Incivisme galopant sur les voies routières: Le silence coupable des autorités de tutelle !

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Les veilles de fêtes sont des moments pénibles pour les passagers. C’est aussi le moment pour les compagnies de transport de se faire de l’argent sur le dos des passagers en violation flagrante des règles de transport.

Au Mali les autorités en charge du transport routier sont coupables des dégâts en matière de transports cela, de par leur passivité face à la violation des règles du transport routier.

Le phénomène de la surcharge est une monnaie courante chez toutes les compagnies de transport ou presque en République du Mali. Au point qu’on se demande si ce phénomène ne fait pas l’objet d’une autorisation par les autorités en charge des transports. Même si certaines compagnies y excellent que d’autre, ce phénomène prend de l’ampleur.

Autorités, chauffeurs, passagers et patrons de compagnies de transports se rejettent la responsabilité alors que chacun d’eux doit assumer sa part de responsabilité afin de limiter les conséquences souvent néfastes inhérentes aux surcharges.

Dimanche 19 août dernier, le chauffeur d’un véhicule de Diarra Transport, dès sa sortie de la gare de Sogoniko en destination de Koutiala, avec le nombre réglementaire, n’a pas tardé d’ériger les allées du car en places passagers avec des bidons vides comme chaises. Cela, en dépit les plaintes des autres passagers à bord du véhicules. Ce cas n’est qu’un exemple parmi d’autres. Il très fréquent au Mali de voir des êtres humains transportés comme du bétail.

Pire, on assiste impuissamment à un autre phénomène plus inquiétant à bord des cars de transport en commun et qu’on ne voit qu’au Mali. Il s’agit de la préparation du thé à l’intérieur des cars en déplacement. Cela se passe au vu et su des forces de sécurité dont certains n’hésitent même pas à réclamer leur part de thé aux apprentis chauffeurs connus pour ces genres de pratiques.

Ces pratiques dangereuses qui font de nos routes des mouroirs, prouvent à suffisance que les lois régissant le transport routier, si elles existent au Mali, sont foulées aux pieds, avec la complicité des autorités de tutelle. Dans la mesure où nous n’avons pas, à ce jour, eu connaissance de la prise de sanctions contre une compagnie de transport en commun pour de telles pratiques. Les forces de sécurité qui sont sensés contrôler le flux au niveau des postes de contrôle ne s’intéressent qu’à l’espèce sonnante et trébuchante.

En ce 21è siècle, de telles pratiques moyenâgeuses doivent cesser. Cela n’est possible que si chaque acteur (autorité, passager, transporteur) soit conscient du danger de ces pratiques en jouant sa partition dans ce sens

Youssouf GOITA

Source : aBamako

aBamako

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