Scrutin du 29 juillet: Des candidats exigent le «récomptage des voix» et la démission du ministre de l’Administration Territoriale

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Réunis au sein d’un collectif, 18 candidats à la présidentielle rejettent les résultats du 1er tour. Ce lundi matin, à la Maison de la presse, ils ont fait une déclaration dans laquelle, ils exigent «la lumière sur les résultats». D’ores et déjà, les frondeurs prévoient un meeting, ce mardi soir, au Palais de la Culture.

«Il n’y a pas de deuxième tour». Pour Soumaïla Cissé, c’est la Cour constitutionnelle qui donnera les résultats tant que cela n’est pas fait on ne  peut parler de second tour. «Si les conditions ne sont pas remplies, il ne peut y avoir un second tour. Parce que pour nous, il n y a pas encore eu de 1er tour», tranche Me Mountaga Tall, peu conciliant. Pour le candidat qui répondait aux questions des journalistes, les candidats sont justes à la « recherche de la vérité». Et la vérité, dit-il, ne doit gêner personne. «Si vous donnez des moyennes à des élèves sans leur montrer leurs notes, ils sont en droit de les réclamer», Tall schématise ainsi le sens de leur revendication.

Les préalables à l’acceptation des résultats…

Dans la déclaration lue par le candidat Soumaïla Cissé, le collectif de candidats exigent entre autres: le recomptage contradictoire des voix et la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote; la publication de la liste exhaustive des localités et des bureaux de vote où le scrutin n’a pas pu se tenir;  une vérification contradictoire du logiciel de compilation qui échappe à tout contrôle; la publication du rapport de la CENI sur le 1er tour; la publication de la situation réelle du vote par procuration.

En plus de ces mesures, le «Camp du changement» exige la «démission du ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, principal responsable du hold-up électoral». Aussi, le collectif invite «les populations de Bamako et Kati à participer massivement au grand meeting de dénonciation de la fraude et de défense de la démocratie, le mardi 7 août 2018 à partir de 16 heures au Palais de la Culture de Bamako». 

Mamadou TOGOLA / maliweb.net

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Source : Maliweb

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