Amadou Koïta, porte-parole du gouvernement: «Pour nous, il n’y a pas une crise poste-électorale»

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Mercredi 29 août, la convocation du collège électoral pour les élections législatives a été évoquée par Amadou Koïta, le ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, porte-parole du gouvernement. Ainsi, le gouvernement a convoqué le collège électoral pour octobre prochain. L’ouverture de la campagne est prévue pour le 6 octobre et elle est close le 26 octobre pour le premier tour. Et le second tour aura lieu le 16 novembre.

« Je demande aux uns et au autres de préparer pour les législatives puisque l’Assemblée nationale est importante pour la démocratie. C’est un droit pour ceux qui veulent être candidats, mais ce n’est pas une obligation non plus », a affirmé Koïta. Le ministre s’exprimait face à des journalistes lors du débriefing sur le conseil des ministres tenu la veille, mardi 28 août.

Selon Koïta, la convocation du collège électoral fait suite à l’aboutissement des élections présidentielle dont le premier tour s’est tenu le 28 juillet et le second le 12 août. « La loi propose la convocation du collège électoral 60 jours avant le scrutin. Nous sommes dans le délai constitutionnel », a fait savoir le porte-parole du gouvernement.

Pour le gouvernement, les présidentielles ont été les élections les plus transparentes, les élections les plus sincères. « D’ailleurs, tous les observateurs qu’ils soient nationaux ou internationaux ont salué les élections présidentielles. Toutes les organisations africaines que ce soient la CDEAO, l’Union Africaine, le Conseil de sécurité de l’ONU ont adressé des messages de félicitation au peuple malien », s’est réjoui le porte-parole du gouvernement.

Le ministre de la Jeunesse est persuadé que le Mali a relevé un défi, puisque certains doutaient de la tenue du scrutin présidentiel. Mais l’implication des forces de défense et de sécurité du Mali, des mouvements signataires de l’accord d’Alger et des forces étrangères (la MINUSMA et Barkhane) a permis de réaliser ce qu’il considère comme un exploit.
Koïta a aussi fait savoir que le peuple malien s’est exprimé et a fait son choix en allant aux deux tours de la présidentielle. « Nous n’avons pas la prétention de dire que ces élections étaient parfaites. Mais nous pensons que du point de vue transparence, c’est la première fois que l’Union africaine décide de faire du modèle une référence dans la sous région. C’est le peuple malien qui doit être fier de cela », a-t-il commenté.

Le ministre de la Jeunesse a déclaré que la mission du gouvernement, ce n’était pas d’organiser des élections pour ses membres, il s’agissait de le faire conforment à la Constitution. « Donc pour nous il n’y a pas de crise poste-électorale. A partir du moment où la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs, nous pensons que le processus électoral concernant les élections présidentielles est clos. Nous sommes une République, nous avons une loi fondamentale. Nous avons l’obligation de rester dans le délai constitutionnel », a dit Koïta.

Autre motif d’autosatisfaction pour le ministre de la Jeunesse: l’initiative prise par le gouvernement pour représenter l’opposition et la majorité à travers des assesseurs. «C’est la première fois dans l’histoire qu’un gouvernement prenne la décision sur lui-même de nommer deux assesseurs, un pour la majorité, un pour l’opposition. Nous avons tous besoin de nous donner la main pour aller vers l’essentiel, l’essentiel pour nous, c’est le Mali », a dit le ministre.

Les raisons de saluer la présidentielle sont nombreuses, selon Koïta qui a cité: la modification de la loi électorale ; l’audit du fichier électoral ; la confection des cartes biométriques ; la désignation de deux assesseurs ; l’acceptation par le gouvernement de financer 3000 délégués de la CENI, la permission que les observateurs nationaux et internationaux puissent assister à la centralisation des résultats.

Soumaila T. Diarra

Source : aBamako

aBamako

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