Sécurisation du processus électoral: le ministre de la sécurité félicite ses élément

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Pour une des rares fois, le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le général Salif TRAORE, en tenue militaire et galons de général, était hier lundi, dans la salle de conférence de son département, à l’ACI 2 000, face à la presse pour faire le point de la sécurisation du processus électoral, notamment le second tour de la présidentielle du 12 août dernier.

Entouré de ces principaux collaborateurs, le ministre de la sécurité a, d’entrée de jeu, rappelé que son département avait publié des informations sur son site qui retraçaient la situation du scrutin hier à 16 heures.
La rencontre de ce matin avait pour objectif de faire le point de la situation d’aujourd’hui (lundi, ndlr) à 8 heures.
Par ailleurs, souligne le ministre, le processus continue, car il est important pour eux d’assurer aussi la sécurité de la remontée des bulletins de vote et des PV de dépouillement de tous les chefs-lieux de cercle et de région.
Avant de poursuite, le ministre s’est incliné sur la mémoire du jeune président du bureau de vote qui a perdu la vie, hier dans la Commune de Safré dans la région de Tombouctou. On a appris en effet qu’à la foire du village qui abritait deux bureaux de vote, des hommes armés ont tiré sur un individu et emporter ses biens et en même temps saccager le matériel électoral.
Le ministre de la Sécurité a tenu a précisé qu’il y avait un autre bureau à côté qui n’a pas été touché et aucun autre agent électoral n’a été touché.
« Les enquêtes nous diront exactement pourquoi lui ; toutefois je tiens à rappeler que c’est un acte déplorable et je m’incline sur sa mémoire », a-t-il indiqué.
Selon le Général Traoré, les opérations de sécurisation du 2è tour de l’élection présidentielle se sont déroulées de façon satisfaisante sur l’ensemble du territoire national.
Pour le Ministre de la sécurité, l’objectif des autorités est de faire en sorte qu’il y ait moins d’incidents au deuxième tour qu’au premier tour.
«Au 1er tour, on déplore la non-opérationnalisation de 814 bureaux de vote, essentiellement dans la région de Mopti ». Pour le 2è tour, il y a eu, au total, 490 bureaux de vote qui n’ont pas pu ouvrir. C’est la région de Mopti qui arrive malheureusement en tête avec environ 440 bureaux de vote non ouverts, avec les cercles de Bandiagara, Koro, Djenné, Douentza, Mopti, Ténenkou, Youwarou.
Dans la région de Ségou, contrairement au 1ertour, il y a 25 bureaux qui n‘ont pas pu ouvrir dans les cercles de Macina et Niono.
La région de Tombouctou a connu en tout et pour tout 23 bureaux non-opérationnels. Ce qui est en nette régression par rapport au 1er tour où plus de 100 bureaux n’avaient pu voter.
«En gros, plus de 3,7% des bureaux de vote n’avaient pas fonctionné normalement au 1er tour, au moment où je vous parle, nous sommes à 2,1% des bureaux qui n’ont pas ouvert au 2è tour».
Pour le ministre, c’est une raison pour féliciter les forces de défense et de sécurité, de même que les partenaires, notamment les groupes armés signataires et non signataires de l’Accord pour la paix, la MINUSMA, Barkhane (qui était prédisposée en appui à la MINUSMA). Il a également félicité la commission nationale de sécurisation du processus électoral, les gouverneurs de régions et les commissions régionales de sécurisation.
Sur les 814 bureaux non opérationnels, note le ministre, au moins 100 sont dus à des causes d’inaccessibilité (zone inondée). Pour le reste des bureaux, ce qui est valable pour les trois régions concernées, il y a certes des raisons d’inaccessibilité, mais également du fait que les populations qui n’ont pas accepté l’ouverture des bureaux de vote par peur des représailles des terroristes.
«Ceux qui ont juré qu’il n’y aura pas d’élection, nous ne les avons jamais sous-estimé. La derrière fois, ils ont pu empêcher un grand nombre de bureaux de ne pas fonctionner. Cette fois-ci, c’est beaucoup moins ; nous avons tiré les leçons, nous avons déployé plus de 6000 éléments supplémentaires».
Le ministre de la Sécurité reconnaît volontiers que cela n’a pas empêché que certains bureaux de vote n’ont pas ouvert. C’est pourquoi, soutient-il, il ne faut pas sous-estimer les malfaiteurs qui changent de stratégie et de cibles en fonction des situations.
Le conférencier a tenu à assurer que la sécurisation du processus électoral continue jusqu’à ce que tous les procès-verbaux de dépouillement et les bulletins de vote parviennent au niveau de la Commission nationale de centralisation des résultats à Bamako. Pour ce faire, la vigilance est toujours de rigueur.
«Quand on parle du processus électoral, beaucoup ne s’intéressent qu’au détail, c’est-à-dire les incidents. Mais je voudrais que l’on note que nous sommes un pays en relèvement ; et c’était un grand défi pour nous, et jusqu’à la veille du scrutin, certains croyaient que la présidentielle ne se fera pas, essentiellement pour des raisons de sécurité. Et pourtant, nous avons tenu le premier tour avec un grand dommage et un 2ème tour avec moins de dommage», s’est-il félicité.
Enfin, le ministre a tenu à rappeler que les forces de sécurité n’avaient pas que la sécurisation des candidats, de leur campagne, des bureaux de vote, mais elles devaient veiller également sur tous les observateurs et journalistes étrangers afin qu’ils rentrent chez eux sains et saufs avec une bonne image de notre pays que certains tentent de dépeindre en noir.

Par Sékou CAMARA

Source : aBamako

aBamako

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