Veille de Tabaski : Ambiance au grand Marché de Bamako

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Tabaski ou fête des moutons, prévue pour le 21 août prochain, s’approche à grand pas. Le Grand marché de Bamako ou marché Rose grouille de monde. Clients, vendeurs et simples visiteurs se disputent les allées du marché. Il faut reconnaître que beaucoup de personnes viennent prospecter le marché. L’ambiance et l’animation attestent de l’approche de l’Aid El Kebir. Des Bamakois viennent faire les emplettes et ils sont de toutes les couches sociales (femmes, enfants, jeunes, adultes). L’objectif est le même, payer des chaussures et habits neufs pour fêter dans le bonheur. Après effervescence
Au marché Rose, l’offre est diverse et variée. Des commerçants proposent de multiples articles, notamment des habits (chemises, tee-shirts, robes, sous-vêtements entre autres), chaussures, vaisselle, produits cosmétiques, lunettes, des montres pour enfant et autres bijoux pour dame. Partout des échoppes et des étals croulent sous des montagnes de vêtements et les vendeurs usent des techniques de marketing pour attirer la clientèle. Il n’y a pas de doute, le citoyen lambda veut se procurer des articles au prix le plus bas possible.
Par endroits, des attroupements de clients sont visibles. Du matin au soir, l’animation est permanente. Commerçants et clients s’engagent dans des marchandages souvent interminables. Quand ils finissent par tomber d’accord sur les prix, c’est le soulagement très souvent du côté du client. Dans les ruelles du Grand marché, les clients ne cessent de se bousculer dans un tohu-bohu indescriptible et des coups de klaxon des voitures et motos retentissent à longueur de journée. Des petites frictions entre clients conduisent parfois à des invectives. Pour certains, le langage est ordurier et sans retenue mais les plus sages évitent du mieux qu’ils peuvent les heurts. Et comme on pouvait s’y attendre, des pickpockets aussi écument les lieux.
La circulation est très dense au point qu’il est difficile de faire respecter les feux de signalisation par les usagers. Pendant ce temps, des policiers essaient de réguler l’immense trafic. Ils y parviennent difficilement. Les voies principales sont encombrées par des marchandises. Difficile de se frayer un chemin. Il faut jouer des coudes pour passer, sinon suivre.
Cela n’empêche pas les commerçants de vendre et les clients d’acheter les articles dont ils ont besoin. Tout le monde y trouve son compte. A la vielle de la fête au marché Rose, certains commerçants peuvent doubler leurs recettes. En plus, bagagistes, gardiens de parking, transporteurs de marchandises, tous se frottent les mains en cette période.
Au passage de notre équipe de reportage, mardi aux environs de 14 h, il était difficile de circuler normalement à cause des commerçants ambulants et des marchandises étalées à même le sol. Arkayé Traoré est un habitué du Grand marché. Il reconnaît que la période est propice pour les achats à des prix accessibles pour la bourse du Malien moyen. A en croire ce client, les prix des habits, chaussures et accessoires ont baissé considérablement. Pour s’en convaincre, nous avons fait un rapide tour de certaines boutiques et nous avons constaté que c’était vraiment le cas.
En effet, divers produits et articles qu’on vendrait à un prix élevé, sont aujourd’hui abordables pour beaucoup de clients. Aujourd’hui, les articles pour femme pullulent au Grand marché de Bamako. On y trouve des mèches, chaussures, bracelets, accessoires de maquillage et habits, notamment le bazin. Le marché est aussi inondé de colliers pour la tresse communément appelés : «Kononi». «Il y a plein de belles choses qui font que malgré les bousculades, on s’efforce pour trouver des bons articles à moindre coût», déclare une cliente qui s’apprêtait à acheter des chaussures pour ses filles. Awa Doumbia, vendeuse de bazin, ne se plaint pas de l’état du marché. Elle arrive à bien écouler ses marchandises. «J’ai presque tout vendu aujourd’hui, je m’en réjouis vraiment par la grâce d’Allah», déclare la commerçante. Un peu plus loin, une autre vendeuse soutient également que le marché est plus intéressant même si certains crient à la conjoncture économique.
Dans une boutique de bijoux, les clientes se bousculaient aux portillons. Dans cette boutique, le gérant fait recette avec ses articles à la mode surtout des bijoux plaqués or, notamment boucles d’oreilles, bagues, entre autres accessoires.
Les prix de ces bijoux, selon le gérant, oscillent entre 2.000 et 10.000 Fcfa. Mais un constat qui ne passe pas inaperçu, est la présence d’un gros tas d’ordures au beau milieu de la route. Les services chargés de l’entretien des lieux, notamment la société Ozone, brillent par leur inefficacité.
Anne-Marie KeÏta

Source : aBamako

aBamako

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