Mali et groupe de la Banque mondiale : Revue conjointe des projets financés

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Le taux de décaissement satisfaisant à 38,8%, un portefeuille actif de 27 opérations d’un montant global de 729, 16 milliards de FCFA. Le Ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou CISSE, et la Directrice des Operations du Groupe Banque de la Mondiale au Mali, Madame Soukeina Kane, ont co-présidé la revue conjointe mensuelle du portefeuille global de projets et de programmes qui lie la République du Mali à l’institution, le mercredi 18 Juillet 2018 dans l’après-midi au siège du Groupe Banque Mondiale à Bamako.

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L’objectif de cette revue était d’évaluer la performance globale du portefeuille durant l’année fiscale 2017- 2018 (1er juillet 2017 – 30 juin 2018) et de formuler un plan d’actions visant à améliorer la qualité et la mise en œuvre des projets et programmes financés par le Groupe de la Banque mondiale au Mali.

Cette rencontre était l’occasion pour les deux partenaires d’échanger sur la mise en œuvre des projets et d’identifier des pistes de solution pour pallier les obstacles.

« Je voudrais vous féliciter pour les performances qui ont été réalisées et je vous encourage à redoubler d’efforts pour que nous puissions réaliser des taux de décaissements encore plus élevés » a déclaré Dr. Boubou CISSE, en présence des responsables des cellules de coordinations et de Suivi des projets et programmes.

Le portefeuille actif de la Banque mondiale au Mali comporte 27 opérations, d’un montant global de 1,3 milliards $ US, dont : 19 projets nationaux (927 millions de $ US ou 72%), 7 projets régionaux (292 millions de $ US ou 23%) et 1 appui budgétaire (60 millions $ US ou 5%).

Neuf nouvelles opérations sont en cours de lancement d’un montant de 405 millions de $ US répartis comme suit : 6 projets nationaux (290 millions de $ US), 2 projets régionaux (55 millions de $ US), et 1 appui budgétaire général (60 millions de $ US).

Ces différents projets et programmes sont alignés sur les priorités définies dans le CREDD et concernent plusieurs secteurs dont principalement l’Agriculture et l’Agrobusiness, l’Eau, le Développement Urbain, la Protection Sociale, la Santé et la Population, l’éducation, le transport, l’Energie.

Le taux de décaissement des projets et programmes au titre de l’’exercice fiscal qui ressort à 38,8% (pour un minimum de 20 à 25% par an exigé en fonction de la durée des projets) a été jugé très satisfaisant et dénote d’une forte mobilisation des différents acteurs de mise en œuvre des projets.

« Les projets, dont vous avez la charge, peuvent faire une grande différence dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations si vous continuer à bien les exécuter, comme vous le faites ces derniers temps, avec un taux de décaissement plus important. C’est là que je vois la nécessité de faire en sorte que ces projets s’exécutent convenablement et réalisent les objectifs que nous les avons assignés. Si nous y arrivons, nous projetterons notre pays à un niveau de développement plus important que ce que nous connaissons », a affirmé le Ministre de l’Economie et des Finances.

Le Mali a réalisé une forte progression en matière de décaissement, en passant de 20,2% en 2016 (contre 18,5% pour la Région Afrique) à 38,8% en 2018 (contre 21% pour la Région Afrique).

« Les ressources de l’IDA ne sont pas uniquement allouées en fonction des performances économiques d’un pays mais aussi en fonction de l’efficacité dans la gestion des projets. Cette efficacité est généralement mesurée en fonction du taux de décaissement. A travers cette performance là, vous êtes en train de mettre notre pays dans une situation confortable pour bénéficier de plus de ressources IDA à l’avenir. Cela est important surtout pour les défis auxquels nous sommes confrontés » explique Dr Boubou CISSE.

En termes de perspectives pour l’année fiscale 2018- 2019, six opérations sont en attente de mise en vigueur, quatre ont déjà été approuvées pour le début de l’année et huit autres sont en attente d’approbations au plus tard le 30 juin 2019.

En dépit des performances réalisées, des difficultés d’ordre structurel et environnemental (sécuritaires) ralentissent le déploiement des projets ainsi que l’accès des équipes aux sites d’exécution.

Le Ministre de l’Economie et des Finances et la Directrice des Operations ont émis plusieurs recommandations et conseils allant dans le sens du maintien d’un haut niveau de décaissement. Il s’agira notamment de maintenir ces revues mensuelles de performance du portefeuille, de réduire les délais de passation des marchés, instaurer des contrats de performances pour les équipes de projets ou d’améliorer le monitoring des projets.

Le Ministre de l’Economie et des Finances a promis de participer à ces réunions de revue mensuelle au moins une fois par trimestre.

Les deux personnalités ont salué la remarquable qualité de la collaboration entre le Mali et le Groupe de la Banque Mondiale et exhortent les Cellules de coordination et de Suivi des projets et programmes à une exécution rapide des projets au bonheur des populations maliennes.

Source : aBamako

aBamako

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