation de l’agriculture et à l’émergence d’une agro-industrie exportatrice, nous assurerons la sécurité alimentaire pour tous. Nous ferons disparaître l’angoisse de la faim qui tiraille de nombreux Maliens actuellement. D’ici cinq ans, le Mali ne doit plus être cité parmi les pays où règne l’insécurité alimentaire», détaille Kalfa Sanogo qui compte mettre en place un comité d’experts et de sages rassemblant toutes les forces vives de la nation (majorité, opposition, société civile et anciens présidents d’institution) pour faire une relecture de la Constitution et proposer des améliorations pour le bien-être du peuple.
Babba B. Coulibaly

BIOGRAPHIE

Maire de la Commune urbaine de Sikasso depuis novembre 2016, Kalfa Sanogo fait partie des 24 candidats en lice pour l’élection présidentielle du 29 juillet 2018. Porté par la Coalition Kalfa Sanogo 2018, il a pour slogan : «Tous ensemble pour sauver la patrie». Né en 1949 à Sikasso, Kalfa Sanogo est détenteur d’un diplôme de 3è cycle en Sciences du sol (Pédologie) et est ingénieur des eaux et forêts. Il fut major de sa promotion avec le prix «Voyislav Pérovitch» du meilleur mémoire d’étudiant de l’Université de Sarajevo en 1973. Le candidat de la Coalition Kalfa Sanogo 2018 fut président directeur général (PDG) de la Compagnie malienne de Développement des Textiles (CMDT) de 2013 à 2015. Ainsi, au cours de ces deux ans de mandat, la CMDT a atteint des résultats de production de coton et de céréales ainsi que des bénéfices parmi les meilleurs de son existence d’où un chiffre record de 14,3 milliards Fcfa de bénéfice net en fin 2014, soit 548 000 tonnes de coton, alors que la production plafonnait à 440 000 tonnes depuis 10 ans. Sous son mandat la CMDT a enregistré 1 960 000 tonnes de céréales contre le plafond de 1 675 000 tonnes, permettant ainsi au coton malien d’être classé meilleure qualité africaine à la cotation de Liverpool en 2015, et le magazine Jeune Afrique Economie a classé la CMDT parmi les 500 plus importantes entreprises africaines en 2014 et en 2015 se basant sur son chiffre d’affaires et ses performances. Sous le leadership de Kalfa Sanogo, les travailleurs de la CMDT ont bénéficié d’augmentation de salaires et d’améliorations des conditions jamais connues auparavant (déclaration écrite du syndicat).
Auparavant, il fut conseiller technique spécial du directeur général des Eaux et Forêts, chargé des questions d’orientation générale de la politique forestière du Mali, ensuite coordonnateur malien du Programme d’appui à la foresterie du Mali (PAFOMA). Il fut aussi conseiller technique, puis directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture. Son expérience confirmée , lui a permis de superviser les deux géants de l’agro-industrie malienne à savoir la CMDT et l’Office du Niger. Ce grand cadre fut aussi, membre du Conseil d’administration de la Société d’exploitation des produits oléagineux du Mali (SEPOM) ; du Conseil d’administration de la Société malienne d’Importation et d’Exportation (SOMIEX) ; membre du Conseil d’administration de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM). Au niveau international , Kalfa Sanogo fut assistant au représentant résident du PNUD au Mali et chargé de programme United Nations Sudano-sahelien Office (UNSO), chef de section et chef d’équipe responsable des activités opérationnelles de développement local, développement rural, environnement et énergie, genre ONG et société civile , approche participative, volontaires des Nations Unies (VNU) des objectifs millénaires pour le développement ( OMD).
Au siège à New YorK, il fut administrateur de l’UNSO pour Djibouti, le Mali, la Mauritanie et le Soudan. A Ouagadougou M. Sanogo a été le chargé du Bureau régional de l’UNSO couvrant l’Afrique et le Maghreb. Au Kosovo , il fut chef du département rural et de l’environnement de la région nord ( Mitrovica) au sein de la mission d’administration intérimaire des Nations Unies pour Kosovo (UNMIK). Kalfa Sanogo fut aussi directeur général de l’IPR de Katibougou, celui de l’Institut supérieur de pédagogie rurale et de recherches appliquées (ISPRA) de Katibougou, formation 3e cycle, chef de la division recherche forestière et hydro-biologique de l’Institut d’économie rurale (IER), chef du Projet de recherche sur les plantations forestières irriguées à l’Office du Niger.
Kalfa Sanogo est le président de l’association des municipalités du Mali pour le Cercle de Sikasso. Il fut membre du parti malien pour la démocratie (PMRD), membre actif et fondateur du Front national démocratique et populaire (FNDP), de l’ADEMA association et de l’ADEMA PASJ (entre 1986 et 1991). Il fut secrétaire à la presse, secrétaire politique puis secrétaire général de l’Union des étudiants et stagiaires maliens en Yougoslavie (1970 à 1973). Kalfa Sanogo est officier de l’Ordre national du Mali depuis 2008. Il parle français, anglais, sebo-croate et bambara.

Source : aBamako

aBamako

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