Premier tour de la présidentielle : la mission d’observation de l’UE se prononce

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Pour évaluer l’ensemble du processus électoral, la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE UE) a déployé près de 100 observateurs dimanche dernier, jour du premier tour de l’élection présidentielle. Afin de donner une première analyse du processus électoral, la cheffe de la Mission, Mme Cécile Kyenge, a animé, hier, à l’hôtel Sheraton, une conférence de presse. C’était en présence de plusieurs personnalités, dont l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali, Alain Holleville. Dans sa déclaration liminaire, la députée européenne a estimé que bien que des incidents sécuritaires aient affecté le déroulement du scrutin dans une partie des bureaux de vote des régions du Centre et du Nord, le vote s’est déroulé dans le calme dans le reste du pays. Les procédures, a-t-elle ajouté, ont été globalement respectées malgré des difficultés dans l’établissement des procès–verbaux.

La MOE UE, selon sa patronne, renouvelle sa demande adressée aux autorités de publier la liste complète et détaillée de l’ensemble des bureaux où le vote n’a pas eu lieu, dans un souci de transparence et de préservation de l’intégrité du scrutin. De plus, Mme Cécile Kyenge demande la publication au plus tôt et en ligne de l’ensemble des résultats du vote, bureau par bureau. Par ailleurs, le chef de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne a appelé les candidats à faire preuve de mesure en évitant d’annoncer leurs propres estimations avant la publication des résultats provisoires par l’administration électorale, et à régler les contestations éventuelles de manière pacifique en privilégiant la seule voie des recours judicaires. Elle a invité la Cour constitutionnelle, en charge du contentieux électoral, à faire preuve de transparence dans la motivation de ses décisions.

«La MOE UE restera au Mali jusqu’à la proclamation des résultats définitifs, y compris en cas de second tour, et publiera ultérieurement un rapport final comprenant une analyse complète du processus et des recommandations pour les élections futures», a souligné Mme Kyenge.

Les journalistes, venus nombreux, ont voulu en savoir plus sur la présence de la MOE UE à Kidal le 29 juillet dernier, sur d’éventuels cas de fraudes relevés par la Mission, sur le taux de participation au scrutin etc. La conférencière a apporté des éléments à ces interrogations, estimant qu’il n’appartient pas à son organisation de proclamer les résultats, mais à l’administration électorale. Elle portera à la connaissance des journalistes que la MOE UE n’était pas présente à Kidal le jour du scrutin. « J’ai parlé d’irrégularités procédurales, de procédures mal maitrisées. C’est la Cour constitutionnelle qui doit se prononcer sur d’éventuels cas de fraude», a soutenu la cheffe de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne.

Massa SIDIBÉ

Source : aBamako

aBamako

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